De nombreux investisseurs en bourse sont frustrés parce que, même en sélectionnant soigneusement leurs investissements, leur capital initial ne peut générer que des gains limités. Imaginez que vous avez repéré une action qui va augmenter de 50 %, mais que votre compte ne dispose que de la moitié de la somme initiale. Que faire dans ce cas ? C’est là qu’il est essentiel de comprendre le concept clé de financement d’actions — c’est un outil pour amplifier les gains, mais aussi un piège pouvant dévorer votre compte.
Financement et prêt de titres : l’essence de deux leviers
Le financement consiste à emprunter de l’argent auprès d’un courtier pour acheter des actions, le prêt de titres consiste à emprunter des actions pour les vendre. Les deux utilisent le levier pour amplifier l’effet, mais dans des directions opposées.
Le financement convient aux investisseurs optimistes sur la hausse des prix, le prêt de titres aux prévisionnistes de la baisse. Les vrais experts ne se contentent pas de profiter d’un marché en hausse, ils savent aussi saisir des opportunités en baisse. Ces deux outils sont la clé pour atteindre cet objectif.
La logique du financement d’achat d’actions
Supposons que vous soyez optimiste sur Apple, dont le prix est de 100 dollars, mais que vous ne disposiez que de 40 dollars. Vous pouvez utiliser le financement pour acheter : vous investissez 40 dollars, le courtier vous prête 60 dollars, pour un total de 100 dollars pour acheter Apple.
Là où cela devient crucial : quelques jours plus tard, Apple monte à 150 dollars. En le vendant, vous récupérez environ 90 dollars (150 - 60 - intérêts). Apple a augmenté de 50 %, mais votre gain atteint environ 125 %. C’est le cœur du financement d’actions — participer à toute la hausse avec une partie seulement de votre capital.
Même avec 100 dollars en main, vous pouvez financer 60 dollars pour acheter, laissant le reste en réserve ou pour diversifier. Cela permet d’optimiser l’utilisation de votre capital.
Coût du financement : comment les intérêts rongent les gains
Le financement n’est pas gratuit. Le taux annuel d’intérêt sur le marché taïwanais est généralement entre 4,5 % et 6,65 %, et les intérêts sont calculés quotidiennement.
Prenons un exemple : vous financez 1,2 million de TWD pour acheter une action cotée à 2000 TWD, en investissant 800 000 TWD. Après 20 jours, si le prix monte à 2200 TWD, en le vendant, vous devrez payer environ 4372 TWD d’intérêts (1,2 million × 6,65 % × 20/365). Le bénéfice final sera le montant restant après déduction des intérêts.
Que cela signifie-t-il ? Les intérêts peuvent manger une part importante de vos gains annuels, c’est pourquoi le financement d’actions n’est généralement pas adapté à une détention à long terme. Il est plus utile lorsque l’entreprise va annoncer une nouvelle positive majeure, avant que le prix n’entre dans la phase de hausse principale.
Le risque le plus dangereux : la liquidation et le taux de maintien
Le plus grand danger du financement n’est pas l’intérêt, mais le risque de liquidation. C’est un mécanisme que tout investisseur doit comprendre en profondeur avant de se lancer.
Le courtier fixe un seuil de « taux de maintien ». Par exemple, en bourse taïwanaise, si vous achetez une action à 500 TWD en financant, en investissant 20 000 TWD et en empruntant 30 000 TWD, le taux de maintien est de 166,7 % (50 ÷ 30).
Mais si le prix chute à 380 TWD, le taux de maintien tombe à 126,7 % (38 ÷ 30). Le courtier envoie immédiatement une notification pour demander une marge supplémentaire — c’est votre dernière chance de compléter votre garantie.
Deux façons de compléter la marge :
Remettre pour atteindre un taux de maintien supérieur à 130 % — le courtier ne vendra pas l’action, mais si le prix continue de baisser et que le taux redescend sous 130 %, il vous demandera à nouveau de compléter, sinon il liquidera la position le lendemain.
Remettre pour atteindre un taux de maintien supérieur à 166,7 % — revenir à l’état initial.
Si vous ne complétez pas à temps, le courtier peut vendre de force toutes vos actions pour récupérer le prêt et les intérêts, et vous ne récupérerez que le solde restant. C’est ce qu’on appelle la « liquidation ». Les nouvelles financières parlent souvent de « mise en demeure de remboursement » ou de « liquidation massive d’une action », ce qui correspond à cette situation.
Effet à double tranchant du trading avec levier
Côté gains : amplification
En utilisant moins de capital, vous pouvez participer à toute la fluctuation du prix, ce qui rend votre fonds plus flexible. Vous pouvez renforcer votre position lors des creux ou investir dans 2-3 opportunités prometteuses simultanément, réalisant une véritable diversification.
Côté pertes : amplification aussi
C’est un point que beaucoup négligent — le financement amplifie à la fois les gains et les pertes. Si le prix baisse de 10 %, votre compte financé peut chuter de plus de 30 %. La consolidation prolongée devient un cauchemar, car vous payez des intérêts sans profiter d’une hausse.
Les actions à dividendes faibles, autour de 4-5 %, sont particulièrement mal adaptées au financement, car les dividendes annuels seront directement absorbés par les intérêts.
Comment éviter les risques liés au financement : quatre décisions clés
Premier, le choix des actifs
Ne sélectionnez que des actions à grande capitalisation et à forte liquidité. Les petites entreprises ont des fluctuations trop violentes, et même si votre jugement est correct, vous risquez d’être liquidé avant que le prix ne remonte. Choisissez aussi des moments où une annonce positive majeure est imminente, mais où le prix n’a pas encore fortement augmenté.
Deuxième, la réserve de fonds
Lors de l’utilisation du financement, il faut toujours prévoir une réserve de liquidités pour faire face aux urgences. Quand le taux de maintien approche du seuil critique, vous devez pouvoir rapidement compléter la marge, plutôt que d’être forcé de vendre dans le pire moment.
Troisième, fixer des stops
Ce n’est pas une suggestion, c’est une nécessité. Identifiez avec l’analyse technique des niveaux clés de support et de résistance : stoppez dès que le support est cassé, prenez des profits si le prix atteint la résistance sans la dépasser. La discipline est la clé pour durer plus longtemps en bourse.
Quatrième, la diversification par tranches
Vous ne verrez jamais le point le plus bas, mais grâce à l’analyse fondamentale et technique, vous pouvez repérer des points relativement bas. En entrant par plusieurs fois, vous participez à la hausse ultérieure tout en pouvant renforcer votre position si votre jugement est correct. Le financement rend cette diversification possible.
Le prêt de titres : le jeu de l’arbitrage inverse
Le prêt de titres fonctionne à l’inverse — vous empruntez des actions pour les vendre, puis les rachetez lorsque le prix baisse pour les rendre au courtier. Vous devez fournir environ 90 % de la valeur en espèces comme garantie.
Mais le prêt de titres comporte deux risques spécifiques :
Date de rachat forcé : avant une distribution de dividendes ou une assemblée générale, le prêt doit être remboursé de force. Si votre prévision est erronée et que le prix monte, vous devrez compléter la marge pour maintenir la position, sinon vous risquez une liquidation.
Risque de « se faire piéger » : certains investisseurs cherchent à faire monter fortement des actions avec un taux élevé de prêt de titres, puis profitent du rachat forcé pour réaliser une plus-value. Avant d’utiliser le prêt de titres, vérifiez le solde de ce prêt pour éviter cette situation.
La stratégie des investisseurs experts
Les véritables gagnants du marché ne s’appuient pas sur un seul outil, mais combinent intelligemment selon la phase du marché.
Lorsque vous avez une conviction forte sur un actif et que le contexte général est favorable, vous pouvez envisager le financement pour participer à la phase de hausse principale. En revanche, en haut de cycle, même si la hausse est attrayante, il faut fixer des stops. Le prêt de titres est utile lorsque le prix est excessivement surévalué et que vous avez des prévisions précises de baisse, mais il faut surveiller constamment la date de rachat forcé.
Le plus important : ne jamais dépasser votre capacité de risque avec le levier du financement ou du prêt de titres. Les investisseurs qui explosent leur compte ne le font pas parce qu’ils ont mal jugé une seule fois, mais parce qu’ils continuent à augmenter leur levier après des erreurs successives.
L’essence de l’investissement réside dans la compréhension de l’actif et de l’économie macroéconomique. Le financement et le prêt de titres ne sont que des outils pour amplifier cette compréhension. Bien les utiliser peut vous faire obtenir des rendements bien supérieurs à votre capital initial ; mal les utiliser, votre compte peut disparaître à une vitesse inattendue. La décision vous appartient.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
La signification du financement d'actions expliquée en une seule fois : la double lame du trading avec effet de levier
De nombreux investisseurs en bourse sont frustrés parce que, même en sélectionnant soigneusement leurs investissements, leur capital initial ne peut générer que des gains limités. Imaginez que vous avez repéré une action qui va augmenter de 50 %, mais que votre compte ne dispose que de la moitié de la somme initiale. Que faire dans ce cas ? C’est là qu’il est essentiel de comprendre le concept clé de financement d’actions — c’est un outil pour amplifier les gains, mais aussi un piège pouvant dévorer votre compte.
Financement et prêt de titres : l’essence de deux leviers
Le financement consiste à emprunter de l’argent auprès d’un courtier pour acheter des actions, le prêt de titres consiste à emprunter des actions pour les vendre. Les deux utilisent le levier pour amplifier l’effet, mais dans des directions opposées.
Le financement convient aux investisseurs optimistes sur la hausse des prix, le prêt de titres aux prévisionnistes de la baisse. Les vrais experts ne se contentent pas de profiter d’un marché en hausse, ils savent aussi saisir des opportunités en baisse. Ces deux outils sont la clé pour atteindre cet objectif.
La logique du financement d’achat d’actions
Supposons que vous soyez optimiste sur Apple, dont le prix est de 100 dollars, mais que vous ne disposiez que de 40 dollars. Vous pouvez utiliser le financement pour acheter : vous investissez 40 dollars, le courtier vous prête 60 dollars, pour un total de 100 dollars pour acheter Apple.
Là où cela devient crucial : quelques jours plus tard, Apple monte à 150 dollars. En le vendant, vous récupérez environ 90 dollars (150 - 60 - intérêts). Apple a augmenté de 50 %, mais votre gain atteint environ 125 %. C’est le cœur du financement d’actions — participer à toute la hausse avec une partie seulement de votre capital.
Même avec 100 dollars en main, vous pouvez financer 60 dollars pour acheter, laissant le reste en réserve ou pour diversifier. Cela permet d’optimiser l’utilisation de votre capital.
Coût du financement : comment les intérêts rongent les gains
Le financement n’est pas gratuit. Le taux annuel d’intérêt sur le marché taïwanais est généralement entre 4,5 % et 6,65 %, et les intérêts sont calculés quotidiennement.
Prenons un exemple : vous financez 1,2 million de TWD pour acheter une action cotée à 2000 TWD, en investissant 800 000 TWD. Après 20 jours, si le prix monte à 2200 TWD, en le vendant, vous devrez payer environ 4372 TWD d’intérêts (1,2 million × 6,65 % × 20/365). Le bénéfice final sera le montant restant après déduction des intérêts.
Que cela signifie-t-il ? Les intérêts peuvent manger une part importante de vos gains annuels, c’est pourquoi le financement d’actions n’est généralement pas adapté à une détention à long terme. Il est plus utile lorsque l’entreprise va annoncer une nouvelle positive majeure, avant que le prix n’entre dans la phase de hausse principale.
Le risque le plus dangereux : la liquidation et le taux de maintien
Le plus grand danger du financement n’est pas l’intérêt, mais le risque de liquidation. C’est un mécanisme que tout investisseur doit comprendre en profondeur avant de se lancer.
Le courtier fixe un seuil de « taux de maintien ». Par exemple, en bourse taïwanaise, si vous achetez une action à 500 TWD en financant, en investissant 20 000 TWD et en empruntant 30 000 TWD, le taux de maintien est de 166,7 % (50 ÷ 30).
Mais si le prix chute à 380 TWD, le taux de maintien tombe à 126,7 % (38 ÷ 30). Le courtier envoie immédiatement une notification pour demander une marge supplémentaire — c’est votre dernière chance de compléter votre garantie.
Deux façons de compléter la marge :
Remettre pour atteindre un taux de maintien supérieur à 130 % — le courtier ne vendra pas l’action, mais si le prix continue de baisser et que le taux redescend sous 130 %, il vous demandera à nouveau de compléter, sinon il liquidera la position le lendemain.
Remettre pour atteindre un taux de maintien supérieur à 166,7 % — revenir à l’état initial.
Si vous ne complétez pas à temps, le courtier peut vendre de force toutes vos actions pour récupérer le prêt et les intérêts, et vous ne récupérerez que le solde restant. C’est ce qu’on appelle la « liquidation ». Les nouvelles financières parlent souvent de « mise en demeure de remboursement » ou de « liquidation massive d’une action », ce qui correspond à cette situation.
Effet à double tranchant du trading avec levier
Côté gains : amplification
En utilisant moins de capital, vous pouvez participer à toute la fluctuation du prix, ce qui rend votre fonds plus flexible. Vous pouvez renforcer votre position lors des creux ou investir dans 2-3 opportunités prometteuses simultanément, réalisant une véritable diversification.
Côté pertes : amplification aussi
C’est un point que beaucoup négligent — le financement amplifie à la fois les gains et les pertes. Si le prix baisse de 10 %, votre compte financé peut chuter de plus de 30 %. La consolidation prolongée devient un cauchemar, car vous payez des intérêts sans profiter d’une hausse.
Les actions à dividendes faibles, autour de 4-5 %, sont particulièrement mal adaptées au financement, car les dividendes annuels seront directement absorbés par les intérêts.
Comment éviter les risques liés au financement : quatre décisions clés
Premier, le choix des actifs
Ne sélectionnez que des actions à grande capitalisation et à forte liquidité. Les petites entreprises ont des fluctuations trop violentes, et même si votre jugement est correct, vous risquez d’être liquidé avant que le prix ne remonte. Choisissez aussi des moments où une annonce positive majeure est imminente, mais où le prix n’a pas encore fortement augmenté.
Deuxième, la réserve de fonds
Lors de l’utilisation du financement, il faut toujours prévoir une réserve de liquidités pour faire face aux urgences. Quand le taux de maintien approche du seuil critique, vous devez pouvoir rapidement compléter la marge, plutôt que d’être forcé de vendre dans le pire moment.
Troisième, fixer des stops
Ce n’est pas une suggestion, c’est une nécessité. Identifiez avec l’analyse technique des niveaux clés de support et de résistance : stoppez dès que le support est cassé, prenez des profits si le prix atteint la résistance sans la dépasser. La discipline est la clé pour durer plus longtemps en bourse.
Quatrième, la diversification par tranches
Vous ne verrez jamais le point le plus bas, mais grâce à l’analyse fondamentale et technique, vous pouvez repérer des points relativement bas. En entrant par plusieurs fois, vous participez à la hausse ultérieure tout en pouvant renforcer votre position si votre jugement est correct. Le financement rend cette diversification possible.
Le prêt de titres : le jeu de l’arbitrage inverse
Le prêt de titres fonctionne à l’inverse — vous empruntez des actions pour les vendre, puis les rachetez lorsque le prix baisse pour les rendre au courtier. Vous devez fournir environ 90 % de la valeur en espèces comme garantie.
Mais le prêt de titres comporte deux risques spécifiques :
Date de rachat forcé : avant une distribution de dividendes ou une assemblée générale, le prêt doit être remboursé de force. Si votre prévision est erronée et que le prix monte, vous devrez compléter la marge pour maintenir la position, sinon vous risquez une liquidation.
Risque de « se faire piéger » : certains investisseurs cherchent à faire monter fortement des actions avec un taux élevé de prêt de titres, puis profitent du rachat forcé pour réaliser une plus-value. Avant d’utiliser le prêt de titres, vérifiez le solde de ce prêt pour éviter cette situation.
La stratégie des investisseurs experts
Les véritables gagnants du marché ne s’appuient pas sur un seul outil, mais combinent intelligemment selon la phase du marché.
Lorsque vous avez une conviction forte sur un actif et que le contexte général est favorable, vous pouvez envisager le financement pour participer à la phase de hausse principale. En revanche, en haut de cycle, même si la hausse est attrayante, il faut fixer des stops. Le prêt de titres est utile lorsque le prix est excessivement surévalué et que vous avez des prévisions précises de baisse, mais il faut surveiller constamment la date de rachat forcé.
Le plus important : ne jamais dépasser votre capacité de risque avec le levier du financement ou du prêt de titres. Les investisseurs qui explosent leur compte ne le font pas parce qu’ils ont mal jugé une seule fois, mais parce qu’ils continuent à augmenter leur levier après des erreurs successives.
L’essence de l’investissement réside dans la compréhension de l’actif et de l’économie macroéconomique. Le financement et le prêt de titres ne sont que des outils pour amplifier cette compréhension. Bien les utiliser peut vous faire obtenir des rendements bien supérieurs à votre capital initial ; mal les utiliser, votre compte peut disparaître à une vitesse inattendue. La décision vous appartient.