Avertissement avant les élections en Ouganda : « Fermez tous les logiciels de communication », les développeurs de Bitchat ripostent : vous ne pouvez pas arrêter la décentralisation

Avant l’élection présidentielle en Ouganda, le gouvernement menace de bloquer l’application de communication décentralisée Bitchat, mais le réseau maillé Bluetooth rend la menace de « débrancher » difficile à réaliser
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Sommaire de l’article

  • La vague de téléchargements sous l’ombre du débranchement
  • La protection technique du réseau maillé Bluetooth
  • L’expérience de communication parallèle face aux turbulences mondiales
  • La montée rapide du coût du blocage de l’information

À seulement dix jours de l’élection présidentielle en Ouganda, le 15 janvier, l’atmosphère dans les rues de Kampala est tendue. Nyombi Thembo, PDG de l’Autorité de communication ougandaise (UCC), affirme lors d’une interview télévisée que le gouvernement « peut à tout moment couper toute application menaçant la sécurité nationale ». Cependant, Calle, développeur anonyme de Bitchat, a simplement répondu sur X :

« Bonne chance, mon pote. Tu ne peux pas arrêter Bitchat, et tu ne peux pas nous arrêter non plus. »

Ce face-à-face à distance a instantanément placé la question du « contrôle du flux d’informations » au cœur des préoccupations avant le scrutin.

La vague de téléchargements sous l’ombre du débranchement

La crainte du débranchement en Ouganda n’est pas infondée. Lors des élections de 2016 et 2021, le gouvernement a ordonné à deux reprises la coupure totale du réseau national. Bien que l’UCC nie actuellement tout projet de nouveau blocage, la confiance dans le système a été plusieurs fois brisée. Le leader de l’opposition Bobi Wine a ainsi appelé ses supporters à télécharger Bitchat ; en quelques semaines, l’application a été téléchargée 400 000 fois en Ouganda, soit environ 1 % de la population. Pour de nombreux électeurs, les outils décentralisés ne sont plus une nouveauté technologique, mais une véritable assurance pour rester en contact lors du vote.

La protection technique du réseau maillé Bluetooth

Les stratégies traditionnelles de blocage du réseau reposent sur les fournisseurs d’accès Internet (FAI) qui bloquent les IP ou polluent le DNS, fonctionnant comme des barrières : en fermant la barrière, les véhicules ne peuvent pas passer. La conception de Bitchat bouleverse ce modèle centralisé. Elle utilise un réseau maillé Bluetooth, permettant aux messages de sauter de téléphone en téléphone via un protocole point-à-point (P2P). Lorsqu’il y a suffisamment de dispositifs, toute la ville devient comme un « petit routeur » invisible, capable de transmettre textes, images et signatures de portefeuilles cryptographiques sans SIM, serveur central ou Internet.

Selon la norme technique, les messages sont chiffrés de bout en bout avec Curve25519 et AES-GCM, l’inscription des utilisateurs ne nécessitant ni numéro de téléphone ni email. Si le gouvernement veut interrompre la communication, il devra soit confisquer tous les smartphones, soit lancer une interférence radio à l’échelle nationale, ce qui est difficile à réaliser uniquement par ordre administratif.

L’expérience de communication parallèle face aux turbulences mondiales

L’Ouganda n’est pas le seul terrain d’expérimentation pour la résilience des communications décentralisées. En 2025, lors des protestations contre la corruption au Népal, le nombre d’utilisateurs de Bitchat a instantanément augmenté de 50 000 ; lors du passage de l’ouragan Melissa à la Jamaïque, la majorité des stations de base ont été hors service, et le réseau maillé est devenu le dernier recours pour les victimes cherchant à se faire aider. Ces cas illustrent que, lorsque les infrastructures sont impactées par des enjeux politiques ou naturels, les protocoles point-à-point peuvent rapidement se réorganiser pour créer des canaux de secours, comblant ainsi le vide informationnel.

Calle, le développeur, déclare franchement :

« Nous n’avons besoin de la permission de personne pour écrire du code. »

En contraste avec le pouvoir de régulation traditionnel détenu par Nyombi Thembo, cette déclaration met en lumière une contradiction plus profonde : qui a le plus d’autorité, la loi ou la cryptographie mathématique ?

La montée rapide du coût du blocage de l’information

D’un point de vue politique et économique, cette confrontation envoie un message clair : d’ici 2026, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de bloquer totalement le flux d’informations qu’auparavant. La capacité du gouvernement à recourir à des moyens plus radicaux reste à voir, mais tant que deux téléphones peuvent « se serrer la main » via Bluetooth, les messages peuvent contourner les barrières et continuer à circuler. Quel que soit le résultat de l’élection, la balance du pouvoir technologique semble désormais irrémédiablement pencher.

Nyombi Thembo insiste sur « l’équipe d’ingénieurs la plus centralisée » du pays, mais face à des nœuds Bluetooth décentralisés, les outils de contrôle intermédiaires traditionnels deviennent de plus en plus inefficaces. L’événement en Ouganda devient ainsi un scénario de préfiguration pour les décideurs mondiaux : si l’on persiste à dépendre d’une logique de porte, chaque action de « débrancher » pourrait ressembler à balayer la vague avec un balai, augmentant le coût politique tout en étant peu efficace.

La prochaine étape, c’est de voir si les électeurs pourront maintenir une communication fluide le jour du scrutin, ce qui constituera le test le plus direct de cette technologie ; pour le reste du monde, Kampala pourrait bien jouer une version moderne du « papier contre la barrière », portant la quête humaine de liberté d’information sur une scène plus invisible et plus difficile à intercepter.

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