Les marchés du pétrole brut ont connu une reprise significative mardi, portée par une combinaison de mouvements favorables du dollar et de développements commerciaux optimistes. Le pétrole brut WTI pour livraison en mars a augmenté de 1,10 dollar par baril, soit 1,77 %, pour s’établir à 63,24 dollars. Cette reprise fait suite à de fortes pertes lors de la séance précédente, alors que plusieurs facteurs du marché convergent pour soutenir les prix.
La faiblesse du dollar crée un vent favorable pour les marchés de l’énergie
L’indice du dollar américain a diminué de 0,17 point, soit 0,17 %, pour atteindre 97,46, créant un contexte favorable pour le commerce du pétrole brut. Un dollar plus faible rend généralement les matières premières énergétiques plus attractives pour les acheteurs internationaux, car le pétrole libellé en dollars devient moins cher pour les consommateurs étrangers. Cette dynamique monétaire a historiquement soutenu les prix du pétrole brut lors des périodes de dépréciation du dollar.
Réduction des tarifs et accord commercial remodelent les attentes du marché
Début février, un développement important a été annoncé lorsque le président américain Donald Trump et le Premier ministre indien Narendra Modi ont présenté un cadre commercial global. Selon cet accord, les États-Unis réduiraient leur principal tarif sur les biens indiens de 25 % à 18 %, tout en supprimant ce que Trump qualifiait de « tarif pénalité » imposé à l’Inde pour l’achat de pétrole russe. Cette concession est conditionnée à la cessation par l’Inde de ses importations de pétrole russe, un engagement que l’Inde semble prêt à respecter, compte tenu des récents rapports sur la baisse des achats de pétrole russe.
Dans le cadre de cet accord plus large, l’Inde a accepté d’acheter pour plus de 500 milliards de dollars de produits américains dans les secteurs de l’énergie, de la technologie, de l’agriculture et du charbon. Les analystes du marché considèrent cet accord comme emblématique d’un changement vers des arrangements commerciaux bilatéraux, avec une demande de pétrole brut potentiellement favorisée par une augmentation des achats énergétiques. Les experts anticipent que des négociations commerciales similaires pourraient suivre, revitalisant la demande mondiale en énergie.
Inquiétudes sur l’offre et surabondance
L’accord commercial a également déclenché des inquiétudes concernant une surabondance sur le marché pétrolier. Avec l’Inde réduisant ses achats de pétrole russe, de volumes importants de pétrole russe pourraient chercher d’autres acheteurs à l’échelle mondiale. Cette dynamique exerce une pression à la baisse sur les prix, compensant en partie le sentiment haussier généré par les implications énergétiques de l’accord commercial.
La prime de risque géopolitique maintient le soutien du marché
Les tensions au Moyen-Orient continuent de soutenir les prix du pétrole brut. Trump a intensifié la pression sur l’Iran par des postures militaires, en envoyant des forces navales près des eaux iraniennes dans le but de faire pression pour des négociations nucléaires. Bien que l’Iran ait initialement résisté, le président Masoud Pezeshkian a ensuite ordonné à son équipe de négociation d’engager le dialogue avec les responsables américains. Malgré cette ouverture diplomatique, les observateurs du marché restent sceptiques quant à une percée, maintenant la prime de risque géopolitique qui soutient la valorisation du pétrole brut.
Par ailleurs, des pourparlers de paix entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine sont prévus début février aux Émirats arabes unis. Cependant, la Russie poursuit ses opérations militaires intensives contre l’Ukraine, créant des défis humanitaires et une incertitude géopolitique persistante.
L’OPEP maintient la discipline de la production
En fin de mois, l’alliance OPEP a confirmé sa décision de maintenir ses niveaux de production actuels jusqu’en mars 2026. Cette reconfirmation du gel de la production à la fin 2025 témoigne de la reconnaissance par le cartel des préoccupations mondiales concernant une surabondance prévue pour 2026. En maintenant la production stable, l’OPEP cherche à soutenir les prix face aux prévisions d’excès d’offre.
Les marchés du pétrole brut restent donc tiraillés entre des facteurs de soutien — dollar faible, optimisme lié à la demande commerciale, risque géopolitique — et des vents contraires tels que la surabondance potentielle et des négociations de paix pouvant atténuer la prime géopolitique. La trajectoire à court terme des prix du pétrole brut dépendra probablement de la façon dont ces forces opposées s’équilibreront dans les semaines à venir.
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Le pétrole brut grimpe alors que le dollar s'affaiblit et que l'accord commercial entre les États-Unis et l'Inde stimule les perspectives de demande
Les marchés du pétrole brut ont connu une reprise significative mardi, portée par une combinaison de mouvements favorables du dollar et de développements commerciaux optimistes. Le pétrole brut WTI pour livraison en mars a augmenté de 1,10 dollar par baril, soit 1,77 %, pour s’établir à 63,24 dollars. Cette reprise fait suite à de fortes pertes lors de la séance précédente, alors que plusieurs facteurs du marché convergent pour soutenir les prix.
La faiblesse du dollar crée un vent favorable pour les marchés de l’énergie
L’indice du dollar américain a diminué de 0,17 point, soit 0,17 %, pour atteindre 97,46, créant un contexte favorable pour le commerce du pétrole brut. Un dollar plus faible rend généralement les matières premières énergétiques plus attractives pour les acheteurs internationaux, car le pétrole libellé en dollars devient moins cher pour les consommateurs étrangers. Cette dynamique monétaire a historiquement soutenu les prix du pétrole brut lors des périodes de dépréciation du dollar.
Réduction des tarifs et accord commercial remodelent les attentes du marché
Début février, un développement important a été annoncé lorsque le président américain Donald Trump et le Premier ministre indien Narendra Modi ont présenté un cadre commercial global. Selon cet accord, les États-Unis réduiraient leur principal tarif sur les biens indiens de 25 % à 18 %, tout en supprimant ce que Trump qualifiait de « tarif pénalité » imposé à l’Inde pour l’achat de pétrole russe. Cette concession est conditionnée à la cessation par l’Inde de ses importations de pétrole russe, un engagement que l’Inde semble prêt à respecter, compte tenu des récents rapports sur la baisse des achats de pétrole russe.
Dans le cadre de cet accord plus large, l’Inde a accepté d’acheter pour plus de 500 milliards de dollars de produits américains dans les secteurs de l’énergie, de la technologie, de l’agriculture et du charbon. Les analystes du marché considèrent cet accord comme emblématique d’un changement vers des arrangements commerciaux bilatéraux, avec une demande de pétrole brut potentiellement favorisée par une augmentation des achats énergétiques. Les experts anticipent que des négociations commerciales similaires pourraient suivre, revitalisant la demande mondiale en énergie.
Inquiétudes sur l’offre et surabondance
L’accord commercial a également déclenché des inquiétudes concernant une surabondance sur le marché pétrolier. Avec l’Inde réduisant ses achats de pétrole russe, de volumes importants de pétrole russe pourraient chercher d’autres acheteurs à l’échelle mondiale. Cette dynamique exerce une pression à la baisse sur les prix, compensant en partie le sentiment haussier généré par les implications énergétiques de l’accord commercial.
La prime de risque géopolitique maintient le soutien du marché
Les tensions au Moyen-Orient continuent de soutenir les prix du pétrole brut. Trump a intensifié la pression sur l’Iran par des postures militaires, en envoyant des forces navales près des eaux iraniennes dans le but de faire pression pour des négociations nucléaires. Bien que l’Iran ait initialement résisté, le président Masoud Pezeshkian a ensuite ordonné à son équipe de négociation d’engager le dialogue avec les responsables américains. Malgré cette ouverture diplomatique, les observateurs du marché restent sceptiques quant à une percée, maintenant la prime de risque géopolitique qui soutient la valorisation du pétrole brut.
Par ailleurs, des pourparlers de paix entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine sont prévus début février aux Émirats arabes unis. Cependant, la Russie poursuit ses opérations militaires intensives contre l’Ukraine, créant des défis humanitaires et une incertitude géopolitique persistante.
L’OPEP maintient la discipline de la production
En fin de mois, l’alliance OPEP a confirmé sa décision de maintenir ses niveaux de production actuels jusqu’en mars 2026. Cette reconfirmation du gel de la production à la fin 2025 témoigne de la reconnaissance par le cartel des préoccupations mondiales concernant une surabondance prévue pour 2026. En maintenant la production stable, l’OPEP cherche à soutenir les prix face aux prévisions d’excès d’offre.
Les marchés du pétrole brut restent donc tiraillés entre des facteurs de soutien — dollar faible, optimisme lié à la demande commerciale, risque géopolitique — et des vents contraires tels que la surabondance potentielle et des négociations de paix pouvant atténuer la prime géopolitique. La trajectoire à court terme des prix du pétrole brut dépendra probablement de la façon dont ces forces opposées s’équilibreront dans les semaines à venir.