Yen et dette japonaise en alerte maximale ! Le cabinet de Takashi prévoit de dévoiler prochainement la sélection des membres de la Banque centrale, le camp de l'assouplissement radical pourrait-il prendre le pouvoir ?

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Le nouveau membre du Comité de politique monétaire de la Banque du Japon, nommé prochainement par la Première ministre Sanae Takaichi, devient une fenêtre clé pour le marché afin d’évaluer ses intentions en matière de politique monétaire. Cette décision de nomination révélera dans quelle mesure Takaichi souhaite orienter la politique de la banque centrale.

Selon Bloomberg, citant des sources proches du dossier, Sanae Takaichi pourrait dès le 25 février, lors de la session parlementaire, proposer de remplacer deux membres en poste — Akira Noguchi et Junko Nakagawa. Parmi eux, le mandat de Noguchi, de cinq ans, se termine fin mars, tandis que celui de Nakagawa, prendra fin le 29 juin.

Bien que ces nominations doivent encore être approuvées par les deux chambres du Parlement, et que le Parti libéral-démocrate, dirigé par Takaichi, ne détienne pas la majorité au Sénat, ce qui complique le processus, le marché pense généralement que le choix lui-même continuera à transmettre des signaux politiques clairs.

Une enquête Bloomberg du mois dernier montre que 63 % des observateurs de la Banque du Japon anticipent que le successeur de Noguchi aura une tendance nettement plus accommodante. La question centrale concerne le degré de modération ou d’aile dovish des deux candidats proposés. Dans le contexte politique actuel, il est presque impossible que Takaichi choisisse une figure hawkish. Si une faction ultralibérale et accommodante prend le pouvoir, le yen et le marché des obligations japonaises pourraient connaître une nouvelle période de volatilité.

Pressions du marché sur les choix de personnel

Si Takaichi nomme simultanément deux partisans de la relance de l’inflation au sein du Comité de politique monétaire, l’incertitude du marché pourrait s’accroître. Les investisseurs craignent qu’en dépit d’un taux d’inflation japonais supérieur à 2 % depuis quatre années consécutives, Takaichi puisse tenter de ralentir la hausse des taux d’intérêt et d’accroître davantage les dépenses publiques pour stimuler l’économie. Les deux postes étant occupés par des défenseurs d’une politique monétaire très accommodante, cela pourrait entraîner une forte dépréciation du yen et une hausse des rendements obligataires.

Yutaka Adachi, ancien membre du Comité de politique monétaire de la Banque du Japon, a déclaré cette semaine :

“Si elle veut vraiment empêcher le yen de s’affaiblir ou la hausse des rendements des obligations à long terme, il vaut mieux ne pas nommer de partisans de la relance de l’inflation.”

Takaichi est connue pour soutenir une politique de relance, favoriser la croissance économique et adopter une attitude prudente vis-à-vis des hausses de taux. En 2024, année précédant sa prise de fonction en tant que Première ministre, elle avait publiquement qualifié toute hausse des taux par la Banque du Japon de “stupide”. Depuis son entrée en fonction en octobre dernier, elle a nommé plusieurs partisans de la relance, dont l’ancien vice-gouverneur Masumi Wakatabe et Katsuya Kataoka, tous deux anciens mentors et membres du Conseil de la Banque nommés par l’ancien Premier ministre Shinzo Abe.

Discours plus prudent depuis sa prise de fonction

Malgré la sensibilité élevée du marché à ses choix de personnel, Takaichi évite de plus en plus de parler explicitement des détails de la politique monétaire depuis sa nomination. Selon Haruhiko Kuroda, président de la Banque du Japon, lors d’une réunion en tête-à-tête lundi au domicile du Premier ministre, Takaichi n’a formulé aucune demande précise en matière de politique.

Sur le plan fiscal, ses déclarations ces dernières semaines sont également plus prudentes. Après avoir promis de suspendre temporairement la taxe sur la consommation alimentaire, elle avait provoqué une turbulence sur le marché obligataire fin janvier, avant de modérer ses propos par la suite.

Sa victoire électorale lui donne une assise plus solide pour gouverner. Son parti, le LDP, a obtenu plus de deux tiers des sièges à la Chambre des représentants, consolidant ainsi un gouvernement précédemment minoritaire. Cette victoire significative, combinée à ses déclarations prudentes après l’élection, a efficacement rassuré les acteurs du marché.

Lors de la conférence de presse le lendemain de la victoire le 9 février, elle a notamment souligné que sa politique budgétaire serait “responsable” et a clairement indiqué qu’aucune réduction de la taxe sur la consommation ne serait financée par des emprunts supplémentaires. Cette déclaration visait à apaiser les inquiétudes du marché concernant un relâchement de la discipline fiscale.

Une composition du comité potentiellement équilibrée

Certains observateurs estiment que même si Takaichi choisit des défenseurs d’une politique monétaire très accommodante pour remplacer Noguchi, cela n’affectera que peu la configuration globale du comité. Noguchi lui-même est un universitaire favorable à la stimulation économique, ayant voté deux fois contre la hausse des taux, et le remplacement par une autre figure dovish ne modifiera pas l’équilibre actuel des forces.

En revanche, le successeur de Nakagawa est davantage scruté. Ancienne cadre de Nomura Holdings, Nakagawa suit généralement la majorité du comité. Depuis la sortie de la politique de stimulation massive de la Banque du Japon en mars 2024, elle a voté en faveur de toutes les hausses de taux. Si un partisan de la relance de l’inflation la remplaçait, cela pencherait encore plus le rapport de force en faveur d’une politique plus accommodante.

Il est prévu que la composition du comité maintienne l’équilibre actuel entre hommes et femmes, perpétuant la tendance amorcée l’année dernière avec deux femmes membres, marquant une avancée en matière d’égalité des sexes.

La victoire de Takaichi ouvre également de plus grandes perspectives pour sa stratégie à long terme. D’ici le printemps 2028, la durée des mandats du gouverneur et du vice-gouverneur de la Banque du Japon arrivera à échéance. Si Takaichi est toujours en poste, elle pourrait alors jouer un rôle clé dans la nomination de nouveaux membres, façonnant ainsi l’orientation future de la banque centrale.

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