Combien d'argent le pape gagne-t-il réellement ? La question du salaire mensuel $33K

Lorsque vous entendez parler du package de rémunération du pape, vous pourriez vous demander : le leader spirituel de 1,3 milliard de catholiques reçoit-il réellement un salaire ? La réponse révèle une intersection fascinante entre tradition religieuse et droit fiscal moderne. Le pape Léon XIV, qui a récemment marqué l’histoire en devenant le premier pontife américain, doit désormais faire face à une question résolument moderne : devra-t-il déclarer ses revenus provenant du Vatican aux impôts ?

Le pape a droit à un salaire mensuel d’environ 30 000 €, ce qui équivaut à environ 33 000 $ par mois ou environ 396 000 $ par an. Bien que ce chiffre puisse sembler conséquent, il comporte une réserve importante : la plupart des papes de l’histoire ont simplement refusé de le percevoir. Le pape François, prédécesseur de Léon XIV, a notamment refusé son salaire en entier, établissant un précédent qui soulève la question de savoir si le nouveau pape suivra cette voie.

Comprendre le revenu réel du pape

L’intérêt véritable réside dans la question de savoir si le pape — comme tous les citoyens américains vivant à l’étranger — doit payer des impôts américains sur ses revenus mondiaux. Malgré ses décennies passées à Rome et son service au Vatican, le pape Léon XIV (anciennement connu sous le nom de Robert Prevost) conserve sa citoyenneté américaine, ce qui crée une situation fiscale inhabituelle. L’IRS ne prévoit généralement pas d’exemptions en fonction du statut religieux, peu importe la prestige de la fonction.

Selon Edward A. David, professeur adjoint au King’s College de Londres, « Le nouveau pape ne sera probablement pas exempté de l’impôt sur le revenu aux États-Unis. La loi fiscale américaine revendique le droit d’imposer tous les citoyens sur leurs revenus mondiaux. » Ce principe s’applique largement — même l’immunité diplomatique ou le statut de chef d’État n’exemptent pas automatiquement quelqu’un de la fiscalité américaine.

La facture fiscale pourrait être importante

Si le pape Léon XIV acceptait la totalité de son salaire, ses obligations en matière de taxes fédérales et d’État pour le travail indépendant pourraient atteindre environ 135 287 $ par an. Cependant, ce calcul n’est pas aussi simple. En tant que membre du clergé, il pourrait bénéficier de déductions spécifiques qui réduiraient cette charge.

La déduction standard seule (14 600 $) diminuerait son revenu imposable, et les membres du clergé ont souvent droit à déduire les dépenses liées au logement. Étant donné que le Vatican fournit le logement du pape, les coûts liés au mobilier, aux services publics et autres dépenses résidentielles pourraient potentiellement être déduits, à l’image des travailleurs indépendants qui déduisent leurs frais professionnels.

La complication des comptes offshore

Une complication se cache toutefois : le rôle du pape dans la gestion des finances du Vatican. En tant qu’autorité signataire pour la Banque du Vatican — qui détient plus de 6,1 milliards de dollars en actifs — Léon XIV pourrait être signalé pour d’éventuelles préoccupations fiscales liées aux comptes offshore simplement par la nature de ses comptes internationaux importants. Cependant, le dépôt du formulaire 8938 auprès de l’IRS et la soumission d’un Rapport sur les comptes bancaires étrangers au Financial Crimes Enforcement Unit du Département du Trésor devraient suffire à satisfaire ces exigences de conformité.

La réalité : la plupart des papes ne la réclament pas de toute façon

Voici la tournure qui rend toute cette situation quelque peu théorique : historiquement, les papes refusent leurs salaires. Le pape François a donné l’exemple en refusant toute rémunération durant son pontificat. Si Léon XIV suit cette tradition — ce que beaucoup anticipent — toute la question fiscale devient purement académique plutôt que pratique. Il n’aurait tout simplement pas de revenu imposable à déclarer.

Mais même s’il choisit de ne pas accepter le salaire, le pape reste citoyen américain avec d’éventuelles obligations de déclaration, ce qui fait de son statut fiscal une curiosité à l’intersection du droit canon et de la réglementation de l’IRS. La conclusion ? Même le chef de l’Église catholique ne peut pas totalement échapper à la portée du code fiscal américain.

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