Les marchés financiers font face à un croisement dangereux : le plus grand débiteur mondial et le plus grand créditeur étranger, l’Amérique, commencent à échouer dans leur accord sur la confiance. Il ne s’agit pas d’une turbulence locale, mais d’une alarme retentissante pour tous les investisseurs mondiaux qui pensaient que leur portefeuille était en sécurité. Lorsque la méfiance envers la dette souveraine commence à croître au Japon, une réaction en chaîne s’est déjà déclenchée et personne ne peut rester indifférent.
Vague historique de ventes : volatilité record sur le marché de Tokyo
Le marché obligataire de Tokyo vient de vivre un exemple parfait de vente massive. La rentabilité des obligations d’État japonaises (JGB) à 40 ans a atteint cette semaine 4,213 %, ce qui représente le niveau le plus élevé depuis leur introduction en 2007. Cependant, cette volatilité ne se limite pas aux échéances les plus longues – les obligations à 30 et 20 ans ont augmenté de plus de 25 points de base en une seule journée, ce qui constitue le mouvement le plus brusque depuis les turbulences d’avril 2025 lors des guerres commerciales. Les JGB à 10 ans ont atteint 2,38 %, leur niveau le plus élevé depuis 1999. De telles chutes indiquent quelque chose de plus profond : les « vigilants obligataires » se sont réveillés et ont décidé d’agir.
Déficit fiscal comme déclencheur : pourquoi les investisseurs désertent
La cause réside dans une décision politique. La Première ministre Sanae Takaichi a annoncé des élections anticipées pour le 8 février, avec un argument phare : la réduction de la taxe sur la nourriture. Sur le plan économique, cela signifie un déficit fiscal plus profond à une époque où le Japon fait déjà face à des problèmes budgétaires à long terme. La demande pour les obligations à 20 ans a chuté brusquement lundi, puis mardi, une vague de ventes plus intensives a suivi. Les investisseurs envoient clairement un signal : sans amélioration de la situation fiscale, les prix de la dette ne peuvent pas rester à leur niveau actuel.
Avertissement des acteurs mondiaux : pourquoi cette évolution dépasse les frontières du Japon
Ken Griffin, fondateur de Citadel, a profité de la plateforme du Forum économique mondial à Davos pour prononcer une critique acerbe. Il a déclaré aux présents que la même volatilité pourrait frapper les marchés américains avec des conséquences catastrophiques. Les « vigilants obligataires » ont déjà montré leur puissance au Japon – la question est de savoir quand leur attention se portera sur les États-Unis. L’avertissement de Griffin n’est pas une simple spéculation ; il repose sur une logique solide du comportement du marché.
Mécanisme de rétroaction : comment le marché japonais déclenche un risque mondial
Voici l’élément clé pour comprendre l’impact global. Les investisseurs japonais détiennent plus d’un billion de dollars en obligations d’État américaines, ce qui en fait les plus grands créditeurs étrangers des États-Unis. Lorsque les rendements domestiques au Japon augmentent, les détenteurs de ces obligations américaines font face à des coûts croissants pour maintenir leur allocation étrangère. La logique est implacable : pourquoi détenir des obligations américaines à rendement plus faible quand les obligations nationales offrent des rendements plus élevés ? La réponse de nombreux investisseurs sera simple : rapatrier leur capital. Et c’est précisément ce scénario que craignent le plus les marchés. La volatilité au Japon prend ainsi toute sa signification mondiale – il ne s’agit pas seulement d’un pays, mais d’un principe pouvant affecter le monde entier.
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Lorsqu'il y a une base solide : La volatilité des obligations japonaises d'importance mondiale
Les marchés financiers font face à un croisement dangereux : le plus grand débiteur mondial et le plus grand créditeur étranger, l’Amérique, commencent à échouer dans leur accord sur la confiance. Il ne s’agit pas d’une turbulence locale, mais d’une alarme retentissante pour tous les investisseurs mondiaux qui pensaient que leur portefeuille était en sécurité. Lorsque la méfiance envers la dette souveraine commence à croître au Japon, une réaction en chaîne s’est déjà déclenchée et personne ne peut rester indifférent.
Vague historique de ventes : volatilité record sur le marché de Tokyo
Le marché obligataire de Tokyo vient de vivre un exemple parfait de vente massive. La rentabilité des obligations d’État japonaises (JGB) à 40 ans a atteint cette semaine 4,213 %, ce qui représente le niveau le plus élevé depuis leur introduction en 2007. Cependant, cette volatilité ne se limite pas aux échéances les plus longues – les obligations à 30 et 20 ans ont augmenté de plus de 25 points de base en une seule journée, ce qui constitue le mouvement le plus brusque depuis les turbulences d’avril 2025 lors des guerres commerciales. Les JGB à 10 ans ont atteint 2,38 %, leur niveau le plus élevé depuis 1999. De telles chutes indiquent quelque chose de plus profond : les « vigilants obligataires » se sont réveillés et ont décidé d’agir.
Déficit fiscal comme déclencheur : pourquoi les investisseurs désertent
La cause réside dans une décision politique. La Première ministre Sanae Takaichi a annoncé des élections anticipées pour le 8 février, avec un argument phare : la réduction de la taxe sur la nourriture. Sur le plan économique, cela signifie un déficit fiscal plus profond à une époque où le Japon fait déjà face à des problèmes budgétaires à long terme. La demande pour les obligations à 20 ans a chuté brusquement lundi, puis mardi, une vague de ventes plus intensives a suivi. Les investisseurs envoient clairement un signal : sans amélioration de la situation fiscale, les prix de la dette ne peuvent pas rester à leur niveau actuel.
Avertissement des acteurs mondiaux : pourquoi cette évolution dépasse les frontières du Japon
Ken Griffin, fondateur de Citadel, a profité de la plateforme du Forum économique mondial à Davos pour prononcer une critique acerbe. Il a déclaré aux présents que la même volatilité pourrait frapper les marchés américains avec des conséquences catastrophiques. Les « vigilants obligataires » ont déjà montré leur puissance au Japon – la question est de savoir quand leur attention se portera sur les États-Unis. L’avertissement de Griffin n’est pas une simple spéculation ; il repose sur une logique solide du comportement du marché.
Mécanisme de rétroaction : comment le marché japonais déclenche un risque mondial
Voici l’élément clé pour comprendre l’impact global. Les investisseurs japonais détiennent plus d’un billion de dollars en obligations d’État américaines, ce qui en fait les plus grands créditeurs étrangers des États-Unis. Lorsque les rendements domestiques au Japon augmentent, les détenteurs de ces obligations américaines font face à des coûts croissants pour maintenir leur allocation étrangère. La logique est implacable : pourquoi détenir des obligations américaines à rendement plus faible quand les obligations nationales offrent des rendements plus élevés ? La réponse de nombreux investisseurs sera simple : rapatrier leur capital. Et c’est précisément ce scénario que craignent le plus les marchés. La volatilité au Japon prend ainsi toute sa signification mondiale – il ne s’agit pas seulement d’un pays, mais d’un principe pouvant affecter le monde entier.