Comprendre la législation sur le « Pork Barrel » : étude de cas de 2010 sur les dépenses publiques

Le débat sur les dépenses gouvernementales inutiles a atteint un point culminant en 2010, lorsque des organisations de surveillance ont documenté des milliards d’euros d’autorisations douteuses. Alors que le président Obama avait appelé à la responsabilité fiscale dès le début de son mandat, le Congrès a continué d’approuver des projets de dépenses que les critiques considéraient comme servant des intérêts politiques étroits plutôt que les besoins du public. La législation de type « pork barrel » — la pratique d’insérer des projets de dépenses ciblés dans des lois plus larges — est devenue un point central dans les discussions sur le gaspillage gouvernemental.

Qu’est-ce que précisément la dépense de type « pork barrel » ?

La législation de type « pork barrel » n’est pas un phénomène nouveau. Le terme lui-même remonte à l’époque de la guerre de Sécession, lorsque le porc salé était distribué comme récompense pour la loyauté politique. Aujourd’hui, cette pratique porte plusieurs noms : earmarks, riders législatifs ou crédits insérés dans des lois non liées comme incitations pour obtenir un soutien politique.

Citizens Against Government Waste (CAGW) a établi sept critères précis pour identifier les dépenses de type « pork barrel ». Un projet est qualifié lorsque : il est demandé par une seule chambre du Congrès, qu’il manque d’autorisation explicite, qu’il n’a pas été attribué de manière compétitive, qu’il n’a pas été demandé par le président, qu’il dépasse significativement la proposition de budget du président ou le financement de l’année précédente, qu’il n’a pas fait l’objet d’audiences au Congrès, ou qu’il sert principalement des intérêts locaux ou spéciaux. Selon ces critères, des milliers de projets pourraient être classés comme des appropriations gouvernementales inutiles.

Selon le Oxford English Dictionary, la législation de type « pork barrel » désigne « des projets conçus pour plaire… et gagner des votes ». Le mécanisme est simple : les législateurs insèrent des éléments de dépense ciblés dans des lois plus importantes pour récompenser leurs électeurs ou alliés politiques, en espérant un soutien réciproque.

Suivi des chiffres : données sur les crédits de 2010

En 2010, le Congrès avait approuvé plus de 9 000 projets désignés comme dépenses de type « pork barrel », pour un total d’environ 16,5 milliards de dollars. Bien que cela représente une baisse de 10 % du nombre d earmarks et une réduction de 15 % des dépenses totales par rapport à 2009, les montants absolus restaient importants.

Une révélation particulièrement frappante est apparue dans les données : les projets anonymes — ceux sans sponsor identifié — représentaient plus de la moitié du coût total des earmarks. La loi sur les crédits de la Défense comprenait à elle seule 35 projets anonymes d’une valeur de 6 milliards de dollars, permettant aux législateurs de distribuer des fonds aux électeurs sans responsabilité publique ni nécessité de reconnaître officiellement leur rôle.

Projets controversés qui ont attiré l’attention

Parmi les milliers d’initiatives de dépenses de type « pork barrel » en 2010, plusieurs ont suscité des critiques particulières pour leur valeur publique douteuse :

Le projet le mieux classé concernait 17 millions de dollars dirigés vers le Fonds international pour l’Irlande (IFI), créé en 1986 pour promouvoir la coopération économique entre différentes communautés. Les critiques ont remis en question la pertinence de cette dépense alors que les conditions politiques dans la région auraient été stabilisées.

Une allocation de 7,2 millions de dollars au programme Harkin de l’Iowa — nommé d’après le sénateur Tom Harkin et conçu pour bénéficier aux écoles publiques — représentait un autre exemple controversé. Le sénateur avait initialement demandé 10 millions de dollars pour cette initiative.

Près de 7 millions de dollars ont été versés à l’Institut Robert C. Byrd pour les systèmes avancés de fabrication flexible, proposé par le défunt sénateur Robert C. Byrd. La concentration du pouvoir de présider la commission des crédits aurait permis un autofinancement significatif.

Les projets agricoles ont reçu un financement substantiel : 2,5 millions de dollars pour la recherche sur la pomme de terre répartie entre l’Idaho, le Maryland, le Maine et le Wisconsin ; 693 000 dollars pour la recherche sur l’amélioration du bétail dans le Missouri et au Texas ; et 4,8 millions de dollars pour la recherche sur l’utilisation du bois, coordonnée par des représentants de 11 États.

Les projets d’infrastructure et locaux comprenaient 1 million de dollars pour la maison Sewall-Belmont à Washington, D.C., 500 000 dollars pour le contrôle du serpent brun des arbres à Guam (dans le cadre d’une opération de 15,1 millions de dollars depuis 1996), et 250 000 dollars pour le réseau sans fil dans la petite ville d’Hartselle en Alabama (population 13 888).

Les initiatives culturelles ont également reçu des crédits : 225 000 dollars pour la restauration du musée d’art de Saint-Louis, malgré la bonne santé financière de l’institution et ses taux de fréquentation élevés.

La question plus profonde : responsabilité et transparence

L’aspect le plus préoccupant de la législation de type « pork barrel » n’est peut-être pas le coût d’un seul projet, mais plutôt le manque systémique de transparence. Les earmarks anonymes permettent aux législateurs de distribuer des fonds publics tout en évitant la responsabilité personnelle. Les citoyens ont peu de moyens d’identifier qui a obtenu ces crédits ou de tenir les représentants responsables.

Cette dynamique crée une tension constante entre le service aux électeurs — l’orientation des ressources vers les communautés locales — et la responsabilité fiscale du gouvernement. Certains soutiennent que ces crédits ciblés reflètent une représentation réactive, mais les critiques estiment que la législation de type « pork barrel » corrompt le processus budgétaire et oriente les fonds en fonction de calculs politiques plutôt que de mérites.

Aller de l’avant : responsabilité et participation civique

Comprendre le fonctionnement de la législation de type « pork barrel » est la première étape vers une citoyenneté plus informée. Citizens Against Government Waste continue de documenter et de rendre publics ces schémas de dépenses, fournissant aux Américains des données pour évaluer les décisions budgétaires de leurs représentants.

Les 16,5 milliards de dollars de dépenses de type « pork barrel » documentés en 2010 restent un point de référence historique utile pour les discussions sur les crédits gouvernementaux et les priorités fiscales. Alors que les débats sur le budget fédéral se poursuivent, les mécanismes qui permettent ce type de dépenses restent largement inchangés — rendant la transparence et la conscience civique des outils essentiels pour la réforme.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler

Trader les cryptos partout et à tout moment
qrCode
Scan pour télécharger Gate app
Communauté
Français (Afrique)
  • 简体中文
  • English
  • Tiếng Việt
  • 繁體中文
  • Español
  • Русский
  • Français (Afrique)
  • Português (Portugal)
  • Bahasa Indonesia
  • 日本語
  • بالعربية
  • Українська
  • Português (Brasil)