Comment les codes BIC SWIFT déterminent la réalité bancaire du Venezuela

Au cœur du système financier international existe une infrastructure silencieuse mais fondamentale : le réseau de messagerie bancaire mondial. Bien que beaucoup supposent que l’argent est “envoyé” directement entre banques, la réalité est plus complexe. Le système qui rend cette communication possible est SWIFT, et les codes BIC SWIFT qui identifient chaque institution financière sont ce qui permet que ces transactions aient lieu. Pour le Venezuela, comprendre ce mécanisme est essentiel pour saisir pourquoi l’accès à la banque internationale est devenu si difficile.

Comprendre BIC SWIFT : L’infrastructure de messagerie mondiale

SWIFT, sigle de Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, est le réseau de communication le plus important du système financier mondial. Il connecte plus de 11 000 institutions financières dans plus de 200 pays, mais il est crucial de clarifier ce qu’il fait exactement.

Chaque banque connectée à SWIFT reçoit un code d’identification unique appelé BIC (Bank Identifier Code), également connu sous le nom de code SWIFT. Ce code n’est pas simplement une étiquette : c’est le “passeport” qui permet à une institution d’être identifiée de manière infaillible dans le système financier mondial. Sans lui, les transactions internationales seraient chaotiques.

Il est important de comprendre ce que SWIFT N’EST PAS. Il ne retient pas l’argent, ne liquide pas les transactions ni n’agit comme intermédiaire de fonds. Sa fonction est purement communicative : il transmet des messages standardisés et sécurisés qui informent les banques intermédiaires de ce qu’il faut faire avec les fonds. Lorsque la Banque A souhaite envoyer 1 000 $ au client X via la Banque B, SWIFT se contente de communiquer cette intention de manière vérifiable et permanente.

Pourquoi le Venezuela a été exclu du système BIC SWIFT

La relation entre les codes BIC SWIFT et la banque vénézuélienne illustre comment les décisions politiques et économiques peuvent déconnecter un pays entier de l’infrastructure financière internationale. Depuis 2019, avec l’imposition de sanctions américaines, le paysage a changé radicalement.

La Banque centrale du Venezuela et les institutions bancaires publiques comme Banco de Venezuela et Bicentenario ont fait face à des restrictions sévères pour maintenir leur présence dans le réseau SWIFT. Il ne s’agissait pas d’une déconnexion technique, mais d’un isolement progressif qui a pratiquement coupé l’accès d’une grande partie de la banque publique vénézuélienne au système financier mondial.

Pour qu’une banque vénézuélienne utilise SWIFT et son code BIC, elle doit maintenir une relation avec une banque correspondante, généralement située aux États-Unis ou en Europe. Ces intermédiaires jouent le rôle de ponts financiers. Cependant, de nombreuses institutions internationales ont abandonné ces relations par crainte de sanctions indirectes, un phénomène connu sous le nom de “over-compliance”. Cette chaîne de coupures a rendu l’exécution d’un transfert international depuis le Venezuela extrêmement compliquée, lente et coûteuse en raison des commissions interbancaires qui s’accumulent à chaque étape.

Les banques privées vénézuéliennes qui conservent encore l’accès à SWIFT opèrent sous une surveillance extrême. Si vous essayez de recevoir un transfert international, il est probable que la banque exige une documentation exhaustive pour justifier l’origine des fonds. Cette situation a créé un goulot d’étranglement administratif qui décourage les opérations internationales.

Alternatives émergentes au-delà du code SWIFT

Face aux limitations du système BIC SWIFT, le Venezuela a exploré d’autres voies. Certaines banques et le gouvernement ont étudié la connexion avec des systèmes comme SPFS (Russie) et CIPS (Chine), bien que les résultats soient limités.

Ce qui a été le plus marquant, c’est la montée en puissance des crypto-actifs. Les stablecoins comme USDT sont devenus une façon d’éviter les démarches traditionnelles de SWIFT. Entreprises et citoyens utilisent ces monnaies numériques pour effectuer des paiements internationaux sans dépendre de l’infrastructure bancaire conventionnelle. De plus, les transferts de type Zelle et les comptes en devises internes en garde ont gagné en popularité, évitant ainsi de passer par des canaux internationaux réglementés.

La situation actuelle : limitations et opportunités

Le paysage bancaire vénézuélien reste complexe malgré les récents changements politiques. La banque publique demeure majoritairement déconnectée ou sous restrictions sévères. La banque privée fonctionne, mais avec un nombre limité de banques correspondantes disponibles. Les commissions restent très élevées, et les délais de transfert qui auparavant se faisaient en 24 heures peuvent maintenant prendre des jours ou des semaines.

Le code BIC SWIFT reste la norme mondiale pour identifier les institutions financières, mais au Venezuela, son utilité pratique a été compromise par les blocages financiers. Cette réalité a accéléré la recherche de solutions alternatives, notamment la blockchain et les crypto-actifs, qui opèrent indépendamment de ces limitations géographiques et politiques. Pour de nombreux Vénézuéliens et entreprises, c’est la seule façon de maintenir une connectivité financière avec le monde.

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