Le gouvernement néerlandais élabore une politique fiscale révolutionnaire qui changera la façon dont les Néerlandais paient leurs impôts sur leurs investissements. Ce projet propose une taxation annuelle des gains en capital non réalisés—que ce soit sur des actions, des obligations ou des cryptomonnaies—indépendamment du fait que l’actif ait été vendu ou non. Cette mesure drastique suscite de vives inquiétudes quant à la possibilité que les Néerlandais fuient leurs capitaux hors du pays.
La réforme du régime fiscal du Box 3 qui change la donne
Cette réforme du système fiscal du Box 3 est née d’une décision de justice annulant le modèle fiscal précédent basé sur des hypothèses de rendement des investissements plutôt que sur les résultats réels. La majorité des législateurs néerlandais, y compris divers partis issus de spectres politiques différents, ont exprimé leur soutien à cette modification. Avec un potentiel de perte fiscale atteignant 2,3 milliards d’euros (environ 2,7 milliards de dollars) par an si la mise en œuvre est encore retardée, la pression financière publique pousse à une décision rapide.
Eugène Heijnen, Secrétaire d’État aux Finances, a été confronté à plus de 130 questions de la Tweede Kamer (Chambre des représentants) la semaine dernière lors d’un débat parlementaire intense. Bien qu’il reconnaisse les limites de ce projet, il a indiqué que la taxation uniquement sur les gains réellement réalisés est idéalement souhaitable, mais que le gouvernement le considère comme non réalisable jusqu’en 2028.
Impact concret pour les Néerlandais en tant qu’investisseurs
Sous le système révisé, les Néerlandais qui investissent leur argent dans divers instruments seront soumis à une charge fiscale annuelle sur la « plus-value papier»—les profits qu’ils n’ont pas encore reçus en liquide. Cela signifie qu’un investisseur pourrait payer des impôts sur un gain qui n’a pas encore été réalisé, créant une situation financière complexe.
Dans le cadre proposé, les investisseurs immobiliers seront traités différemment. Ils seront autorisés à déduire les coûts opérationnels et ne paieront des impôts qu’après avoir réellement réalisé un gain lors de la vente. Cependant, pour une seconde propriété à usage privé, une taxe supplémentaire sera toujours appliquée.
Un large spectre de soutien politique
Le soutien à cette mesure transcende les partis politiques. Les partis de droite et du centre, tels que le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), l’Appel chrétien-démocrate (CDA), JA21, BBB, et le Parti pour la liberté (PVV), devraient voter en faveur. Par ailleurs, des partis de gauche comme D66 et GroenLinks–PvdA soutiennent également cette réforme, arguant que la taxation des gains non réalisés est plus facile à gérer administrativement et peut prévenir un déficit budgétaire important.
Inquiétudes de la communauté crypto et menace de fuite des capitaux
Cependant, cette proposition a suscité de vives critiques de la part des investisseurs et des leaders communautaires de la cryptomonnaie, qui avertissent que cette mesure accélérera la fuite des capitaux hors des Pays-Bas. Michaël van de Poppe, analyste crypto renommé des Pays-Bas, qualifie ouvertement cette réforme de « folle ». Il estime que cette politique augmentera considérablement la charge fiscale annuelle des Néerlandais et les incitera à quitter le pays.
« Il n’est pas étonnant que les gens quittent ce pays, et honnêtement, c’est une décision logique », a déclaré van de Poppe. Des critiques similaires ont été exprimées par d’autres utilisateurs, comparant la taxation des gains non réalisés à des événements historiques controversés tels que la Boston Tea Party, la Terreur ou la révolution bolchevique—tous des moments où le gouvernement a été perçu comme prenant des mesures extrêmes entraînant la rébellion de la population.
Ce débat reflète la tension fondamentale entre les besoins fiscaux du gouvernement et la crainte des Néerlandais que cette nouvelle politique ne pousse eux et leurs investissements à chercher des environnements plus favorables fiscalement.
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Les Néerlandais font face à une nouvelle taxe sur les gains non réalisés : la menace de fuite des capitaux devient réalité
Le gouvernement néerlandais élabore une politique fiscale révolutionnaire qui changera la façon dont les Néerlandais paient leurs impôts sur leurs investissements. Ce projet propose une taxation annuelle des gains en capital non réalisés—que ce soit sur des actions, des obligations ou des cryptomonnaies—indépendamment du fait que l’actif ait été vendu ou non. Cette mesure drastique suscite de vives inquiétudes quant à la possibilité que les Néerlandais fuient leurs capitaux hors du pays.
La réforme du régime fiscal du Box 3 qui change la donne
Cette réforme du système fiscal du Box 3 est née d’une décision de justice annulant le modèle fiscal précédent basé sur des hypothèses de rendement des investissements plutôt que sur les résultats réels. La majorité des législateurs néerlandais, y compris divers partis issus de spectres politiques différents, ont exprimé leur soutien à cette modification. Avec un potentiel de perte fiscale atteignant 2,3 milliards d’euros (environ 2,7 milliards de dollars) par an si la mise en œuvre est encore retardée, la pression financière publique pousse à une décision rapide.
Eugène Heijnen, Secrétaire d’État aux Finances, a été confronté à plus de 130 questions de la Tweede Kamer (Chambre des représentants) la semaine dernière lors d’un débat parlementaire intense. Bien qu’il reconnaisse les limites de ce projet, il a indiqué que la taxation uniquement sur les gains réellement réalisés est idéalement souhaitable, mais que le gouvernement le considère comme non réalisable jusqu’en 2028.
Impact concret pour les Néerlandais en tant qu’investisseurs
Sous le système révisé, les Néerlandais qui investissent leur argent dans divers instruments seront soumis à une charge fiscale annuelle sur la « plus-value papier»—les profits qu’ils n’ont pas encore reçus en liquide. Cela signifie qu’un investisseur pourrait payer des impôts sur un gain qui n’a pas encore été réalisé, créant une situation financière complexe.
Dans le cadre proposé, les investisseurs immobiliers seront traités différemment. Ils seront autorisés à déduire les coûts opérationnels et ne paieront des impôts qu’après avoir réellement réalisé un gain lors de la vente. Cependant, pour une seconde propriété à usage privé, une taxe supplémentaire sera toujours appliquée.
Un large spectre de soutien politique
Le soutien à cette mesure transcende les partis politiques. Les partis de droite et du centre, tels que le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), l’Appel chrétien-démocrate (CDA), JA21, BBB, et le Parti pour la liberté (PVV), devraient voter en faveur. Par ailleurs, des partis de gauche comme D66 et GroenLinks–PvdA soutiennent également cette réforme, arguant que la taxation des gains non réalisés est plus facile à gérer administrativement et peut prévenir un déficit budgétaire important.
Inquiétudes de la communauté crypto et menace de fuite des capitaux
Cependant, cette proposition a suscité de vives critiques de la part des investisseurs et des leaders communautaires de la cryptomonnaie, qui avertissent que cette mesure accélérera la fuite des capitaux hors des Pays-Bas. Michaël van de Poppe, analyste crypto renommé des Pays-Bas, qualifie ouvertement cette réforme de « folle ». Il estime que cette politique augmentera considérablement la charge fiscale annuelle des Néerlandais et les incitera à quitter le pays.
« Il n’est pas étonnant que les gens quittent ce pays, et honnêtement, c’est une décision logique », a déclaré van de Poppe. Des critiques similaires ont été exprimées par d’autres utilisateurs, comparant la taxation des gains non réalisés à des événements historiques controversés tels que la Boston Tea Party, la Terreur ou la révolution bolchevique—tous des moments où le gouvernement a été perçu comme prenant des mesures extrêmes entraînant la rébellion de la population.
Ce débat reflète la tension fondamentale entre les besoins fiscaux du gouvernement et la crainte des Néerlandais que cette nouvelle politique ne pousse eux et leurs investissements à chercher des environnements plus favorables fiscalement.