En novembre 2025, Strategy (MSTR) a lancé son premier produit d’actions privilégiées perpétuelles à l’étranger, Stream (STRE), tentant ainsi d’ouvrir la porte au marché européen des capitaux. Ce produit émis avec une valeur nominale de 100 euros, promettant un taux d’intérêt annuel de 10 %, aurait dû devenir la version européenne du produit Stretch (US) de Strategy, facilitant l’expansion de ses financements en Europe. Cependant, plus de deux mois après son introduction en bourse, le STRE se retrouve dans une situation embarrassante de type “full nelson” — apparemment contrôlé de manière étroite par le marché, incapable de bouger.
Paradoxe entre volume de financement et désintérêt du marché
Strategy a finalement levé 715 millions de dollars pour le STRE, ce qui semble impressionnant, mais l’histoire derrière révèle la véritable attitude du marché. Pour attirer les investisseurs, Strategy a été contraint de réduire le prix du produit de 20 % (passant d’une prévision de 80 euros à un prix d’émission réel), une concession rare qui témoigne de la faiblesse de la demande. Pire encore, depuis l’introduction en bourse, le STRE n’a quasiment bénéficié d’aucune promotion officielle, et on ne trouve même pas cette offre sur le tableau d’informations de Strategy lui-même — une “gestion invisible” extrêmement rare pour un produit de financement.
La crise de liquidité : le nœud du “full nelson”
Кхинг Оэй, fondateur et PDG de Treasury, a souligné la cause principale de la situation difficile du STRE : la liquidité. Il ne s’agit pas d’une simple insuffisance de liquidités, mais d’une crise structurelle et multidimensionnelle.
Premièrement, les canaux de trading sont fortement limités. Le STRE n’est listé que sur la plateforme multiforme Euro MTF au Luxembourg, qui est bien moins conviviale et moins capable de distribution que les courtiers principaux. En particulier, le plus grand courtier en ligne mondial, Interactive Brokers, ne propose pas de trading sur le STRE, ce qui est fatal pour un produit visant à attirer les investisseurs particuliers européens. Les données montrent que la majorité des plateformes de trading destinées aux investisseurs particuliers ne supportent pas non plus ce produit, rendant l’achat du STRE beaucoup plus difficile que prévu.
Deuxièmement, la brume autour des informations de tarification. Contrairement à des plateformes de données de trading renommées comme TradingView, qui couvrent largement d’autres produits, les données historiques de prix du STRE sont extrêmement rares. Selon les données disponibles sur TradingView, la capitalisation boursière du STRE est affichée à 3,9 milliards de dollars, mais le volume de trading journalier n’est que d’environ 1300 dollars — ce chiffre reflète non seulement une activité faible, mais aussi une participation réelle très limitée du marché. Les investisseurs ne peuvent pas évaluer efficacement la liquidité et la performance réelle du produit, et cette opacité accentue encore leur hésitation à acheter.
Leçons pour la comparaison : pourquoi d’autres produits peuvent percer le “full nelson”
Il est intéressant de comparer la relative réussite du produit d’actions privilégiées Stretch (STRC) de Strategy sur le marché nord-américain. La clé de son adoption plus large réside dans l’accès à des canaux de trading plus étendus, une découverte de prix plus transparente et un soutien plus actif des market makers. La même logique s’applique au phénomène récent des Pudgy Penguins — ce projet NFT a évolué d’un actif numérique pur vers une marque de consommation multidimensionnelle précisément parce qu’il a construit une large base d’utilisateurs via des canaux de vente au détail (jouets, collaborations retail), plutôt que de dépendre d’un seul canal de trading on-chain. Le jeton PENGU a été largement distribué via une airdrop à plus de 6 millions de portefeuilles, illustrant une stratégie de “multiplication des points d’accès” qui contraste fortement avec le STRE.
L’avenir : comment Strategy peut-il sortir du “full nelson”
Оэй recommande à Strategy de considérer une nouvelle introduction du STRE sur des plateformes de trading alternatives, notamment en Hollande. Ces plateformes peuvent généralement offrir une liquidité plus large, une participation plus active des market makers, des spreads plus serrés, et un meilleur support pour les investisseurs particuliers — autant d’éléments actuellement manquants pour le STRE.
Mais la vraie question est de savoir si Strategy passera à l’action. Bien que le président Michael Saylor ait été clair sur la question de l’émission d’actions privilégiées au Japon — Strategy n’envisage pas pour l’instant d’émettre des actions privilégiées au Japon —, son engagement à long terme envers le marché européen reste incertain. Actuellement, Strategy a lancé quatre produits d’actions privilégiées perpétuelles dans le monde, avec une domination absolue sur le marché américain. La question est de savoir si Strategy va “double down” sur le marché européen, investir des ressources pour briser le “full nelson” actuel, ou continuer à se concentrer sur le marché américain plus mature. Cela constituera un test crucial pour la vision stratégique de l’équipe de Saylor.
Le marché note également qu’en matière d’actifs cryptographiques, la récente performance de XRP offre une comparaison intéressante. Malgré une baisse d’environ 4 % au cours du mois, selon les données du 29 janvier 2026, le volume de transactions sur 24 heures de XRP s’élève à 169 millions de dollars, et le fonds d’investissement XRP ETF aux États-Unis a attiré un flux net de 91,72 millions de dollars ce mois-ci — ce qui montre qu’en dépit de la baisse des prix, les actifs dotés d’une bonne liquidité et facilement accessibles peuvent continuer à attirer l’intérêt des investisseurs. Cette leçon pourrait bien être ce dont STRE et Strategy ont besoin pour réfléchir sérieusement.
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Le dilemme "full nelson" de STRE : pourquoi les actions privilégiées européennes de Strategy sont-elles confrontées à une crise de liquidité
En novembre 2025, Strategy (MSTR) a lancé son premier produit d’actions privilégiées perpétuelles à l’étranger, Stream (STRE), tentant ainsi d’ouvrir la porte au marché européen des capitaux. Ce produit émis avec une valeur nominale de 100 euros, promettant un taux d’intérêt annuel de 10 %, aurait dû devenir la version européenne du produit Stretch (US) de Strategy, facilitant l’expansion de ses financements en Europe. Cependant, plus de deux mois après son introduction en bourse, le STRE se retrouve dans une situation embarrassante de type “full nelson” — apparemment contrôlé de manière étroite par le marché, incapable de bouger.
Paradoxe entre volume de financement et désintérêt du marché
Strategy a finalement levé 715 millions de dollars pour le STRE, ce qui semble impressionnant, mais l’histoire derrière révèle la véritable attitude du marché. Pour attirer les investisseurs, Strategy a été contraint de réduire le prix du produit de 20 % (passant d’une prévision de 80 euros à un prix d’émission réel), une concession rare qui témoigne de la faiblesse de la demande. Pire encore, depuis l’introduction en bourse, le STRE n’a quasiment bénéficié d’aucune promotion officielle, et on ne trouve même pas cette offre sur le tableau d’informations de Strategy lui-même — une “gestion invisible” extrêmement rare pour un produit de financement.
La crise de liquidité : le nœud du “full nelson”
Кхинг Оэй, fondateur et PDG de Treasury, a souligné la cause principale de la situation difficile du STRE : la liquidité. Il ne s’agit pas d’une simple insuffisance de liquidités, mais d’une crise structurelle et multidimensionnelle.
Premièrement, les canaux de trading sont fortement limités. Le STRE n’est listé que sur la plateforme multiforme Euro MTF au Luxembourg, qui est bien moins conviviale et moins capable de distribution que les courtiers principaux. En particulier, le plus grand courtier en ligne mondial, Interactive Brokers, ne propose pas de trading sur le STRE, ce qui est fatal pour un produit visant à attirer les investisseurs particuliers européens. Les données montrent que la majorité des plateformes de trading destinées aux investisseurs particuliers ne supportent pas non plus ce produit, rendant l’achat du STRE beaucoup plus difficile que prévu.
Deuxièmement, la brume autour des informations de tarification. Contrairement à des plateformes de données de trading renommées comme TradingView, qui couvrent largement d’autres produits, les données historiques de prix du STRE sont extrêmement rares. Selon les données disponibles sur TradingView, la capitalisation boursière du STRE est affichée à 3,9 milliards de dollars, mais le volume de trading journalier n’est que d’environ 1300 dollars — ce chiffre reflète non seulement une activité faible, mais aussi une participation réelle très limitée du marché. Les investisseurs ne peuvent pas évaluer efficacement la liquidité et la performance réelle du produit, et cette opacité accentue encore leur hésitation à acheter.
Leçons pour la comparaison : pourquoi d’autres produits peuvent percer le “full nelson”
Il est intéressant de comparer la relative réussite du produit d’actions privilégiées Stretch (STRC) de Strategy sur le marché nord-américain. La clé de son adoption plus large réside dans l’accès à des canaux de trading plus étendus, une découverte de prix plus transparente et un soutien plus actif des market makers. La même logique s’applique au phénomène récent des Pudgy Penguins — ce projet NFT a évolué d’un actif numérique pur vers une marque de consommation multidimensionnelle précisément parce qu’il a construit une large base d’utilisateurs via des canaux de vente au détail (jouets, collaborations retail), plutôt que de dépendre d’un seul canal de trading on-chain. Le jeton PENGU a été largement distribué via une airdrop à plus de 6 millions de portefeuilles, illustrant une stratégie de “multiplication des points d’accès” qui contraste fortement avec le STRE.
L’avenir : comment Strategy peut-il sortir du “full nelson”
Оэй recommande à Strategy de considérer une nouvelle introduction du STRE sur des plateformes de trading alternatives, notamment en Hollande. Ces plateformes peuvent généralement offrir une liquidité plus large, une participation plus active des market makers, des spreads plus serrés, et un meilleur support pour les investisseurs particuliers — autant d’éléments actuellement manquants pour le STRE.
Mais la vraie question est de savoir si Strategy passera à l’action. Bien que le président Michael Saylor ait été clair sur la question de l’émission d’actions privilégiées au Japon — Strategy n’envisage pas pour l’instant d’émettre des actions privilégiées au Japon —, son engagement à long terme envers le marché européen reste incertain. Actuellement, Strategy a lancé quatre produits d’actions privilégiées perpétuelles dans le monde, avec une domination absolue sur le marché américain. La question est de savoir si Strategy va “double down” sur le marché européen, investir des ressources pour briser le “full nelson” actuel, ou continuer à se concentrer sur le marché américain plus mature. Cela constituera un test crucial pour la vision stratégique de l’équipe de Saylor.
Le marché note également qu’en matière d’actifs cryptographiques, la récente performance de XRP offre une comparaison intéressante. Malgré une baisse d’environ 4 % au cours du mois, selon les données du 29 janvier 2026, le volume de transactions sur 24 heures de XRP s’élève à 169 millions de dollars, et le fonds d’investissement XRP ETF aux États-Unis a attiré un flux net de 91,72 millions de dollars ce mois-ci — ce qui montre qu’en dépit de la baisse des prix, les actifs dotés d’une bonne liquidité et facilement accessibles peuvent continuer à attirer l’intérêt des investisseurs. Cette leçon pourrait bien être ce dont STRE et Strategy ont besoin pour réfléchir sérieusement.