Source : Coindoo
Titre original : La reprise calme de l’Europe face à un nouveau test des menaces commerciales des États-Unis
Lien original :
Le calme économique de l’Europe est à nouveau mis à l’épreuve, non pas par l’inflation ou les taux d’intérêt, mais par la politique.
De nouvelles menaces tarifaires de Washington réinjectent le doute dans la planification des entreprises et les attentes politiques dans toute la zone euro, selon des responsables de la Banque centrale européenne.
Principaux enseignements
Les responsables de la BCE avertissent que la rhétorique tarifaire ravive l’incertitude pour les entreprises européennes
Une inflation et des taux d’intérêt stables offrent une protection limitée contre les chocs politiques
Des liens commerciaux profonds entre les États-Unis et l’Europe signifient que des tensions prolongées pourraient peser sur la croissance même sans de nouveaux tarifs
Lors d’une intervention en marge du Forum économique mondial à Davos, Christine Lagarde a averti que l’incertitude — plutôt que l’impact direct des tarifs — devient le principal facteur de risque pour l’Europe. Les entreprises des deux côtés de l’Atlantique, a-t-elle noté, ont de nouveau du mal à prévoir leurs coûts futurs, leurs chaînes d’approvisionnement et leurs décisions d’investissement.
Du point de vue de la BCE, ce retour de l’imprévisibilité est particulièrement perturbant car il intervient après une période de stabilité inhabituelle. L’inflation a ralenti, les coûts d’emprunt se sont stabilisés, et les décideurs politiques pensaient que le contexte macroéconomique était enfin plus facile à gérer pour les entreprises.
Menaces tarifaires contre la position stable de l’Europe
Les préoccupations actuelles proviennent de la rhétorique tarifaire renouvelée de Donald Trump, qui pourrait raviver les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe. Alors que les précédentes vagues de protectionnisme n’ont pas réussi à déstabiliser l’économie de la zone euro, les responsables de la BCE ont à plusieurs reprises souligné que les chocs externes restent une vulnérabilité persistante.
Lagarde a indiqué que même si les tarifs eux-mêmes n’augmentent pas dramatiquement les prix, leurs effets indirects pourraient être plus difficiles à gérer. Des investissements retardés, des embauches prudentes et des projets transfrontaliers reportés représentent tous des risques pour la dynamique de croissance à moyen terme.
La stabilité monétaire offre peu d’isolation
Chez nous, la situation monétaire en Europe est exceptionnellement calme. L’inflation tourne autour des niveaux cibles, et les taux d’intérêt de référence sont proches de 2 %. Les décideurs ont maintenu les taux inchangés depuis juin, et le marché s’attend largement à ce que cette position perdure.
Le président de la Banque centrale française, François Villeroy de Galhau, a renforcé cette vision, suggérant que de nouveaux tarifs auraient probablement un effet direct limité sur l’inflation. Il a toutefois reconnu que les mesures commerciales nécessiteraient une surveillance attentive, en particulier si les tensions politiques s’intensifient au-delà de la rhétorique.
Des liens économiques profonds augmentent le coût du conflit
Lagarde a souligné que la relation transatlantique repose sur des flux commerciaux et d’investissement profondément interconnectés. Perturber cette relation, a-t-elle argumenté, serait dommageable non seulement pour l’Europe mais aussi pour les entreprises américaines qui dépendent des marchés et des réseaux d’approvisionnement européens.
Selon elle, l’incertitude prolongée risque de devenir auto-renforçante. À mesure que les entreprises hésitent et retardent leurs décisions, la pression économique peut se matérialiser même sans changements politiques concrets.
Un schéma familier, des risques renouvelés
Pour les responsables de la BCE, la situation actuelle ressemble moins à une nouvelle crise qu’à une répétition des confrontations commerciales passées. Pourtant, le timing est important. Alors que l’Europe sort d’un cycle d’inflation difficile, la friction géopolitique renouvelée menace de compliquer ce qui avait été une relance économique relativement fluide.
Il reste incertain si les menaces tarifaires se traduiront par des actions concrètes. Ce qui est déjà évident, cependant, c’est que l’incertitude a repris un rôle central dans les perspectives économiques de l’Europe.
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LightningClicker
· Il y a 3h
C'est encore arrivé, les Américains veulent encore faire des histoires, cette fois l'Europe est vraiment en danger
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ProbablyNothing
· Il y a 3h
Encore une fois... Dès que les États-Unis ouvrent la bouche, l'Europe doit immédiatement se tendre, quand cette boucle pourra-t-elle enfin être brisée ?
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GasGrillMaster
· Il y a 3h
Lorsque les États-Unis interviennent, l'Europe tremble à nouveau... cette guerre commerciale est vraiment devenue une norme
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OldLeekMaster
· Il y a 3h
On dirait que les taxes américaines vont encore faire parler d'elles, et après que l'Europe vient tout juste de se remettre, il faut déjà tout recommencer ?
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GweiTooHigh
· Il y a 3h
Encore une fois, cette histoire de guerre commerciale, l'Europe en paie vraiment le prix.
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AlgoAlchemist
· Il y a 3h
Les États-Unis veulent lancer une guerre commerciale, et l'Europe va encore en pâtir ? Ce jeu est déjà usé, réveillez-vous tous.
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MetamaskMechanic
· Il y a 3h
Encore une fois, cette histoire de droits de douane américains, l'Europe doit-elle encore se remettre en question ?
La reprise calme de l'Europe fait face à un nouveau test dû aux menaces commerciales des États-Unis
Source : Coindoo Titre original : La reprise calme de l’Europe face à un nouveau test des menaces commerciales des États-Unis Lien original : Le calme économique de l’Europe est à nouveau mis à l’épreuve, non pas par l’inflation ou les taux d’intérêt, mais par la politique.
De nouvelles menaces tarifaires de Washington réinjectent le doute dans la planification des entreprises et les attentes politiques dans toute la zone euro, selon des responsables de la Banque centrale européenne.
Principaux enseignements
Lors d’une intervention en marge du Forum économique mondial à Davos, Christine Lagarde a averti que l’incertitude — plutôt que l’impact direct des tarifs — devient le principal facteur de risque pour l’Europe. Les entreprises des deux côtés de l’Atlantique, a-t-elle noté, ont de nouveau du mal à prévoir leurs coûts futurs, leurs chaînes d’approvisionnement et leurs décisions d’investissement.
Du point de vue de la BCE, ce retour de l’imprévisibilité est particulièrement perturbant car il intervient après une période de stabilité inhabituelle. L’inflation a ralenti, les coûts d’emprunt se sont stabilisés, et les décideurs politiques pensaient que le contexte macroéconomique était enfin plus facile à gérer pour les entreprises.
Menaces tarifaires contre la position stable de l’Europe
Les préoccupations actuelles proviennent de la rhétorique tarifaire renouvelée de Donald Trump, qui pourrait raviver les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe. Alors que les précédentes vagues de protectionnisme n’ont pas réussi à déstabiliser l’économie de la zone euro, les responsables de la BCE ont à plusieurs reprises souligné que les chocs externes restent une vulnérabilité persistante.
Lagarde a indiqué que même si les tarifs eux-mêmes n’augmentent pas dramatiquement les prix, leurs effets indirects pourraient être plus difficiles à gérer. Des investissements retardés, des embauches prudentes et des projets transfrontaliers reportés représentent tous des risques pour la dynamique de croissance à moyen terme.
La stabilité monétaire offre peu d’isolation
Chez nous, la situation monétaire en Europe est exceptionnellement calme. L’inflation tourne autour des niveaux cibles, et les taux d’intérêt de référence sont proches de 2 %. Les décideurs ont maintenu les taux inchangés depuis juin, et le marché s’attend largement à ce que cette position perdure.
Le président de la Banque centrale française, François Villeroy de Galhau, a renforcé cette vision, suggérant que de nouveaux tarifs auraient probablement un effet direct limité sur l’inflation. Il a toutefois reconnu que les mesures commerciales nécessiteraient une surveillance attentive, en particulier si les tensions politiques s’intensifient au-delà de la rhétorique.
Des liens économiques profonds augmentent le coût du conflit
Lagarde a souligné que la relation transatlantique repose sur des flux commerciaux et d’investissement profondément interconnectés. Perturber cette relation, a-t-elle argumenté, serait dommageable non seulement pour l’Europe mais aussi pour les entreprises américaines qui dépendent des marchés et des réseaux d’approvisionnement européens.
Selon elle, l’incertitude prolongée risque de devenir auto-renforçante. À mesure que les entreprises hésitent et retardent leurs décisions, la pression économique peut se matérialiser même sans changements politiques concrets.
Un schéma familier, des risques renouvelés
Pour les responsables de la BCE, la situation actuelle ressemble moins à une nouvelle crise qu’à une répétition des confrontations commerciales passées. Pourtant, le timing est important. Alors que l’Europe sort d’un cycle d’inflation difficile, la friction géopolitique renouvelée menace de compliquer ce qui avait été une relance économique relativement fluide.
Il reste incertain si les menaces tarifaires se traduiront par des actions concrètes. Ce qui est déjà évident, cependant, c’est que l’incertitude a repris un rôle central dans les perspectives économiques de l’Europe.