Guide complet sur le trading d'options : maîtriser les mécanismes clés et la gestion des risques

Pourquoi les options sont un outil incontournable pour les investisseurs

Beaucoup connaissent la logique de base de l’investissement en actions — acheter bas et vendre haut pour réaliser un profit. Mais le marché ne sera jamais aussi simple. Lorsque le prix des actions baisse ou que la volatilité s’intensifie, la méthode traditionnelle d’achat d’actions devient limitée. Les options (Options, aussi appelées droits d’option) sont des instruments financiers qui ont émergé précisément dans ces situations.

Les options appartiennent à la catégorie des instruments dérivés, permettant au détenteur d’avoir le droit — mais pas l’obligation — d’acheter ou de vendre un actif à un prix prédéterminé à une date donnée. Cet actif peut être une action, une devise, un indice, une marchandise ou même un contrat à terme. Comparées à d’autres dérivés, les options offrent une flexibilité exceptionnelle pour faire face à différents scénarios de marché. Qu’il s’agisse d’un marché haussier, baissier ou d’une consolidation, il existe une stratégie adaptée. C’est pourquoi les options peuvent à la fois servir d’outil de spéculation pour amplifier les gains et de couverture pour protéger contre les risques.

Pourquoi apprendre les options en vaut la peine

Les options présentent plusieurs avantages évidents par rapport à la détention directe d’actions :

Avantage de coût : contrôler un actif de grande valeur avec peu de capital. En ne payant qu’une petite marge, vous obtenez le droit d’acheter ou vendre un actif à un prix convenu à l’avance, ce qui permet d’utiliser un effet de levier significatif et de réduire considérablement la barrière d’entrée.

Adaptabilité au marché : possibilité de profiter de toutes sortes de mouvements. Acheter une option d’achat (Call) en cas de hausse anticipée, une option de vente (Put) en cas de baisse, ou même adopter des stratégies neutres lors de phases de stagnation.

Couverture contre les risques : protéger un portefeuille existant. Si vous détenez des actions mais craignez une baisse, acheter des options de vente peut efficacement limiter la perte maximale, en constituant une stratégie de protection.

Cependant, le trading d’options n’est pas sans barrières. La plupart des courtiers exigent que l’investisseur remplisse une convention d’option, évaluant ses ressources financières, son expérience et ses connaissances, avant d’autoriser l’ouverture d’un compte de trading.

Les termes clés pour maîtriser les options

Avant de commencer à trader, il est crucial de connaître les concepts suivants :

Option d’achat (Call) : le détenteur a le droit, mais pas l’obligation, d’acheter un actif à un prix convenu ou inférieur.

Option de vente (Put) : le détenteur a le droit, mais pas l’obligation, de vendre un actif à un prix convenu ou supérieur.

Prime : le coût payé par l’acheteur de l’option au vendeur, représentant le prix du marché de l’option.

Prix d’exercice (Strike) : le prix fixé pour acheter ou vendre l’actif lors de l’exercice de l’option, utilisé pour le règlement à l’échéance.

Date d’échéance : la dernière date à laquelle l’option peut être exercée ; passé cette date, le contrat devient caduc.

Multiplicateur de contrat : la quantité d’actifs sous-jacents représentée par chaque contrat. Par exemple, sur le marché américain, la norme est de 100 actions par contrat.

Les six éléments clés pour lire un tableau de cotation d’options

Les options sont essentiellement des contrats bilatéraux, avec des clauses précises. La première étape pour un débutant est d’apprendre à interpréter ces cotations.

Supposons que vous voyez une cotation d’option sur une action, les éléments à surveiller incluent :

1. Actif sous-jacent : le type précis d’actif concerné par le contrat.

2. Type de transaction : le droit d’achat est appelé « Call », celui de vente « Put ».

3. Prix d’exercice : le prix prévu pour l’exercice, c’est le paramètre central pour l’évaluation de l’option.

4. Date d’échéance : la date à laquelle l’investisseur doit exercer ou clôturer la position. Il faut choisir une échéance en fonction de la fenêtre temporelle de votre prévision de prix. Par exemple, si vous anticipez une publication de résultats qui pourrait être négative, choisissez une échéance après cette publication.

5. Prix de l’option : le coût payé par l’acheteur au vendeur, déterminant le niveau de risque.

6. Quantité de transaction (multiplicateur) : la norme est de 100 actions par contrat. Le coût total est égal au prix de l’option multiplié par le multiplicateur, cette somme étant appelée « prime d’option ».

Quatre modes de base pour trader les options

Les options se divisent en deux catégories : options d’achat (Call) et options de vente (Put), combinées avec des stratégies d’achat ou de vente, ce qui donne quatre configurations principales.

Achat d’option d’achat : la première option pour parier sur une hausse

Acheter une option d’achat équivaut à acheter un « coupon de réduction pour l’avenir ». Vous verrouillez un prix d’achat, et si le prix de l’action monte, vous pouvez acheter à prix réduit puis revendre au prix du marché, réalisant ainsi un profit. Plus la hausse est importante, plus le gain est conséquent.

Mais si le prix baisse ? Comme vous achetez un droit, pas une obligation, vous pouvez choisir de ne pas exercer. La perte maximale est le montant payé pour la prime. Par exemple, si vous achetez une option d’achat sur Tesla (TSLA.US), avec un prix actuel de 175$, une prime de 6,93$, et un prix d’exercice de 180$, vous dépensez 693$ (6,93×100). C’est la perte maximale possible. Tant que le prix ne dépasse pas 180$, vous ne faites rien ; dès qu’il franchit ce seuil, le profit commence à s’accumuler.

Achat d’option de vente : la protection contre la baisse

Acheter une option de vente, c’est comme acheter un « coupon de réduction pour l’avenir en cas de baisse ». Quand le prix baisse, vous pouvez vendre l’action à l’aide de l’option, puis la racheter à un prix plus bas, réalisant un gain. Plus la baisse est forte, plus le profit est grand.

De même, la perte maximale est limitée à la prime payée. La courbe de perte se stabilise lorsque le prix de l’actif monte, sans devenir infinie.

Vente d’option d’achat : le compromis risque/rendement

C’est l’autre côté du jeu à somme nulle — le gain de l’acheteur est la perte du vendeur. Vendre une option d’achat sans détenir l’actif sous-jacent comporte un risque énorme. Vous pourriez être contraint d’acheter l’action à un prix élevé pour la livrer à l’acheteur de l’option à un prix inférieur, entraînant une perte importante. C’est un exemple classique de « gagner des miettes en risquant gros ».

Vente d’option de vente : encaisser la prime en acceptant le risque

Vendre une option de vente signifie que vous espérez que le prix de l’action restera stable ou augmentera. Le gain maximal est la prime reçue. Mais si le prix chute fortement, vous risquez de subir une perte importante. Par exemple, vendre une option de vente avec un prix d’exercice de 160$, si l’actif chute à zéro, la perte du vendeur peut atteindre 15 639$ (160$×100 - prime de 361$). Ce risque est bien supérieur à celui d’acheter une option de vente.

Quatre règles pour maîtriser le risque dans le trading d’options

La gestion du risque en options repose sur quatre principes : éviter les positions nettes courtes, contrôler la taille des positions, diversifier le portefeuille, fixer des stops.

Éviter les positions nettes courtes : la vente d’options comporte un risque bien plus élevé que l’achat, car la perte peut être illimitée. Si vous avez plusieurs contrats, assurez-vous que le nombre d’achats est supérieur ou égal au nombre de ventes, pour rester en position « neutre » ou « équilibrée ». En cas de position nette courte, déterminez au moins votre perte maximale.

Contrôler la taille des transactions : ne pas tout miser. Limitez chaque transaction à une somme que vous pouvez supporter, surtout pour les stratégies de vente. Les options amplifient les gains et pertes, donc la gestion du capital doit se baser sur la valeur totale des contrats, pas uniquement sur la marge.

Diversifier le portefeuille : ne pas concentrer tous ses fonds sur une seule action, indice ou marchandise. Construire un portefeuille équilibré permet de réduire efficacement le risque.

Utiliser les stops de manière flexible : essentiel pour les positions nettes courtes, où la perte peut être illimitée. Pour les positions longues ou neutres, où la perte maximale est connue, les stops peuvent être plus souples.

Options vs Futures vs Contrats pour différence : lequel vous convient le mieux ?

Les options ont une sensibilité plus faible au prix de l’actif sous-jacent, et leur compréhension est plus complexe. Si vous souhaitez capter des mouvements de marché à court terme dans une fourchette étroite, les contrats pour différence ou les futures peuvent être plus appropriés — ces derniers étant souvent préférés pour leur flexibilité et leur simplicité.

Voici une comparaison synthétique :

Dimension Options Futures Contrats pour différence
Mécanisme principal Achat d’un droit, option d’exercer ou non Engagement bilatéral à livrer ou recevoir Paiement ou encaissement de la différence de prix
Obligations Acheteur a le droit, pas l’obligation Les deux parties ont l’obligation Le vendeur doit payer la différence
Actifs sous-jacents Actions, indices, matières premières, obligations Actions, matières premières, devises Actions, matières premières, devises, cryptomonnaies
Effet de levier Moyen (20-100×) Faible (10-20×) Élevé (jusqu’à 200×)
Seuil minimal Quelques centaines de dollars Plusieurs milliers de dollars Quelques dizaines de dollars
Frais de transaction Commissions possibles Commissions possibles Pas de commissions, spread inclus

En résumé : les options, synonymes de flexibilité

Les options sont des outils puissants pour s’adapter à la volatilité du marché. Avec une simple prévision de tendance, il est possible de maîtriser précisément ses coûts et ses risques. Cependant, leur seuil d’entrée est élevé, nécessitant des fonds suffisants, de l’expérience et des connaissances, ainsi qu’une validation par le courtier.

Dans certains cas — par exemple lorsque la prime est trop élevée ou pour des investissements à court terme avec faible volatilité — les futures ou les contrats pour différence peuvent être une alternative plus « directe ».

Mais quel que soit l’outil choisi, la clé reste la qualité de l’analyse de marché. Les outils ne sont efficaces que si la prévision est correcte, d’où l’importance d’une étude approfondie du marché et d’une gestion rigoureuse des risques.

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