Récemment, le marché pétrolier a connu un phénomène rare : la tarification des contrats à terme sur le Brent affiche une forme inhabituelle. Selon une analyse de Morgan Stanley, les prix des contrats pour les neuf premiers mois sont en baisse, puis commencent à remonter, formant globalement une « courbe en sourire ». Des analystes tels que Martijn Rats et Charlotte Firkins soulignent qu’au cours de près de 30 ans d’historique, ce type de modèle de tarification est pratiquement inédit, ce qui indique que le marché digère un signal complexe et contradictoire.
Les attentes d’excédent d’offre stimulent la baisse à court terme
Cette structure anormale de la courbe à terme cache des attentes duales du marché. Actuellement, le contrat à terme sur le Brent pour le mois proche reste supérieur à celui pour le mois éloigné, c’est-à-dire une « inversion de la courbe », où les traders paient une prime pour le pétrole au comptant, reflétant une tension récente de l’offre. Cependant, à partir de 2026, la courbe s’inversera en une « prime positive », annonçant l’arrivée d’une période d’excès d’offre.
Morgan Stanley prévoit que le prix du Brent tombera à un creux de 60 dollars le baril plus tard cette année. Cette prévision repose sur plusieurs facteurs : la pression continue de la guerre commerciale menée par les États-Unis sur la demande énergétique, l’augmentation de la production par l’OPEP+ à un rythme supérieur aux attentes, et l’accroissement des inquiétudes concernant un futur excédent d’offre. Ce mois-ci, le prix du Brent a déjà chuté de 12 %, reflétant l’accumulation de ces facteurs.
Les dynamiques d’offre redéfinissent le paysage à long terme
Selon une évaluation de Barclays, le marché mondial du pétrole connaîtra en 2025 un excédent de 1 million de barils par jour, qui s’étendra à 1,5 million de barils par jour en 2026. Sur cette base, Barclays a revu à la baisse sa prévision du prix moyen du Brent pour 2025 à 70 dollars le baril, et pour 2026 à 62 dollars le baril.
Les analystes indiquent également que l’offre de pétrole pourrait encore présenter un déficit au troisième trimestre, mais que la situation s’inversera rapidement par la suite. Les droits de douane deviendront un facteur majeur de freinage de la demande pétrolière, et la combinaison d’une demande en ralentissement et d’une forte croissance de l’offre conduira finalement le marché d’une tension à une situation plus détendue.
Situation actuelle et perspectives du marché
Au 29 avril, le prix de transaction du Brent s’établissait à 64 dollars le baril. Ce niveau se situe entre un récent sommet et une prévision de creux, reflétant que le marché digère encore les différences d’attentes entre différentes périodes de temps. La tendance des prix du pétrole ne se limite plus à une simple fluctuation unidirectionnelle, mais montre une différenciation structurelle claire — une pression à court terme, avec une tendance à la baisse progressive à moyen et long terme.
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Le mouvement du Brent brut est-il sur le point de s'inverser ? La rare « courbe du sourire » révèle une grande divergence des prix du pétrole
Curves à terme en mutation annonçant un tournant
Récemment, le marché pétrolier a connu un phénomène rare : la tarification des contrats à terme sur le Brent affiche une forme inhabituelle. Selon une analyse de Morgan Stanley, les prix des contrats pour les neuf premiers mois sont en baisse, puis commencent à remonter, formant globalement une « courbe en sourire ». Des analystes tels que Martijn Rats et Charlotte Firkins soulignent qu’au cours de près de 30 ans d’historique, ce type de modèle de tarification est pratiquement inédit, ce qui indique que le marché digère un signal complexe et contradictoire.
Les attentes d’excédent d’offre stimulent la baisse à court terme
Cette structure anormale de la courbe à terme cache des attentes duales du marché. Actuellement, le contrat à terme sur le Brent pour le mois proche reste supérieur à celui pour le mois éloigné, c’est-à-dire une « inversion de la courbe », où les traders paient une prime pour le pétrole au comptant, reflétant une tension récente de l’offre. Cependant, à partir de 2026, la courbe s’inversera en une « prime positive », annonçant l’arrivée d’une période d’excès d’offre.
Morgan Stanley prévoit que le prix du Brent tombera à un creux de 60 dollars le baril plus tard cette année. Cette prévision repose sur plusieurs facteurs : la pression continue de la guerre commerciale menée par les États-Unis sur la demande énergétique, l’augmentation de la production par l’OPEP+ à un rythme supérieur aux attentes, et l’accroissement des inquiétudes concernant un futur excédent d’offre. Ce mois-ci, le prix du Brent a déjà chuté de 12 %, reflétant l’accumulation de ces facteurs.
Les dynamiques d’offre redéfinissent le paysage à long terme
Selon une évaluation de Barclays, le marché mondial du pétrole connaîtra en 2025 un excédent de 1 million de barils par jour, qui s’étendra à 1,5 million de barils par jour en 2026. Sur cette base, Barclays a revu à la baisse sa prévision du prix moyen du Brent pour 2025 à 70 dollars le baril, et pour 2026 à 62 dollars le baril.
Les analystes indiquent également que l’offre de pétrole pourrait encore présenter un déficit au troisième trimestre, mais que la situation s’inversera rapidement par la suite. Les droits de douane deviendront un facteur majeur de freinage de la demande pétrolière, et la combinaison d’une demande en ralentissement et d’une forte croissance de l’offre conduira finalement le marché d’une tension à une situation plus détendue.
Situation actuelle et perspectives du marché
Au 29 avril, le prix de transaction du Brent s’établissait à 64 dollars le baril. Ce niveau se situe entre un récent sommet et une prévision de creux, reflétant que le marché digère encore les différences d’attentes entre différentes périodes de temps. La tendance des prix du pétrole ne se limite plus à une simple fluctuation unidirectionnelle, mais montre une différenciation structurelle claire — une pression à court terme, avec une tendance à la baisse progressive à moyen et long terme.