Qu’est-ce que le circuit breaker ? En une phrase pour tout comprendre
Le mécanisme de circuit breaker, dont le nom anglais est « Circuit Breaker », est en fait très simple : lorsque le marché boursier chute fortement, que l’émotion des investisseurs s’effondre, ou qu’une vente panique massive se produit, la bourse appuie sur le bouton pause, forçant le marché à arrêter la négociation.
Ce n’est pas une punition pour les investisseurs, mais une période de calme. Comme un disjoncteur qui saute automatiquement en cas de surcharge électrique, le circuit breaker intervient lors de fluctuations excessives du marché, permettant à tous de digérer l’actualité, de réévaluer la situation, plutôt que d’être emportés par la panique et de vendre à tout va.
Comment se déclenche le circuit breaker ? Trois seuils à connaître
Le circuit breaker américain est divisé en trois niveaux, basés sur la baisse quotidienne du S&P 500 :
Niveau 1 : baisse de 7%
Lorsqu’il se déclenche entre 09h30 et 15h25, le marché suspend la négociation pendant 15 minutes
Après 15h25, la négociation reprend normalement
Ce niveau ne peut être déclenché qu’une seule fois par jour
Niveau 2 : baisse de 13%
Même règle : suspension de 15 minutes entre 09h30 et 15h25
Après 15h25, la négociation reprend
Se déclenche uniquement si la baisse dépasse le seuil du niveau 1
Niveau 3 : baisse de 20%
Peu importe le moment, la négociation s’arrête immédiatement pour toute la journée
C’est la dernière ligne de défense, indiquant que le marché est hors de contrôle
En résumé, les deux premiers niveaux sont comme un feu orange, donnant 15 minutes pour se calmer ; le troisième, c’est le feu rouge, la fin de la journée de trading.
Pourquoi avoir mis en place ce mécanisme ?
Les origines du circuit breaker sont très particulières. Le 19 octobre 1987, le Dow Jones Industrial Average a chuté de 22,61% en une seule journée, établissant le record de la plus forte baisse journalière de l’histoire du marché américain. Le marché était complètement hors de contrôle, les bourses mondiales s’effondraient, et les régulateurs ont compris qu’il fallait instaurer une « valve de sécurité » pour éviter un effondrement total.
Depuis, l’objectif principal du circuit breaker est d’empêcher un marché hors de contrôle causé par des transactions irrationnelles. Quand les prix sont davantage dictés par l’émotion que par les fondamentaux, la suspension permet aux investisseurs de réévaluer la situation, de réduire l’effet de troupeau et la vague de ventes panique.
Il sert aussi à prévenir les « flash crashes ». Le 6 mai 2010, certains traders à haute fréquence ont effectué des opérations anormales, provoquant une chute de 1000 points du Dow Jones en 5 minutes. Avec le circuit breaker, ces situations extrêmes peuvent être automatiquement stoppées, laissant le temps au système de retrouver un peu de rationalité.
Que nous ont appris les quatre circuits breakers de 2020 ?
Bien que le circuit breaker existe depuis 1988, c’est en 2020 qu’il a été le plus souvent déclenché. Cette année-là, la pandémie de COVID-19 a éclaté soudainement, confrontant l’humanité à une menace totalement inconnue. La propagation du virus a dépassé toutes les prévisions, et chaque pays a pris des mesures de confinement, paralysant presque toute activité économique.
Parallèlement, les prix du pétrole ont chuté violemment. La rupture des négociations entre l’Arabie Saoudite et la Russie a poussé l’Arabie à augmenter sa production, faisant plonger le prix du baril. Ces deux chocs combinés ont mis le feu aux poudres du marché boursier.
Les 9, 12, 16 et 18 mars, le S&P 500 a déclenché quatre fois le circuit breaker de niveau 1. Au 18 mars, le Nasdaq avait chuté de 26% par rapport à son sommet de février, le S&P 500 de 30%, et le Dow Jones de 31%. Pendant cette période, le taux de chômage a explosé, les revenus des entreprises ont chuté, et les investisseurs craignaient une récession, avec des vagues de ventes successives.
Le circuit breaker peut-il vraiment stabiliser le marché ?
La réponse est « pas totalement ».
Effets positifs : le circuit breaker peut, à certains moments, calmer le marché. Lorsqu’une panique collective s’empare des investisseurs, la suspension forcée peut couper la transmission de la peur, permettant à certains de réfléchir calmement, plutôt que de suivre aveuglément la foule.
Effets négatifs : mais parfois, il peut aussi aggraver l’anxiété. Sachant que des seuils existent, certains investisseurs accélèrent leurs ventes à l’approche du déclenchement, craignant d’être bloqués et de ne pas pouvoir couper leurs pertes à temps. Cet « effet de précipitation » peut augmenter la volatilité du marché.
Que faire si le circuit breaker se déclenche à nouveau ?
Il faut d’abord comprendre que le circuit breaker intervient souvent lors d’événements imprévisibles et majeurs — pandémie, guerre, crise financière — que l’on ne peut pas prévoir avec précision à l’avance.
Ensuite, il faut changer d’état d’esprit. Lorsqu’il se produit, le marché est rempli de panique, mais aussi d’opportunités. Si vous avez des liquidités, c’est peut-être le moment d’en profiter pour acheter à bas prix.
Conseils concrets :
Maintenez une réserve de cash suffisante pour assurer votre liquidité
Diversifiez vos investissements pour limiter les risques
Lors du déclenchement, évitez de suivre la foule en achetant ou en vendant impulsivement, utilisez la période de pause pour réfléchir
Avoir une vision à long terme est essentiel : historiquement, après chaque circuit breaker, le marché américain a fini par rebondir et atteindre de nouveaux sommets
En résumé
Le mécanisme de circuit breaker, instauré en 1988, s’est déclenché cinq fois jusqu’à présent. Il n’a pas pour but d’arrêter l’investissement, mais d’offrir une pause au marché. Le système à trois seuils — 7%, 13%, 20% — est bien conçu : il représente respectivement le feu orange, le feu orange et le feu rouge.
Comprendre la nature du circuit breaker peut vous aider à rester rationnel lors de marchés extrêmes. Rappelez-vous : le marché fluctue, la peur est humaine, mais ceux qui connaissent le mécanisme savent comment réagir.
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Qu’est-ce que le circuit breaker ? En une phrase pour tout comprendre
Le mécanisme de circuit breaker, dont le nom anglais est « Circuit Breaker », est en fait très simple : lorsque le marché boursier chute fortement, que l’émotion des investisseurs s’effondre, ou qu’une vente panique massive se produit, la bourse appuie sur le bouton pause, forçant le marché à arrêter la négociation.
Ce n’est pas une punition pour les investisseurs, mais une période de calme. Comme un disjoncteur qui saute automatiquement en cas de surcharge électrique, le circuit breaker intervient lors de fluctuations excessives du marché, permettant à tous de digérer l’actualité, de réévaluer la situation, plutôt que d’être emportés par la panique et de vendre à tout va.
Comment se déclenche le circuit breaker ? Trois seuils à connaître
Le circuit breaker américain est divisé en trois niveaux, basés sur la baisse quotidienne du S&P 500 :
Niveau 1 : baisse de 7%
Niveau 2 : baisse de 13%
Niveau 3 : baisse de 20%
En résumé, les deux premiers niveaux sont comme un feu orange, donnant 15 minutes pour se calmer ; le troisième, c’est le feu rouge, la fin de la journée de trading.
Pourquoi avoir mis en place ce mécanisme ?
Les origines du circuit breaker sont très particulières. Le 19 octobre 1987, le Dow Jones Industrial Average a chuté de 22,61% en une seule journée, établissant le record de la plus forte baisse journalière de l’histoire du marché américain. Le marché était complètement hors de contrôle, les bourses mondiales s’effondraient, et les régulateurs ont compris qu’il fallait instaurer une « valve de sécurité » pour éviter un effondrement total.
Depuis, l’objectif principal du circuit breaker est d’empêcher un marché hors de contrôle causé par des transactions irrationnelles. Quand les prix sont davantage dictés par l’émotion que par les fondamentaux, la suspension permet aux investisseurs de réévaluer la situation, de réduire l’effet de troupeau et la vague de ventes panique.
Il sert aussi à prévenir les « flash crashes ». Le 6 mai 2010, certains traders à haute fréquence ont effectué des opérations anormales, provoquant une chute de 1000 points du Dow Jones en 5 minutes. Avec le circuit breaker, ces situations extrêmes peuvent être automatiquement stoppées, laissant le temps au système de retrouver un peu de rationalité.
Que nous ont appris les quatre circuits breakers de 2020 ?
Bien que le circuit breaker existe depuis 1988, c’est en 2020 qu’il a été le plus souvent déclenché. Cette année-là, la pandémie de COVID-19 a éclaté soudainement, confrontant l’humanité à une menace totalement inconnue. La propagation du virus a dépassé toutes les prévisions, et chaque pays a pris des mesures de confinement, paralysant presque toute activité économique.
Parallèlement, les prix du pétrole ont chuté violemment. La rupture des négociations entre l’Arabie Saoudite et la Russie a poussé l’Arabie à augmenter sa production, faisant plonger le prix du baril. Ces deux chocs combinés ont mis le feu aux poudres du marché boursier.
Les 9, 12, 16 et 18 mars, le S&P 500 a déclenché quatre fois le circuit breaker de niveau 1. Au 18 mars, le Nasdaq avait chuté de 26% par rapport à son sommet de février, le S&P 500 de 30%, et le Dow Jones de 31%. Pendant cette période, le taux de chômage a explosé, les revenus des entreprises ont chuté, et les investisseurs craignaient une récession, avec des vagues de ventes successives.
Le circuit breaker peut-il vraiment stabiliser le marché ?
La réponse est « pas totalement ».
Effets positifs : le circuit breaker peut, à certains moments, calmer le marché. Lorsqu’une panique collective s’empare des investisseurs, la suspension forcée peut couper la transmission de la peur, permettant à certains de réfléchir calmement, plutôt que de suivre aveuglément la foule.
Effets négatifs : mais parfois, il peut aussi aggraver l’anxiété. Sachant que des seuils existent, certains investisseurs accélèrent leurs ventes à l’approche du déclenchement, craignant d’être bloqués et de ne pas pouvoir couper leurs pertes à temps. Cet « effet de précipitation » peut augmenter la volatilité du marché.
Que faire si le circuit breaker se déclenche à nouveau ?
Il faut d’abord comprendre que le circuit breaker intervient souvent lors d’événements imprévisibles et majeurs — pandémie, guerre, crise financière — que l’on ne peut pas prévoir avec précision à l’avance.
Ensuite, il faut changer d’état d’esprit. Lorsqu’il se produit, le marché est rempli de panique, mais aussi d’opportunités. Si vous avez des liquidités, c’est peut-être le moment d’en profiter pour acheter à bas prix.
Conseils concrets :
En résumé
Le mécanisme de circuit breaker, instauré en 1988, s’est déclenché cinq fois jusqu’à présent. Il n’a pas pour but d’arrêter l’investissement, mais d’offrir une pause au marché. Le système à trois seuils — 7%, 13%, 20% — est bien conçu : il représente respectivement le feu orange, le feu orange et le feu rouge.
Comprendre la nature du circuit breaker peut vous aider à rester rationnel lors de marchés extrêmes. Rappelez-vous : le marché fluctue, la peur est humaine, mais ceux qui connaissent le mécanisme savent comment réagir.