Pourquoi 2025 sera le tournant pour les stablecoins en euro
Le marché des cryptomonnaies connaît en 2025 un changement de paradigme : les stablecoins évoluent d’instruments de niche pour le commerce à piliers centraux de la finance numérique. L’histoire à succès de USDT (Tether) et USDC (Circle) montre le potentiel – tous deux combinent stabilité monétaire avec programmabilité blockchain et génèrent des flux de liquidités d’une valeur de billions de dollars. Mais alors que les stablecoins en USD dominent mondialement, un nouveau marché émerge : les stablecoins en euro régulés, répondant aux exigences européennes et redéfinissant les paiements institutionnels.
Les signaux politiques sont favorables. Aux États-Unis, la nouvelle administration sous le président Donald Trump a lancé le GENIUS Act – la première loi fédérale sur les stablecoins – qui établit des réserves à 100 %, des obligations strictes de transparence et des licences claires. Le ministère des Finances parle explicitement d’un marché « multitrillionnaire » en devenir dès qu’une clarté réglementaire sera atteinte.
L’Europe répond avec la règlementation MiCA („Markets in Crypto-Assets"), qui établit des normes contraignantes pour les E-Money-Tokens (EMT) – y compris des droits légaux de rachat. C’est ici qu’un nouveau participant au marché intervient : EURAU, un stablecoin en euro émis par la société Frankfurt AllUnity GmbH, régulé par la BaFin, conforme à la MiCA.
Volumes de marché parlent d’eux-mêmes
Les chiffres confirment la tendance haussière : USDT circule avec environ 170–173 milliards de dollars, USDC a dépassé la barre des 60 milliards de dollars lors de son introduction en bourse en juin 2025. Ces quantités de liquidités sont réparties sur des bourses centralisées (CEX), des plateformes décentralisées (DEX) et des protocoles DeFi. Les deux stablecoins établissent ainsi la norme mondiale en matière de stabilité de parité, de qualité de rachat et de transparence.
Le marché des stablecoins en euro est encore en phase de développement – avec un potentiel de croissance considérable. En effet, alors que les entreprises, banques et fintechs se rabattent sur USDT/USDC pour les paiements en dollars, il manque encore un équivalent régulé, reconnu à l’échelle européenne, avec les mêmes standards.
EURAU : conception et ancrage réglementaire
EURAU est émis par AllUnity GmbH – une joint-venture de trois partenaires établis :
DWS (leader européen de la gestion d’actifs)
Flow Traders (spécialisé en market making et fourniture de liquidités)
Galaxy (technologie d’infrastructure crypto)
Cette configuration garantit dès le départ une qualité institutionnelle. Contrairement à USDC ou USDT, initialement conçus pour des plateformes de trading mondiales, EURAU s’adresse explicitement aux entreprises et banques européennes.
Ancrage juridique dans le régime MiCA
La différence clé avec les stablecoins existants : EURAU est un E-Money-Token conforme à MiCA, émis par un établissement de monnaie électronique agréé par la BaFin. Cela signifie concrètement :
Droit légal de rachat selon l’art. 49 MiCA : les détenteurs peuvent échanger leurs tokens contre leur valeur nominale auprès de l’émetteur – pas une promesse, mais un droit légal
Publication d’un whitepaper : divulgation complète de tous les paramètres techniques et financiers
Couverture totale par des réserves : les stablecoins en euro comme EURAU doivent couvrir 100 % de leur émission par des réserves liquides
En comparaison : USDC suit le modèle américain (structure fiduciaire / MMF avec attestations mensuelles), USDT n’est pas soumis à une supervision européenne unique et publie des rapports trimestriels. EURAU, lui, combine la profondeur réglementaire européenne avec une transparence native blockchain.
Le modèle de réserve multi-bancaire
EURAU gère ses réserves via un réseau d’établissements de crédit EU-CRR – pas auprès d’une seule banque. Cela réduit les risques de contrepartie et crée une redondance opérationnelle. Dans le Trust Center d’AllUnity, ces réserves sont constamment documentées :
Composition des réserves
Attestations régulières par des auditeurs indépendants
Justificatifs on-chain via Etherscan (quantité en circulation, statut du smart contract)
Ce mécanisme de transparence dépasse même USDC et USDT en détail – non seulement en volume, mais aussi en confiance, grâce à la vérifiabilité.
Architecture technique et stratégie multi-chaînes
EURAU démarre en tant que jeton ERC-20 sur Ethereum – la blockchain la plus répandue pour les applications décentralisées. Le smart contract public est accessible via Etherscan, permettant à chacun de vérifier en direct audits, transactions et volume total.
D’autres blockchains sont prévues. USDT et USDC opèrent déjà sur plus de 5 chaînes (Ethereum, Solana, Tron, Avalanche etc.), ce qui leur confère une large intégration. EURAU est en phase de construction – un inconvénient stratégique qui peut être compensé par une expansion rapide sur d’autres chaînes.
Tableaux de bord et flux de données en direct
AllUnity exploite un Trust Center accessible au public avec des indicateurs en temps réel. Les données peuvent être vérifiées par des sources externes :
Etherscan (Contrôle on-chain)
CoinGecko / DeFiLlama (Agrégateurs de données de marché)
Rapports d’audit (mensuels à trimestriels)
Cette culture de vérification est essentielle : un stablecoin régulé en euro repose sur la crédibilité que le rapport de l’émetteur, la réalité on-chain et les opinions tierces concordent.
Processus de mint et de redemption : cœur de la stabilité
Pour un stablecoin en euro, le mécanisme d’entrée et de sortie est central :
Modèle EURAU :
Mint & Redeem 24/7
Pas de frais côté émetteur
Vérification KYC/AML requise
Rachat garanti au nominal (ancré légalement)
Modèle USDC :
Tokenisation directe chez Circle avec frais dégressifs
Attestations mensuelles de réserve
KYC également requis
Modèle USDT :
Rachat via Tether possible, mais opérationnellement souvent complexe
Beaucoup d’utilisateurs se rabattent sur des routes boursières/OTC
Rapports de transparence trimestriels
L’avantage d’EURAU : le droit légal de rachat selon MiCA crée une sécurité juridique, que recherchent notamment banques ou assurances pour leurs opérations de trésorerie. Ce n’est pas seulement une fonctionnalité technique, mais un bouclier réglementaire.
Intégration au marché : de la niche à la liquidité
EURAU a récemment été listé sur la bourse européenne Bullish Europe – avec des paires de trading BTC/EURAU et USDC/EURAU. C’est un début stratégique :
Flow Traders en tant que Market Maker pour les spreads Bid/Ask
BitGo et Zodia pour les solutions de custody
Partenaires bancaires comme Metzler et V-Bank sécurisent l’architecture de réserve
En comparaison : USDT/USDC disposent déjà de milliards d’euros de volume quotidien. EURAU démarre plus petit, mais avec l’avantage d’avoir déjà l’infrastructure institutionnelle (Banques, Custodians) en place.
Le secteur des stablecoins en euro : qui concurrence EURAU ?
Le marché européen des stablecoins est marqué par cinq approches différentes :
Token
Émetteur
Structure
Particularité
EURAU
AllUnity (BaFin)
EMI + MiCA-EMT
Droit légal de rachat, réserves multi-bancaires
EURC
Circle
Conforme à MiCA
Profite du réseau d’intégration USDC
EUROe
Paxos Issuance Europe
EMI finlandais
Flux de paiement bancaires, intégration de comptes
EURe
Monerium
EMI islandais
Écosystème Cosmos, paiements programmables
EURS
Stasis
Non-EMI
Relevés de compte quotidiens, audits BDO
agEUR/EURA
Angle Protocol
Garantie DeFi
Décentralisé, sur-garanti, sans droit bancaire
Différence clé pour les utilisateurs institutionnels : EMI + MiCA-EMT est la norme d’or. EURAU, EURC, EUROe et EURe remplissent cette exigence ; EURS fonctionne avec une grande transparence mais sans statut EMT ; agEUR/EURA est l’instrument DeFi, mais sans sécurité juridique.
Cas d’usage : où le stablecoin en euro crée de la valeur pratique
1. Paiements B2B et remises internationales
Les entreprises paient fournisseurs, filiales ou employés en temps réel en euro. Une usine en Allemagne paie sa chaîne d’approvisionnement polonaise en EURAU plutôt que sur 2–3 jours via SEPA. Le délai de règlement passe de T+1 à T+0.
2. Automatisation de trésorerie
Les équipes de trésorerie placent la liquidité, automatisent les paiements de salaires ou versent à des appareils IoT (z. B. péages, frais de chargement). Un stablecoin régulé en euro avec programmabilité on-chain réduit considérablement les frictions.
3. Règlement on-chain pour la tokenisation
Les plateformes RWA (Real World Assets) tokenisent des obligations d’État, des papiers commerciaux ou des fonds monétaires. Elles ont besoin d’un équivalent en euro pour leurs structures en dollars US. EURAU peut ici jouer le rôle de la partie cash manquante.
4. Bourses et courtiers
Les CEX/DEX ont besoin de devises de cotation stables et régulées. Un stablecoin en euro élargit la gamme de produits et rend plus efficaces les futures, le trading sur marge et l’arbitrage en euros.
Risques et parcours de diligence
Malgré la régulation, les risques restent pertinents :
Risque de parité : La volatilité du marché ou des perturbations opérationnelles pourraient temporairement décaler le taux 1:1.
Risque de contrepartie : Les banques de réserve, custodians ou partenaires infrastructurels pourraient faire faillite – d’où le modèle multi-bancaire.
Risques liés aux smart contracts : Le code n’est pas exempt d’erreurs, même après audits. Des exploits sont théoriquement possibles.
Changements réglementaires : MiCA sera précisé, et les règles nationales peuvent évoluer.
Les utilisateurs professionnels doivent suivre ces étapes :
Lire intégralement le whitepaper MiCA – comprendre la base juridique
Vérifier les attestations du Trust Center – réserves réelles, banques solides ?
Contrôler les données on-chain – quantité en circulation, portefeuilles, modèles de transaction via Etherscan
Évaluer le SLA de rachat – rapidité et fiabilité du processus de redemption
Mesurer la liquidité – spreads Bid/Ask, volumes d’ordre, couverture boursière
Options de custody – interne vs. externe, standards de sécurité
Pour l’utilisation dans des protocoles DeFi : documenter aussi les risques de gouvernance (Oracles, niveaux de collatéralisation).
Mise en œuvre pratique : premières étapes
Phase 1 – Définition des objectifs :
Paiements ? Automatisation de trésorerie ? Règlement en bourse ? Chaque scénario a ses exigences KYC, contrepartie et tech.
Phase 2 – Intégration :
Passer le KYC/AML chez AllUnity
Définir la stratégie de custody (Interne ou externe)
Sécuriser le portefeuille, définir signatures, politiques d’urgence
Prioriser les paires de trading cibles (EURAU/USDC, EURAU/BTC)
Phase 4 – Workflow de rachat :
Documenter le processus de redemption, contacts, cut-offs
Tester limites journalières/hebdomadaires et scénarios de stress
Préparer des routes de secours (sorties alternatives)
Phase 5 – Reporting :
Intégrer les attestations Trust Center dans le reporting interne
Documenter mensuellement les justificatifs on-chain
Revoir les politiques au moins trimestriellement
Prévisions de marché : 12–24 prochains mois
La supervision MiCA se précisera. Il sera crucial de voir si la liquidité en euro sur CEX/DEX croît significativement – les paires standards comme EURAU/USDC, EURAU/BTC devraient régulièrement afficher des volumes élevés.
Parallèlement, la demande provenant de la vague de tokenisation augmentera : fonds monétaires, obligations d’État et papiers commerciaux nécessitent une partie cash en euro régulée, on-chain.
Techniquement, on attend d’autres déploiements de chaînes, des couches d’interopérabilité et des intégrations de paiements. Plus les rampes fiat on/off seront fluides, plus l’adoption large de l’euro sera probable.
Conclusion : pourquoi EURAU a le potentiel de devenir la norme
Un stablecoin en euro a longtemps été un terrain miné réglementairement. Avec EURAU, un produit répondant à trois exigences centrales émerge :
✓ Clarté réglementaire – licence BaFin + statut EMT MiCA
✓ Sécurité juridique – droit de redemption parité pour les détenteurs
✓ Infrastructures institutionnelles – réserves multi-bancaires, partenaires de custody, market-making
USDT et USDC ont montré que liquidité + conformité + capacité de rachat forment la triade du succès. EURAU vise précisément cette composition – optimisée pour les exigences européennes.
L’opportunité centrale : si EURAU construit une profondeur d’ordre et se déploie plus largement via bourses/custodians, le token pourrait devenir le rail euro dominant pour les institutions, entreprises et DeFi.
Pour vous, lecteur : intégrer tôt, suivre en continu les données de transparence, définir les chemins de rachat et d’urgence – et exploiter activement les cas d’usage en euro. Le marché des paiements programmables, régulés et en euro ne fait que commencer.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
EURAU – Le stablecoin euro réglementé pour les exigences institutionnelles en Europe
Pourquoi 2025 sera le tournant pour les stablecoins en euro
Le marché des cryptomonnaies connaît en 2025 un changement de paradigme : les stablecoins évoluent d’instruments de niche pour le commerce à piliers centraux de la finance numérique. L’histoire à succès de USDT (Tether) et USDC (Circle) montre le potentiel – tous deux combinent stabilité monétaire avec programmabilité blockchain et génèrent des flux de liquidités d’une valeur de billions de dollars. Mais alors que les stablecoins en USD dominent mondialement, un nouveau marché émerge : les stablecoins en euro régulés, répondant aux exigences européennes et redéfinissant les paiements institutionnels.
Les signaux politiques sont favorables. Aux États-Unis, la nouvelle administration sous le président Donald Trump a lancé le GENIUS Act – la première loi fédérale sur les stablecoins – qui établit des réserves à 100 %, des obligations strictes de transparence et des licences claires. Le ministère des Finances parle explicitement d’un marché « multitrillionnaire » en devenir dès qu’une clarté réglementaire sera atteinte.
L’Europe répond avec la règlementation MiCA („Markets in Crypto-Assets"), qui établit des normes contraignantes pour les E-Money-Tokens (EMT) – y compris des droits légaux de rachat. C’est ici qu’un nouveau participant au marché intervient : EURAU, un stablecoin en euro émis par la société Frankfurt AllUnity GmbH, régulé par la BaFin, conforme à la MiCA.
Volumes de marché parlent d’eux-mêmes
Les chiffres confirment la tendance haussière : USDT circule avec environ 170–173 milliards de dollars, USDC a dépassé la barre des 60 milliards de dollars lors de son introduction en bourse en juin 2025. Ces quantités de liquidités sont réparties sur des bourses centralisées (CEX), des plateformes décentralisées (DEX) et des protocoles DeFi. Les deux stablecoins établissent ainsi la norme mondiale en matière de stabilité de parité, de qualité de rachat et de transparence.
Le marché des stablecoins en euro est encore en phase de développement – avec un potentiel de croissance considérable. En effet, alors que les entreprises, banques et fintechs se rabattent sur USDT/USDC pour les paiements en dollars, il manque encore un équivalent régulé, reconnu à l’échelle européenne, avec les mêmes standards.
EURAU : conception et ancrage réglementaire
EURAU est émis par AllUnity GmbH – une joint-venture de trois partenaires établis :
Cette configuration garantit dès le départ une qualité institutionnelle. Contrairement à USDC ou USDT, initialement conçus pour des plateformes de trading mondiales, EURAU s’adresse explicitement aux entreprises et banques européennes.
Ancrage juridique dans le régime MiCA
La différence clé avec les stablecoins existants : EURAU est un E-Money-Token conforme à MiCA, émis par un établissement de monnaie électronique agréé par la BaFin. Cela signifie concrètement :
En comparaison : USDC suit le modèle américain (structure fiduciaire / MMF avec attestations mensuelles), USDT n’est pas soumis à une supervision européenne unique et publie des rapports trimestriels. EURAU, lui, combine la profondeur réglementaire européenne avec une transparence native blockchain.
Le modèle de réserve multi-bancaire
EURAU gère ses réserves via un réseau d’établissements de crédit EU-CRR – pas auprès d’une seule banque. Cela réduit les risques de contrepartie et crée une redondance opérationnelle. Dans le Trust Center d’AllUnity, ces réserves sont constamment documentées :
Ce mécanisme de transparence dépasse même USDC et USDT en détail – non seulement en volume, mais aussi en confiance, grâce à la vérifiabilité.
Architecture technique et stratégie multi-chaînes
EURAU démarre en tant que jeton ERC-20 sur Ethereum – la blockchain la plus répandue pour les applications décentralisées. Le smart contract public est accessible via Etherscan, permettant à chacun de vérifier en direct audits, transactions et volume total.
D’autres blockchains sont prévues. USDT et USDC opèrent déjà sur plus de 5 chaînes (Ethereum, Solana, Tron, Avalanche etc.), ce qui leur confère une large intégration. EURAU est en phase de construction – un inconvénient stratégique qui peut être compensé par une expansion rapide sur d’autres chaînes.
Tableaux de bord et flux de données en direct
AllUnity exploite un Trust Center accessible au public avec des indicateurs en temps réel. Les données peuvent être vérifiées par des sources externes :
Cette culture de vérification est essentielle : un stablecoin régulé en euro repose sur la crédibilité que le rapport de l’émetteur, la réalité on-chain et les opinions tierces concordent.
Processus de mint et de redemption : cœur de la stabilité
Pour un stablecoin en euro, le mécanisme d’entrée et de sortie est central :
Modèle EURAU :
Modèle USDC :
Modèle USDT :
L’avantage d’EURAU : le droit légal de rachat selon MiCA crée une sécurité juridique, que recherchent notamment banques ou assurances pour leurs opérations de trésorerie. Ce n’est pas seulement une fonctionnalité technique, mais un bouclier réglementaire.
Intégration au marché : de la niche à la liquidité
EURAU a récemment été listé sur la bourse européenne Bullish Europe – avec des paires de trading BTC/EURAU et USDC/EURAU. C’est un début stratégique :
En comparaison : USDT/USDC disposent déjà de milliards d’euros de volume quotidien. EURAU démarre plus petit, mais avec l’avantage d’avoir déjà l’infrastructure institutionnelle (Banques, Custodians) en place.
Le secteur des stablecoins en euro : qui concurrence EURAU ?
Le marché européen des stablecoins est marqué par cinq approches différentes :
Différence clé pour les utilisateurs institutionnels : EMI + MiCA-EMT est la norme d’or. EURAU, EURC, EUROe et EURe remplissent cette exigence ; EURS fonctionne avec une grande transparence mais sans statut EMT ; agEUR/EURA est l’instrument DeFi, mais sans sécurité juridique.
Cas d’usage : où le stablecoin en euro crée de la valeur pratique
1. Paiements B2B et remises internationales
Les entreprises paient fournisseurs, filiales ou employés en temps réel en euro. Une usine en Allemagne paie sa chaîne d’approvisionnement polonaise en EURAU plutôt que sur 2–3 jours via SEPA. Le délai de règlement passe de T+1 à T+0.
2. Automatisation de trésorerie
Les équipes de trésorerie placent la liquidité, automatisent les paiements de salaires ou versent à des appareils IoT (z. B. péages, frais de chargement). Un stablecoin régulé en euro avec programmabilité on-chain réduit considérablement les frictions.
3. Règlement on-chain pour la tokenisation
Les plateformes RWA (Real World Assets) tokenisent des obligations d’État, des papiers commerciaux ou des fonds monétaires. Elles ont besoin d’un équivalent en euro pour leurs structures en dollars US. EURAU peut ici jouer le rôle de la partie cash manquante.
4. Bourses et courtiers
Les CEX/DEX ont besoin de devises de cotation stables et régulées. Un stablecoin en euro élargit la gamme de produits et rend plus efficaces les futures, le trading sur marge et l’arbitrage en euros.
Risques et parcours de diligence
Malgré la régulation, les risques restent pertinents :
Risque de parité : La volatilité du marché ou des perturbations opérationnelles pourraient temporairement décaler le taux 1:1.
Risque de contrepartie : Les banques de réserve, custodians ou partenaires infrastructurels pourraient faire faillite – d’où le modèle multi-bancaire.
Risques liés aux smart contracts : Le code n’est pas exempt d’erreurs, même après audits. Des exploits sont théoriquement possibles.
Changements réglementaires : MiCA sera précisé, et les règles nationales peuvent évoluer.
Les utilisateurs professionnels doivent suivre ces étapes :
Pour l’utilisation dans des protocoles DeFi : documenter aussi les risques de gouvernance (Oracles, niveaux de collatéralisation).
Mise en œuvre pratique : premières étapes
Phase 1 – Définition des objectifs : Paiements ? Automatisation de trésorerie ? Règlement en bourse ? Chaque scénario a ses exigences KYC, contrepartie et tech.
Phase 2 – Intégration :
Phase 3 – Intégration de liquidités :
Phase 4 – Workflow de rachat :
Phase 5 – Reporting :
Prévisions de marché : 12–24 prochains mois
La supervision MiCA se précisera. Il sera crucial de voir si la liquidité en euro sur CEX/DEX croît significativement – les paires standards comme EURAU/USDC, EURAU/BTC devraient régulièrement afficher des volumes élevés.
Parallèlement, la demande provenant de la vague de tokenisation augmentera : fonds monétaires, obligations d’État et papiers commerciaux nécessitent une partie cash en euro régulée, on-chain.
Techniquement, on attend d’autres déploiements de chaînes, des couches d’interopérabilité et des intégrations de paiements. Plus les rampes fiat on/off seront fluides, plus l’adoption large de l’euro sera probable.
Conclusion : pourquoi EURAU a le potentiel de devenir la norme
Un stablecoin en euro a longtemps été un terrain miné réglementairement. Avec EURAU, un produit répondant à trois exigences centrales émerge :
✓ Clarté réglementaire – licence BaFin + statut EMT MiCA
✓ Sécurité juridique – droit de redemption parité pour les détenteurs
✓ Infrastructures institutionnelles – réserves multi-bancaires, partenaires de custody, market-making
USDT et USDC ont montré que liquidité + conformité + capacité de rachat forment la triade du succès. EURAU vise précisément cette composition – optimisée pour les exigences européennes.
L’opportunité centrale : si EURAU construit une profondeur d’ordre et se déploie plus largement via bourses/custodians, le token pourrait devenir le rail euro dominant pour les institutions, entreprises et DeFi.
Pour vous, lecteur : intégrer tôt, suivre en continu les données de transparence, définir les chemins de rachat et d’urgence – et exploiter activement les cas d’usage en euro. Le marché des paiements programmables, régulés et en euro ne fait que commencer.