La Bourse japonaise franchit la barre des 40 000 points, combien de temps la logique de rebond peut-elle encore tenir ?
Au premier semestre 2025, après une chute rapide, le marché boursier japonais s’est rapidement redressé. Le 30 juin, l’indice Nikkei 225 a atteint 40 487 points, un sommet proche d’un an. Qu’est-ce qui motive cette vague de rebond ? Les investisseurs doivent-ils continuer à être optimistes ?
La perception de la valorisation des entreprises japonaises est en train d’être réécrite. En avril, lors de l’impact des droits de douane, le PER du marché japonais est brièvement tombé à 12 fois, bien moins cher que la plupart des marchés mondiaux. Avec la réévaluation des fondamentaux, le PER a progressivement rebondi à 13 fois, ce qui constitue le principal moteur de ce rebond basé sur la correction de la valorisation.
Une autre force provient de la réallocation des capitaux étrangers. La tendance à « réduire leur exposition aux actions américaines » s’intensifie, les investisseurs internationaux cherchent de nouveaux lieux d’investissement, et le marché japonais sous-évalué devient une cible privilégiée. La réforme de la gouvernance d’entreprise impulsée par la Bourse de Tokyo porte ses fruits — les entreprises augmentent leurs dividendes, mettent en œuvre des programmes de rachat d’actions, et l’amélioration des fondamentaux renforce la confiance du marché.
Le redressement de la chaîne mondiale de l’industrie technologique ajoute également de l’huile sur le feu — les actions du secteur des semi-conducteurs et des équipements de précision japonais brillent. Mais la poursuite de cette tendance dépend surtout de la politique monétaire de la Banque du Japon et de l’appétit au risque des investisseurs mondiaux.
7 actions japonaises sélectionnées : des champions cachés industriels aux entreprises centenaires
Keyence (6861.JP) : le champion caché de l’automatisation industrielle
Keyence est déjà reconnu dans le domaine de l’automatisation industrielle, mais reste peu connu du grand public. Fondée en 1974, cette entreprise développe des capteurs à haute valeur ajoutée, des systèmes visuels, des marquages laser et des instruments de mesure, vendus dans 46 pays.
Elle se concentre principalement sur trois secteurs : l’automatisation industrielle, la mesure de précision et le contrôle de processus. Ces solutions sont omniprésentes dans la fabrication de semi-conducteurs, l’automobile, la biomédecine, etc., et sont devenues la norme pour les usines intelligentes.
Les résultats de l’exercice 2024 sont impressionnants — chiffre d’affaires de 1,059 billion de yens, bénéfice opérationnel de 549,78 milliards de yens, bénéfice net de 398,66 milliards de yens. Les analystes de Wall Street visent en moyenne un prix cible de 74 282 yens sur 12 mois, contre un cours actuel de 56 800 yens, offrant un potentiel de hausse de 30%.
Tokyo Electron (8035.JP) : le géant mondial des équipements pour semi-conducteurs
Tokyo Electron est un fournisseur clé pour la fabrication de semi-conducteurs, avec une capitalisation boursière de 12,6 trillions de yens. Elle fournit des équipements essentiels comme les nettoyeurs de wafers et les systèmes de dépôt pour des géants comme Samsung, TSMC, Intel.
Les résultats 2024 sont solides — chiffre d’affaires consolidé de 2,43 trillions de yens (+32,8%), avec une croissance de 36,2% des ventes à l’étranger atteignant 2,24 trillions de yens. La maîtrise des coûts a permis une croissance de 38,1% du bénéfice brut à 1,15 trillion de yens, avec une marge brute portée à 47,1%. Le bénéfice opérationnel a bondi de 52,8% à 697,32 milliards de yens, et le bénéfice par action est passé de 783,8 à 1 182,4 yens.
Les analystes de Jefferies maintiennent une recommandation « Achat » avec un objectif de 32 000 yens, laissant une belle marge de progression.
Mitsubishi Heavy Industries (7011.JP) : le pilier centenaire de la défense
Mitsubishi Heavy Industries est un véritable fossile industriel japonais, fondé en 1884 avec la construction navale Mitsubishi. Partant de la construction navale et des machines lourdes, l’entreprise s’est étendue à l’aérospatiale, aux équipements énergétiques, aux machines industrielles, incarnant le summum de la technologie manufacturière japonaise.
Elle prévoit pour 2025-26 une croissance de 9,6% du bénéfice opérationnel à 420 milliards de yens, principalement portée par le secteur aérospatial et de la défense, avec une hausse de 40%. Le secteur des systèmes énergétiques affiche aussi une croissance de 17%. Les analystes de Wall Street visent en moyenne un prix cible de 3 743,76 yens, contre 3 185 yens actuel, offrant un potentiel de hausse de 17,54%.
Nintendo (7974.JP) : la valeur à long terme dans l’industrie du jeu vidéo
Nintendo a vu ses revenus chuter de 30,3% en 2024, à 1,16 trillion de yens, avec un recul de 46,6% du bénéfice opérationnel à 282,5 milliards de yens. La fin du cycle de vie de la Switch actuelle et l’annonce de la Switch 2 ont freiné la demande.
Cependant, les analystes estiment que la croissance du secteur du jeu vidéo continue de surpasser le PIB mondial, grâce à l’expansion de la base de joueurs et à la diversification des modes de monétisation (abonnements, objets virtuels, contenus saisonniers). En moyenne, 11 analystes de Wall Street fixent un objectif à 12 mois à 14 035,27 yens, avec un maximum à 20 780 yens, laissant encore du potentiel de croissance par rapport au prix actuel.
Sony Group (6758.JP) : le pionnier de la transformation de l’écosystème contenu
Sony a publié un bénéfice net en hausse de 4,6% au dernier trimestre, à 197,7 milliards de yens, mais prévoit une baisse de 13% pour le nouvel exercice, principalement à cause des droits de douane américains.
Les points forts résident dans la division musique et cinéma, qui devient le moteur de la croissance des profits — acquisition du studio Bungie, plateforme d’animation Crunchyroll, partenariat avec Kadokawa pour développer la valeur des IP. Ces investissements portent déjà leurs fruits. La division hardware est confrontée à des défis, avec une révision à la baisse des ventes de la PS5, passées de 18,5 millions à 15 millions d’unités.
Les dirigeants de Sony ont indiqué avoir pris des mesures pour faire face aux droits de douane — diversification des sites de production, ajustement des stratégies de prix, montrant la résilience de la transformation « soft + hard ». Neuf analystes de Wall Street fixent en moyenne un objectif à 12 mois de 4 389,49 yens, contre 3 607 yens actuellement, potentiel de hausse de 21,69%.
Mitsubishi Corporation (8058.JP) : le favori de Warren Buffett
Mitsubishi Corporation, l’un des cinq grands sôgyô japonais, est aussi le chouchou de Berkshire Hathaway de Warren Buffett. Depuis juillet 2019, Buffett investit dans ces cinq grandes sôgyô, et en juin dernier, il a porté sa participation à 8,5-9,8%. Buffett a même déclaré que ces actions japonaises « ne seront pas vendues pendant 50 ans ».
Pour l’exercice 2025, le rapport montre que, malgré un chiffre d’affaires de 18,6 trillions de yens en baisse de 4,9%, le bénéfice avant impôts a augmenté de 2,3% à 1,4 trillion de yens, et le bénéfice net de 950,7 milliards de yens, en léger recul de 1,4%, témoignant de la résilience de la gestion des sôgyô japonais.
Le cours actuel est légèrement élevé, il est conseillé d’attendre une correction pour entrer à un prix raisonnable. La confiance continue de Warren Buffett, qui renforce ses positions, fait de cet investissement une valeur à long terme à surveiller.
( Hitachi (6501.JP) : de fabricant d’électroménagers à fournisseur d’infrastructures
Hitachi, avec 111 ans d’histoire, est connu pour ses téléviseurs, magnétoscopes et batteries. La société a récemment dépensé 9,6 milliards de dollars pour acquérir la société américaine de services numériques GlobalLogic, pour se transformer en fournisseur de services logiciels.
Le groupe Hitachi est réputé pour ses stratégies de fusions-acquisitions, ayant quitté la majorité du marché de l’électronique grand public, en vendant progressivement ses activités d’outillage électrique, de chimie, etc., à faible croissance. La stratégie actuelle est claire : conserver les activités de transport ferroviaire, de pièces automobiles, et se concentrer sur la numérisation industrielle pour accompagner la modernisation des fabricants.
Malgré une chute due aux politiques tarifaires, le cours a rapidement rebondi, restant proche de ses sommets en 20 ans. La stratégie de transformation de Hitachi est claire, sa capacité d’exécution forte, et la reconnaissance du marché déjà prouvée par la performance boursière.
3 principales voies pour les investisseurs taïwanais souhaitant acheter des actions japonaises
) Voie 1 : Investir directement dans l’indice japonais
La méthode la plus simple et directe. Bien que la hausse puisse être moindre que celle des actions individuelles, la certitude est maximale — dès que le marché japonais monte, l’investisseur bénéficie d’un rendement stable. L’indice Nikkei 225 couvre 225 sociétés cotées de qualité, la référence la plus représentative.
Au premier semestre, le Nikkei 225 a d’abord chuté à 31 136 points (un creux d’un peu plus d’un an), puis, grâce à la correction de valorisation, aux flux de capitaux et à l’amélioration des fondamentaux, a connu un rebond fort. Même si l’on ne peut garantir la continuité de cette hausse, le marché japonais a désormais dépassé la phase de prudence excessive, et peut être intégré dans une stratégie d’allocation d’actifs.
Il est possible d’investir directement via des CFD, avec la possibilité de trader dans les deux sens, avec un levier allant jusqu’à 200x, à partir de 50 dollars. L’inscription supporte désormais les dépôts en NTD, avec une chance de recevoir 100 dollars de bonus.
Voie 2 : Acheter des actions japonaises via le marché américain
De nombreuses grandes entreprises japonaises ont émis des certificats de dépôt (ADR) sur le marché américain, comme Toyota (TM.US), SoftBank (SFTBY.US), Sumitomo Mitsui (SMFG.US), Nintendo (NTDOY.US). Il suffit d’avoir un compte américain pour investir, la négociation est simple, et la tendance suit celle des actions japonaises.
Voie 3 : Passer par un courtier taïwanais en sous-traitance
Yuan Ta Securities, Fubon Securities peuvent faire de la sous-traitance pour l’achat d’actions japonaises. La procédure est plus complexe, avec des limites sur le volume d’achat, des frais plus élevés, et il faut consulter le service client du courtier.
Perspectives d’investissement dans les actions japonaises : volatilité à court terme vs stratégie à long terme
À court terme, la tendance du marché japonais dépend principalement de la politique commerciale. La baisse des droits de douane pourrait entraîner un rebond, mais la faiblesse de l’économie mondiale et la faiblesse des exportations japonaises laissent prévoir une oscillation entre 37 000 et 38 000 points pour le Nikkei. La durée de la poussée des capitaux étrangers dépend de la valorisation, et reste incertaine. Pour profiter des fluctuations à court terme, les CFD sont une bonne option — zéro commission à court terme, spreads très faibles.
À long terme, jusqu’en 2026, la politique monétaire de la Banque du Japon pourrait être un tournant clé. Si la BoJ relance la hausse des taux, la valorisation des banques pourrait se redresser, et la normalisation du yen améliorer la rentabilité des entreprises. La question centrale reste la capacité de la BoJ à ajuster sa politique en fonction de la conjoncture mondiale.
Pour que le Nikkei dépasse à nouveau 40 000 points et continue à monter, plusieurs facteurs favorables doivent se conjuguer — réforme de la gouvernance d’entreprise pour améliorer le ROE, compétitivité des industries émergentes, et un véritable progrès dans la relation commerciale entre les États-Unis et le Japon. Mais ces conditions ne sont pas encore toutes réunies, et les investisseurs doivent faire preuve de patience et de flexibilité.
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Nikkei 225 atteint un nouveau sommet en 33 ans : 7 actions japonaises incontournables et guide d'achat d'actions
La Bourse japonaise franchit la barre des 40 000 points, combien de temps la logique de rebond peut-elle encore tenir ?
Au premier semestre 2025, après une chute rapide, le marché boursier japonais s’est rapidement redressé. Le 30 juin, l’indice Nikkei 225 a atteint 40 487 points, un sommet proche d’un an. Qu’est-ce qui motive cette vague de rebond ? Les investisseurs doivent-ils continuer à être optimistes ?
La perception de la valorisation des entreprises japonaises est en train d’être réécrite. En avril, lors de l’impact des droits de douane, le PER du marché japonais est brièvement tombé à 12 fois, bien moins cher que la plupart des marchés mondiaux. Avec la réévaluation des fondamentaux, le PER a progressivement rebondi à 13 fois, ce qui constitue le principal moteur de ce rebond basé sur la correction de la valorisation.
Une autre force provient de la réallocation des capitaux étrangers. La tendance à « réduire leur exposition aux actions américaines » s’intensifie, les investisseurs internationaux cherchent de nouveaux lieux d’investissement, et le marché japonais sous-évalué devient une cible privilégiée. La réforme de la gouvernance d’entreprise impulsée par la Bourse de Tokyo porte ses fruits — les entreprises augmentent leurs dividendes, mettent en œuvre des programmes de rachat d’actions, et l’amélioration des fondamentaux renforce la confiance du marché.
Le redressement de la chaîne mondiale de l’industrie technologique ajoute également de l’huile sur le feu — les actions du secteur des semi-conducteurs et des équipements de précision japonais brillent. Mais la poursuite de cette tendance dépend surtout de la politique monétaire de la Banque du Japon et de l’appétit au risque des investisseurs mondiaux.
7 actions japonaises sélectionnées : des champions cachés industriels aux entreprises centenaires
Keyence (6861.JP) : le champion caché de l’automatisation industrielle
Keyence est déjà reconnu dans le domaine de l’automatisation industrielle, mais reste peu connu du grand public. Fondée en 1974, cette entreprise développe des capteurs à haute valeur ajoutée, des systèmes visuels, des marquages laser et des instruments de mesure, vendus dans 46 pays.
Elle se concentre principalement sur trois secteurs : l’automatisation industrielle, la mesure de précision et le contrôle de processus. Ces solutions sont omniprésentes dans la fabrication de semi-conducteurs, l’automobile, la biomédecine, etc., et sont devenues la norme pour les usines intelligentes.
Les résultats de l’exercice 2024 sont impressionnants — chiffre d’affaires de 1,059 billion de yens, bénéfice opérationnel de 549,78 milliards de yens, bénéfice net de 398,66 milliards de yens. Les analystes de Wall Street visent en moyenne un prix cible de 74 282 yens sur 12 mois, contre un cours actuel de 56 800 yens, offrant un potentiel de hausse de 30%.
Tokyo Electron (8035.JP) : le géant mondial des équipements pour semi-conducteurs
Tokyo Electron est un fournisseur clé pour la fabrication de semi-conducteurs, avec une capitalisation boursière de 12,6 trillions de yens. Elle fournit des équipements essentiels comme les nettoyeurs de wafers et les systèmes de dépôt pour des géants comme Samsung, TSMC, Intel.
Les résultats 2024 sont solides — chiffre d’affaires consolidé de 2,43 trillions de yens (+32,8%), avec une croissance de 36,2% des ventes à l’étranger atteignant 2,24 trillions de yens. La maîtrise des coûts a permis une croissance de 38,1% du bénéfice brut à 1,15 trillion de yens, avec une marge brute portée à 47,1%. Le bénéfice opérationnel a bondi de 52,8% à 697,32 milliards de yens, et le bénéfice par action est passé de 783,8 à 1 182,4 yens.
Les analystes de Jefferies maintiennent une recommandation « Achat » avec un objectif de 32 000 yens, laissant une belle marge de progression.
Mitsubishi Heavy Industries (7011.JP) : le pilier centenaire de la défense
Mitsubishi Heavy Industries est un véritable fossile industriel japonais, fondé en 1884 avec la construction navale Mitsubishi. Partant de la construction navale et des machines lourdes, l’entreprise s’est étendue à l’aérospatiale, aux équipements énergétiques, aux machines industrielles, incarnant le summum de la technologie manufacturière japonaise.
Elle prévoit pour 2025-26 une croissance de 9,6% du bénéfice opérationnel à 420 milliards de yens, principalement portée par le secteur aérospatial et de la défense, avec une hausse de 40%. Le secteur des systèmes énergétiques affiche aussi une croissance de 17%. Les analystes de Wall Street visent en moyenne un prix cible de 3 743,76 yens, contre 3 185 yens actuel, offrant un potentiel de hausse de 17,54%.
Nintendo (7974.JP) : la valeur à long terme dans l’industrie du jeu vidéo
Nintendo a vu ses revenus chuter de 30,3% en 2024, à 1,16 trillion de yens, avec un recul de 46,6% du bénéfice opérationnel à 282,5 milliards de yens. La fin du cycle de vie de la Switch actuelle et l’annonce de la Switch 2 ont freiné la demande.
Cependant, les analystes estiment que la croissance du secteur du jeu vidéo continue de surpasser le PIB mondial, grâce à l’expansion de la base de joueurs et à la diversification des modes de monétisation (abonnements, objets virtuels, contenus saisonniers). En moyenne, 11 analystes de Wall Street fixent un objectif à 12 mois à 14 035,27 yens, avec un maximum à 20 780 yens, laissant encore du potentiel de croissance par rapport au prix actuel.
Sony Group (6758.JP) : le pionnier de la transformation de l’écosystème contenu
Sony a publié un bénéfice net en hausse de 4,6% au dernier trimestre, à 197,7 milliards de yens, mais prévoit une baisse de 13% pour le nouvel exercice, principalement à cause des droits de douane américains.
Les points forts résident dans la division musique et cinéma, qui devient le moteur de la croissance des profits — acquisition du studio Bungie, plateforme d’animation Crunchyroll, partenariat avec Kadokawa pour développer la valeur des IP. Ces investissements portent déjà leurs fruits. La division hardware est confrontée à des défis, avec une révision à la baisse des ventes de la PS5, passées de 18,5 millions à 15 millions d’unités.
Les dirigeants de Sony ont indiqué avoir pris des mesures pour faire face aux droits de douane — diversification des sites de production, ajustement des stratégies de prix, montrant la résilience de la transformation « soft + hard ». Neuf analystes de Wall Street fixent en moyenne un objectif à 12 mois de 4 389,49 yens, contre 3 607 yens actuellement, potentiel de hausse de 21,69%.
Mitsubishi Corporation (8058.JP) : le favori de Warren Buffett
Mitsubishi Corporation, l’un des cinq grands sôgyô japonais, est aussi le chouchou de Berkshire Hathaway de Warren Buffett. Depuis juillet 2019, Buffett investit dans ces cinq grandes sôgyô, et en juin dernier, il a porté sa participation à 8,5-9,8%. Buffett a même déclaré que ces actions japonaises « ne seront pas vendues pendant 50 ans ».
Pour l’exercice 2025, le rapport montre que, malgré un chiffre d’affaires de 18,6 trillions de yens en baisse de 4,9%, le bénéfice avant impôts a augmenté de 2,3% à 1,4 trillion de yens, et le bénéfice net de 950,7 milliards de yens, en léger recul de 1,4%, témoignant de la résilience de la gestion des sôgyô japonais.
Le cours actuel est légèrement élevé, il est conseillé d’attendre une correction pour entrer à un prix raisonnable. La confiance continue de Warren Buffett, qui renforce ses positions, fait de cet investissement une valeur à long terme à surveiller.
( Hitachi (6501.JP) : de fabricant d’électroménagers à fournisseur d’infrastructures
Hitachi, avec 111 ans d’histoire, est connu pour ses téléviseurs, magnétoscopes et batteries. La société a récemment dépensé 9,6 milliards de dollars pour acquérir la société américaine de services numériques GlobalLogic, pour se transformer en fournisseur de services logiciels.
Le groupe Hitachi est réputé pour ses stratégies de fusions-acquisitions, ayant quitté la majorité du marché de l’électronique grand public, en vendant progressivement ses activités d’outillage électrique, de chimie, etc., à faible croissance. La stratégie actuelle est claire : conserver les activités de transport ferroviaire, de pièces automobiles, et se concentrer sur la numérisation industrielle pour accompagner la modernisation des fabricants.
Malgré une chute due aux politiques tarifaires, le cours a rapidement rebondi, restant proche de ses sommets en 20 ans. La stratégie de transformation de Hitachi est claire, sa capacité d’exécution forte, et la reconnaissance du marché déjà prouvée par la performance boursière.
3 principales voies pour les investisseurs taïwanais souhaitant acheter des actions japonaises
) Voie 1 : Investir directement dans l’indice japonais
La méthode la plus simple et directe. Bien que la hausse puisse être moindre que celle des actions individuelles, la certitude est maximale — dès que le marché japonais monte, l’investisseur bénéficie d’un rendement stable. L’indice Nikkei 225 couvre 225 sociétés cotées de qualité, la référence la plus représentative.
Au premier semestre, le Nikkei 225 a d’abord chuté à 31 136 points (un creux d’un peu plus d’un an), puis, grâce à la correction de valorisation, aux flux de capitaux et à l’amélioration des fondamentaux, a connu un rebond fort. Même si l’on ne peut garantir la continuité de cette hausse, le marché japonais a désormais dépassé la phase de prudence excessive, et peut être intégré dans une stratégie d’allocation d’actifs.
Il est possible d’investir directement via des CFD, avec la possibilité de trader dans les deux sens, avec un levier allant jusqu’à 200x, à partir de 50 dollars. L’inscription supporte désormais les dépôts en NTD, avec une chance de recevoir 100 dollars de bonus.
Voie 2 : Acheter des actions japonaises via le marché américain
De nombreuses grandes entreprises japonaises ont émis des certificats de dépôt (ADR) sur le marché américain, comme Toyota (TM.US), SoftBank (SFTBY.US), Sumitomo Mitsui (SMFG.US), Nintendo (NTDOY.US). Il suffit d’avoir un compte américain pour investir, la négociation est simple, et la tendance suit celle des actions japonaises.
Voie 3 : Passer par un courtier taïwanais en sous-traitance
Yuan Ta Securities, Fubon Securities peuvent faire de la sous-traitance pour l’achat d’actions japonaises. La procédure est plus complexe, avec des limites sur le volume d’achat, des frais plus élevés, et il faut consulter le service client du courtier.
Perspectives d’investissement dans les actions japonaises : volatilité à court terme vs stratégie à long terme
À court terme, la tendance du marché japonais dépend principalement de la politique commerciale. La baisse des droits de douane pourrait entraîner un rebond, mais la faiblesse de l’économie mondiale et la faiblesse des exportations japonaises laissent prévoir une oscillation entre 37 000 et 38 000 points pour le Nikkei. La durée de la poussée des capitaux étrangers dépend de la valorisation, et reste incertaine. Pour profiter des fluctuations à court terme, les CFD sont une bonne option — zéro commission à court terme, spreads très faibles.
À long terme, jusqu’en 2026, la politique monétaire de la Banque du Japon pourrait être un tournant clé. Si la BoJ relance la hausse des taux, la valorisation des banques pourrait se redresser, et la normalisation du yen améliorer la rentabilité des entreprises. La question centrale reste la capacité de la BoJ à ajuster sa politique en fonction de la conjoncture mondiale.
Pour que le Nikkei dépasse à nouveau 40 000 points et continue à monter, plusieurs facteurs favorables doivent se conjuguer — réforme de la gouvernance d’entreprise pour améliorer le ROE, compétitivité des industries émergentes, et un véritable progrès dans la relation commerciale entre les États-Unis et le Japon. Mais ces conditions ne sont pas encore toutes réunies, et les investisseurs doivent faire preuve de patience et de flexibilité.