Vous souhaitez amplifier vos gains en actions ? Comprenez d'abord ce que signifie le financement avant de vous lancer

Investir en actions peut sembler simple : acheter et détenir en percevant des dividendes. Mais les véritables experts en trading ne se limitent pas à une seule stratégie ; ils utilisent habilement divers outils en fonction de l’évolution du marché — le financement en fait partie, étant l’un des plus courants. Mais qu’est-ce que le financement ? Beaucoup savent qu’il permet d’amplifier les gains, mais ignorent qu’il peut également augmenter les pertes. Cet article vous expliquera en détail le mécanisme du financement et du prêt de titres, ainsi que comment éviter les pièges qui y sont liés.

Qu’est-ce que le financement ? En clair, emprunter de l’argent auprès d’un courtier pour trader

Comme pour l’achat d’une maison, où l’on contracte un prêt, l’achat d’actions peut aussi se faire avec un crédit. Le financement consiste à investir une partie de ses fonds, tandis que le courtier fournit une autre partie, pour acheter ensemble une action, qui sert alors de garantie. Quel est l’avantage ? Participer aux fluctuations du marché avec moins de capital, autrement dit, faire de l’effet de levier.

Par exemple, supposons que vous soyez optimiste sur Apple, dont le cours est de 100 dollars. Vous n’avez que 40 dollars de capital, et décidez de financer l’achat. Quelques jours plus tard, suite à une précommande exceptionnelle pour un nouveau produit, le cours d’Apple monte à 150 dollars. Vous vendez alors et récupérez environ 90 dollars (après déduction des intérêts de financement de 60 dollars). Notez que, bien qu’Apple ait augmenté de 50 %, votre gain est de 125 %. Voilà la puissance du financement.

Mais cette puissance est à double tranchant : si le cours baisse, vos pertes seront également amplifiées.

Comment calculer le coût du financement ? Les intérêts mangent une partie importante de vos gains

Puisqu’il s’agit d’un emprunt, il faut payer des intérêts. En Taiwan, le taux annuel de financement en bourse tourne généralement entre 4,5 % et 6,65 %. Comment sont calculés ces intérêts ? Au jour le jour.

Supposons que vous financiez 1,2 million de NT$ pour acheter une action à 2000 NT$, et que vous la conserviez 20 jours, puis la vendiez à 2200 NT$. Vous devrez payer environ 4 372 NT$ d’intérêts (1,2 million × 6,65 % × 20 jours ÷ 365). Après déduction des intérêts, vous obtenez votre vrai bénéfice.

Intérêts de financement = Montant financé × Taux annuel × Nombre de jours ÷ 365

Puisque les intérêts rongent chaque année votre rendement, le financement à effet de levier est généralement une stratégie à court terme. Il n’est pas adapté pour une détention à long terme. Les actions à dividendes faibles, avec un rendement de 4 à 5 %, ne valent pas la peine d’être financées, car les intérêts mangent tout ou partie des dividendes.

L’effet de levier n’est qu’un mythe, le vrai danger c’est le risque de liquidation

Le plus redoutable avec le financement, c’est la liquidation forcée. Le courtier prête de l’argent pour acheter des actions, mais il craint surtout que leur valeur baisse et qu’il ne puisse pas récupérer son prêt. Il fixe donc un seuil de « maintien de marge » : si le prix de l’action chute en dessous, il vous envoie une notification pour que vous ajoutiez des fonds.

Exemple : XiaoXiong achète des actions de TSMC à 500 NT$, en empruntant 30 000 NT$ et en investissant 20 000 NT$ de ses fonds. Le seuil de marge est alors de 166,7 % (50 ÷ 30).

Plus tard, en raison de tensions géopolitiques, le cours de TSMC chute à 380 NT$. Le seuil de marge tombe à 126,7 % (38 ÷ 30). Le courtier commence à s’inquiéter. Il ne menace pas, mais craint de ne pas récupérer ses 30 000 NT$, et vous envoie une notification pour que vous ajoutiez des fonds sous 2 jours, sinon il pourra vendre vos actions de force — c’est la liquidation.

Il y a deux façons de faire face à cette demande :

Première : Ajouter des fonds pour ramener la marge au-dessus de 130 %. Le courtier ne vendra pas immédiatement, mais si le prix continue de baisser et que la marge repasse en dessous de 130 %, il vous demandera à nouveau d’ajouter des fonds.

Deuxième : Ramener la marge à plus de 166,7 %, c’est-à-dire revenir à la situation initiale.

Lors de fortes fluctuations du marché, on entend souvent parler de « liquidation forcée » ou de « stocks en risque de liquidation », ce qui correspond à ce genre de situation.

Pour profiter du financement, le choix des actions est primordial

Comment éviter ces risques ? La clé réside dans trois points :

Premier : Le choix des titres. Il faut privilégier des actions liquides, à grande capitalisation. Si vous choisissez une petite action, lors d’un événement imprévu, elle peut chuter fortement puis rebondir, mais votre position sera déjà liquidée ou difficile à vendre pour limiter la perte.

Deuxième : Le bon moment d’intervention. Il vaut mieux entrer avant qu’une annonce positive majeure ne soit publiée, lorsque le cours n’est pas encore en pleine hausse. Évitez de suivre la tendance à la hausse, et privilégiez une entrée à un point bas.

Troisième : La discipline. Fixez des seuils de stop-loss et de take-profit. Si le prix casse un support, vendez immédiatement. Si le prix atteint une résistance, ne cherchez pas à forcer la vente pour profiter d’un potentiel rebond. Ne comptez pas sur la chance, le marché est impitoyable.

Une autre technique consiste à répartir ses investissements. Si vous pensez qu’une action va monter, mais que vous ne pouvez pas prévoir le point d’entrée optimal, vous pouvez acheter par tranches. Utilisez le financement pour diversifier votre capital. Si la première tranche est achetée au plus bas, c’est idéal. Si le marché continue de baisser, mais que vous avez confiance, vous pouvez acheter une deuxième ou une troisième tranche. Tant que le prix finit par monter, vous réalisez un bénéfice.

Cela permet aussi de réduire le risque global, en répartissant ses investissements sur 2 ou 3 actions. Si toutes se comportent comme prévu, c’est le jackpot. Si une stagne ou monte moins vite, les autres peuvent compenser.

Le prêt de titres est l’opposé du financement, avec une difficulté accrue

Si le financement permet de profiter d’une hausse, le prêt de titres est une stratégie pour profiter d’une baisse. Le prêt de titres consiste à emprunter des actions auprès du courtier pour les vendre, dans l’espoir de racheter plus tard à un prix inférieur.

Les garanties sont aussi en cash, généralement 90 % de la valeur des actions. La logique est simple : si vous pensez qu’une action va baisser ou est surachetée, vous empruntez des titres pour les vendre, puis rachetez à la baisse pour les rendre au courtier. La différence de prix constitue votre profit.

Mais le prêt de titres comporte plusieurs risques spécifiques :

Premier : La limite de temps. En bourse taïwanaise, avant ou lors des dividendes ou assemblées générales, le prêt doit être remboursé obligatoirement. Il faut donc surveiller la « date limite de rachat » du prêt, pour ne pas se faire bloquer.

Deuxième : La liquidation forcée si le prix ne baisse pas. Si le cours monte, vous commencez à perdre de l’argent. Le courtier, craignant que vous ne puissiez pas racheter les titres, fixe une marge de maintien. Si cette marge n’est pas respectée, il peut racheter les titres à votre place, et vous ne récupérez que la valeur restante.

Troisième : Le risque de « short squeeze ». C’est la situation la plus cruelle. Certains investisseurs cherchent à augmenter la proportion de titres empruntés pour faire monter le prix, puis racheter à la baisse lors du retournement. La hausse forcée des titres empruntés piège les vendeurs à découvert.

Avant d’utiliser le prêt de titres, il faut vérifier le montant emprunté et connaître le risque de « short squeeze » potentiel.

La véritable maîtrise de l’investissement réside dans la compréhension du marché

Que ce soit le financement ou le prêt de titres, ce ne sont que des outils. La vraie clé pour réussir, c’est la compréhension des actifs dans lesquels vous investissez, ainsi que la lecture de la conjoncture économique. La technique d’analyse graphique permet aussi d’identifier les points d’entrée et de sortie.

Les deux stratégies comportent des risques, mais une utilisation prudente peut générer des gains importants. L’essentiel est de comprendre ce que signifient le financement et le prêt de titres, leur fonctionnement et leurs limites, plutôt que de poursuivre aveuglément la recherche de gains amplifiés. La gestion du risque, la discipline et l’application rigoureuse des stratégies sont la voie pour réussir à long terme en bourse.

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