En 2024, la performance globale des actions australiennes reste solide — l’ASX200 en hausse de 12,95 %, mais la différenciation sectorielle est extrêmement marquée. Les actions des mines de lithium subissent une surcapacité, avec une chute pouvant atteindre 30 %, tandis que les géants du cuivre voient leur cours doubler en raison de la demande explosive pour les centres de données alimentés par l’IA. Il ne s’agit pas simplement de fluctuations cycliques de l’offre, mais d’une réévaluation structurelle liée à la transition énergétique mondiale.
Comment la mutation de la politique énergétique en Australie peut-elle réécrire les règles du jeu ?
La nouvelle politique du ministre fédéral des Finances, Chalmers, marque une étape décisive — à partir de 2025, l’Australie subventionnera à hauteur de 2 AUD par kilogramme l’exportation d’hydrogène vert, et légiférera pour éliminer toutes les centrales à charbon d’ici 2030. Ce n’est pas seulement une posture écologique, mais un véritable soutien industriel.
Après la mise en service de la taxe carbone de l’UE, les géants des ressources traditionnelles ont deux options : soit être marginalisés, soit investir massivement dans la modernisation technologique. BHP prévoit d’investir 3 milliards AUD dans la capture du carbone, avec pour objectif une réduction de 30 % des émissions d’ici 2030 ; Rio Tinto, quant à lui, réduit sa dette dans un environnement à taux d’intérêt élevé grâce à une stratégie d’actifs peu capitalistiques.
Que cela signifie-t-il ? Les sociétés minières maîtrisant la technologie propre bénéficieront d’une prime d’évaluation. L’ère des capacités à bas prix est révolue, la logique concurrentielle future repose sur « coût technologique + soutien politique ».
Le supercycle du cuivre est en train de se former
La chute des prix du lithium a enseigné une leçon aux entreprises minières australiennes : plutôt que de participer à une guerre des prix, il vaut mieux sécuriser de grands clients. La montée en puissance des véhicules électriques abordables de Tesla et BYD augmente la demande en cuivre par véhicule, dépassant les prévisions. Par ailleurs, la configuration électrique des centres de données IA nécessite d’énormes quantités de cuivre pour l’alimentation et la dissipation thermique.
Le cuivre pourrait devenir plus rare que le lithium. En 2025, le prix du cuivre devrait atteindre 12 000 AUD/tonne, ce qui constitue une excellente nouvelle pour les producteurs à faible coût. La mine de Sandfire Resources au Mozambique affiche un taux de teneur en cuivre de 6 % (contre une moyenne mondiale de 0,8 %), avec un coût de production de seulement 1,5 AUD/livre, et a signé un accord de cinq ans pour vendre 50 % de sa capacité à un prix LME majoré de 10 % — un exemple parfait de la conversion d’un avantage de coût en rendement d’investissement supérieur.
La lutte géopolitique pour les terres rares
Les États-Unis investissent massivement dans les mines australiennes pour réduire leur dépendance à la Chine en terres rares. Lynas a obtenu une commande de 2 milliards USD du ministère américain de la Défense pour l’extension de son usine en Malaisie. Mais l’Indonésie et le Vietnam, avec leurs terres rares à bas coût, se disputent aussi le marché, obligeant l’Australie à s’appuyer sur des technologies de haute pureté pour maintenir ses prix élevés.
C’est une nouvelle logique dans la compétition géopolitique : Maîtriser les ressources clés, c’est maîtriser la parole. L’Australie possède la deuxième plus grande réserve mondiale de terres rares, bénéficie d’une position géographique sûre et d’une stabilité politique, ce qui en fait une destination privilégiée pour le transfert d’actifs par le capital mondial.
Qui seront les gagnants en 2025 ?
Le secteur de l’hydrogène vert : l’ambition de FMG
FMG finance son expansion dans l’hydrogène vert par la trésorerie générée par ses activités de minerai de fer (80 % de ses revenus), avec un objectif de 15 millions de tonnes par an d’ici 2030. Ce n’est pas seulement une extension industrielle, mais une stratégie pour « financer » une nouvelle filière énergétique avec l’argent gagné dans l’exploitation minière. La réussite ferait de FMG « le Saudi du hydrogène », l’échec laisserait la place à ses activités traditionnelles — ce modèle attire les investisseurs prêts à accepter la volatilité.
La chaîne de valeur du cuivre : l’art de l’équilibre de BHP
En 2024, BHP tire 65 % de ses profits du minerai de fer, avec des marges exceptionnelles sur le charbon thermique en Queensland (coût de 80 AUD/tonne, prix spot à 320 AUD/tonne) qui devraient perdurer jusqu’en 2026. La société contrôle le plus grand cuivre au monde, Escondida, dont la capacité sera portée à 1,4 million de tonnes en 2025, bénéficiant directement du cycle haussier du cuivre.
L’essentiel : un flux de trésorerie abondant, avec une moyenne de dividende de 5,8 % sur les cinq dernières années, soutenant le prix. À moins d’une récession mondiale provoquant une chute des prix des matières premières, la baisse sera limitée et le potentiel de hausse important. Les investisseurs avancés peuvent adopter une stratégie de couverture — détenir simultanément une position longue sur BHP et une position courte sur les contrats à terme du minerai de fer, pour limiter le risque de volatilité.
Le mode léger : l’avantage de Rio Tinto en retard
Rio Tinto affiche un ratio d’endettement inférieur à celui de BHP, avec une pression sur la trésorerie moindre dans un contexte de taux d’intérêt élevés. Son rendement de 6 % dépasse celui de BHP, ce qui en fait une option plus adaptée aux investisseurs recherchant un revenu stable. Cependant, sa taille plus modeste implique des coûts unitaires plus élevés, et si la demande en minéraux dépasse les prévisions, sa croissance bénéficiaire sera plus faible que celle de BHP.
La défense financière : CBA, la valeur sûre
La Commonwealth Bank est considérée comme le « phare » du secteur financier australien, avec une moyenne de dividende de 5,2 % sur les cinq dernières années, surpassant la moyenne des quatre grandes banques. Elle affiche 28 années consécutives de croissance des dividendes. La baisse des taux par la RBA soulagera la pression sur les prêts hypothécaires, avec un taux de créances douteuses actuel de seulement 0,4 %.
Que la guerre commerciale s’intensifie ou se calme, la logique de CBA reste valable : ses profits augmentent en période de croissance, et l’immigration contribue aussi à ses résultats. Le principal risque reste une hausse du chômage, mais globalement, le risque d’investissement reste maîtrisé.
Les soins de santé essentiels : CSL, l’opportunité de rattrapage
En 2024, le marché privilégie l’IA, alors que de nombreuses actions du secteur médical, en profitant de la croissance, stagnent. CSL, avec sa technologie monopolistique — 45 % du plasma mondial contrôlé, coûts de purification inférieurs de 20 % — détient une part de marché de 30 % pour le vaccin contre la grippe, et ses médicaments pour maladies rares dépassent 100 000 USD par dose, remboursés par le gouvernement.
Avec plus de 5 millions de personnes de plus de 65 ans en Australie, la tendance au vieillissement est irréversible. En 2025, ces actions pourraient bénéficier d’un rebond.
Les valeurs défensives de consommation : WES, un avantage en valorisation
Wesfarmers est le plus grand détaillant australien. En 2024, la reprise du secteur de la vente au détail stimule la demande de consommation. Par rapport aux bulles de valorisation des actions IA, le secteur de la vente au détail reste relativement rationnel, offrant une option plus sûre pour la gestion du risque. À long terme, une stratégie d’investissement périodique (dollar-cost averaging) est recommandée, avec une entrée lors du bas de Bollinger.
Les nouveaux vents : ZIP, le cycle de redressement
Les sociétés de BNPL (achat maintenant, paiement plus tard) ont été fortement impactées par la hausse des taux, leurs clients étant souvent des ménages à faibles revenus, avec un taux de défaut élevé. ZIP est passé de 14 AUD à 0,25 AUD. Mais avec la fin du cycle de hausse des taux, les impayés diminuent, la clientèle continue de croître, et le cours a rebondi à 3,1 AUD. La baisse des taux attendue en 2025 renforcera encore cette tendance, avec une baisse des impayés.
Les revenus locatifs dans l’infrastructure : GMG, le gagnant discret
Goodman Group est le plus grand promoteur immobilier australien, contrôlant 65 % des entrepôts logistiques haut de gamme. Amazon, Coles et autres géants signent des contrats de plus de 8 ans, avec un taux d’occupation de 98 %. La société affiche 12 années consécutives de croissance des dividendes, avec une rentabilité stable supérieure à ses pairs.
Avec la réduction de l’inflation et la reprise économique, les loyers et les prix de l’immobilier augmentent, ce qui soutient la valeur nette et la rentabilité de GMG. La baisse des taux d’intérêt profite aussi à l’immobilier : la baisse du coût du capital augmente directement la rentabilité des actifs. Mais il faut rester vigilant face au risque de récession mondiale qui pourrait impacter le taux d’occupation.
Depuis 1991, l’Australie affiche une croissance continue, sauf en 2020 avec la pandémie. Le rendement annuel du marché australien est de 11,8 %, avec un dividende moyen de 4 % — une combinaison rare sur le marché mondial.
Une réallocation mondiale des actifs
Les investisseurs, habitués à privilégier les actions américaines, taïwanaises ou hongkongaises, doivent désormais prendre en compte l’augmentation des tensions géopolitiques. L’Australie, en tant que pays politiquement et économiquement stable, attire davantage de capitaux. L’incertitude dans l’hémisphère nord revalorise la prime de sécurité dans l’hémisphère sud.
Les avantages fiscaux : un bénéfice caché
Le traité de double imposition (DTA, article 10) entre l’Australie et Taïwan prévoit que les dividendes australiens versés aux résidents taïwanais soient taxés à un taux maximal de 10-15 % (dividendes totalement exonérés à 10 %, autres cas à 15 %). En comparaison, les dividendes américains sont soumis à une retenue de 30 % par le gouvernement américain, ce qui réduit le coût d’investissement en actions australiennes.
En conclusion : rechercher la certitude dans la transformation
Les actions australiennes de 2025 ne sont pas une histoire de couverture contre le risque, mais une opportunité de réévaluation structurelle. La prochaine élection fédérale redéfinira les subventions énergétiques, l’augmentation de la puissance de calcul de l’IA redéfinira la valorisation des mines, et la baisse des taux d’intérêt favorisera la rotation des actifs.
Les industries minières traditionnelles ne disparaîtront pas, mais l’ère des coûts faibles est révolue. Les futurs gagnants seront ceux qui maîtrisent la technologie, se rapprochent de leurs clients et s’adaptent aux changements politiques. Plutôt que de prédire la direction du vent, il est plus judicieux d’investir en se basant sur « qui reçoit l’argent des politiques », « quelles technologies sont nécessaires » et « quels grands pays se disputent quoi ».
Les excédents de rendement dans la volatilité attendent ceux qui sont prêts.
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Le point de basculement du marché boursier australien en 2025|Ces trois principales lignes d'investissement sont en train de remodeler l'évaluation
L’indice australien est à un carrefour critique.
En 2024, la performance globale des actions australiennes reste solide — l’ASX200 en hausse de 12,95 %, mais la différenciation sectorielle est extrêmement marquée. Les actions des mines de lithium subissent une surcapacité, avec une chute pouvant atteindre 30 %, tandis que les géants du cuivre voient leur cours doubler en raison de la demande explosive pour les centres de données alimentés par l’IA. Il ne s’agit pas simplement de fluctuations cycliques de l’offre, mais d’une réévaluation structurelle liée à la transition énergétique mondiale.
Comment la mutation de la politique énergétique en Australie peut-elle réécrire les règles du jeu ?
La nouvelle politique du ministre fédéral des Finances, Chalmers, marque une étape décisive — à partir de 2025, l’Australie subventionnera à hauteur de 2 AUD par kilogramme l’exportation d’hydrogène vert, et légiférera pour éliminer toutes les centrales à charbon d’ici 2030. Ce n’est pas seulement une posture écologique, mais un véritable soutien industriel.
Après la mise en service de la taxe carbone de l’UE, les géants des ressources traditionnelles ont deux options : soit être marginalisés, soit investir massivement dans la modernisation technologique. BHP prévoit d’investir 3 milliards AUD dans la capture du carbone, avec pour objectif une réduction de 30 % des émissions d’ici 2030 ; Rio Tinto, quant à lui, réduit sa dette dans un environnement à taux d’intérêt élevé grâce à une stratégie d’actifs peu capitalistiques.
Que cela signifie-t-il ? Les sociétés minières maîtrisant la technologie propre bénéficieront d’une prime d’évaluation. L’ère des capacités à bas prix est révolue, la logique concurrentielle future repose sur « coût technologique + soutien politique ».
Le supercycle du cuivre est en train de se former
La chute des prix du lithium a enseigné une leçon aux entreprises minières australiennes : plutôt que de participer à une guerre des prix, il vaut mieux sécuriser de grands clients. La montée en puissance des véhicules électriques abordables de Tesla et BYD augmente la demande en cuivre par véhicule, dépassant les prévisions. Par ailleurs, la configuration électrique des centres de données IA nécessite d’énormes quantités de cuivre pour l’alimentation et la dissipation thermique.
Le cuivre pourrait devenir plus rare que le lithium. En 2025, le prix du cuivre devrait atteindre 12 000 AUD/tonne, ce qui constitue une excellente nouvelle pour les producteurs à faible coût. La mine de Sandfire Resources au Mozambique affiche un taux de teneur en cuivre de 6 % (contre une moyenne mondiale de 0,8 %), avec un coût de production de seulement 1,5 AUD/livre, et a signé un accord de cinq ans pour vendre 50 % de sa capacité à un prix LME majoré de 10 % — un exemple parfait de la conversion d’un avantage de coût en rendement d’investissement supérieur.
La lutte géopolitique pour les terres rares
Les États-Unis investissent massivement dans les mines australiennes pour réduire leur dépendance à la Chine en terres rares. Lynas a obtenu une commande de 2 milliards USD du ministère américain de la Défense pour l’extension de son usine en Malaisie. Mais l’Indonésie et le Vietnam, avec leurs terres rares à bas coût, se disputent aussi le marché, obligeant l’Australie à s’appuyer sur des technologies de haute pureté pour maintenir ses prix élevés.
C’est une nouvelle logique dans la compétition géopolitique : Maîtriser les ressources clés, c’est maîtriser la parole. L’Australie possède la deuxième plus grande réserve mondiale de terres rares, bénéficie d’une position géographique sûre et d’une stabilité politique, ce qui en fait une destination privilégiée pour le transfert d’actifs par le capital mondial.
Qui seront les gagnants en 2025 ?
Le secteur de l’hydrogène vert : l’ambition de FMG
FMG finance son expansion dans l’hydrogène vert par la trésorerie générée par ses activités de minerai de fer (80 % de ses revenus), avec un objectif de 15 millions de tonnes par an d’ici 2030. Ce n’est pas seulement une extension industrielle, mais une stratégie pour « financer » une nouvelle filière énergétique avec l’argent gagné dans l’exploitation minière. La réussite ferait de FMG « le Saudi du hydrogène », l’échec laisserait la place à ses activités traditionnelles — ce modèle attire les investisseurs prêts à accepter la volatilité.
La chaîne de valeur du cuivre : l’art de l’équilibre de BHP
En 2024, BHP tire 65 % de ses profits du minerai de fer, avec des marges exceptionnelles sur le charbon thermique en Queensland (coût de 80 AUD/tonne, prix spot à 320 AUD/tonne) qui devraient perdurer jusqu’en 2026. La société contrôle le plus grand cuivre au monde, Escondida, dont la capacité sera portée à 1,4 million de tonnes en 2025, bénéficiant directement du cycle haussier du cuivre.
L’essentiel : un flux de trésorerie abondant, avec une moyenne de dividende de 5,8 % sur les cinq dernières années, soutenant le prix. À moins d’une récession mondiale provoquant une chute des prix des matières premières, la baisse sera limitée et le potentiel de hausse important. Les investisseurs avancés peuvent adopter une stratégie de couverture — détenir simultanément une position longue sur BHP et une position courte sur les contrats à terme du minerai de fer, pour limiter le risque de volatilité.
Le mode léger : l’avantage de Rio Tinto en retard
Rio Tinto affiche un ratio d’endettement inférieur à celui de BHP, avec une pression sur la trésorerie moindre dans un contexte de taux d’intérêt élevés. Son rendement de 6 % dépasse celui de BHP, ce qui en fait une option plus adaptée aux investisseurs recherchant un revenu stable. Cependant, sa taille plus modeste implique des coûts unitaires plus élevés, et si la demande en minéraux dépasse les prévisions, sa croissance bénéficiaire sera plus faible que celle de BHP.
La défense financière : CBA, la valeur sûre
La Commonwealth Bank est considérée comme le « phare » du secteur financier australien, avec une moyenne de dividende de 5,2 % sur les cinq dernières années, surpassant la moyenne des quatre grandes banques. Elle affiche 28 années consécutives de croissance des dividendes. La baisse des taux par la RBA soulagera la pression sur les prêts hypothécaires, avec un taux de créances douteuses actuel de seulement 0,4 %.
Que la guerre commerciale s’intensifie ou se calme, la logique de CBA reste valable : ses profits augmentent en période de croissance, et l’immigration contribue aussi à ses résultats. Le principal risque reste une hausse du chômage, mais globalement, le risque d’investissement reste maîtrisé.
Les soins de santé essentiels : CSL, l’opportunité de rattrapage
En 2024, le marché privilégie l’IA, alors que de nombreuses actions du secteur médical, en profitant de la croissance, stagnent. CSL, avec sa technologie monopolistique — 45 % du plasma mondial contrôlé, coûts de purification inférieurs de 20 % — détient une part de marché de 30 % pour le vaccin contre la grippe, et ses médicaments pour maladies rares dépassent 100 000 USD par dose, remboursés par le gouvernement.
Avec plus de 5 millions de personnes de plus de 65 ans en Australie, la tendance au vieillissement est irréversible. En 2025, ces actions pourraient bénéficier d’un rebond.
Les valeurs défensives de consommation : WES, un avantage en valorisation
Wesfarmers est le plus grand détaillant australien. En 2024, la reprise du secteur de la vente au détail stimule la demande de consommation. Par rapport aux bulles de valorisation des actions IA, le secteur de la vente au détail reste relativement rationnel, offrant une option plus sûre pour la gestion du risque. À long terme, une stratégie d’investissement périodique (dollar-cost averaging) est recommandée, avec une entrée lors du bas de Bollinger.
Les nouveaux vents : ZIP, le cycle de redressement
Les sociétés de BNPL (achat maintenant, paiement plus tard) ont été fortement impactées par la hausse des taux, leurs clients étant souvent des ménages à faibles revenus, avec un taux de défaut élevé. ZIP est passé de 14 AUD à 0,25 AUD. Mais avec la fin du cycle de hausse des taux, les impayés diminuent, la clientèle continue de croître, et le cours a rebondi à 3,1 AUD. La baisse des taux attendue en 2025 renforcera encore cette tendance, avec une baisse des impayés.
Les revenus locatifs dans l’infrastructure : GMG, le gagnant discret
Goodman Group est le plus grand promoteur immobilier australien, contrôlant 65 % des entrepôts logistiques haut de gamme. Amazon, Coles et autres géants signent des contrats de plus de 8 ans, avec un taux d’occupation de 98 %. La société affiche 12 années consécutives de croissance des dividendes, avec une rentabilité stable supérieure à ses pairs.
Avec la réduction de l’inflation et la reprise économique, les loyers et les prix de l’immobilier augmentent, ce qui soutient la valeur nette et la rentabilité de GMG. La baisse des taux d’intérêt profite aussi à l’immobilier : la baisse du coût du capital augmente directement la rentabilité des actifs. Mais il faut rester vigilant face au risque de récession mondiale qui pourrait impacter le taux d’occupation.
Pourquoi l’action australienne mérite votre attention
La stabilité comme ligne de fond
Depuis 1991, l’Australie affiche une croissance continue, sauf en 2020 avec la pandémie. Le rendement annuel du marché australien est de 11,8 %, avec un dividende moyen de 4 % — une combinaison rare sur le marché mondial.
Une réallocation mondiale des actifs
Les investisseurs, habitués à privilégier les actions américaines, taïwanaises ou hongkongaises, doivent désormais prendre en compte l’augmentation des tensions géopolitiques. L’Australie, en tant que pays politiquement et économiquement stable, attire davantage de capitaux. L’incertitude dans l’hémisphère nord revalorise la prime de sécurité dans l’hémisphère sud.
Les avantages fiscaux : un bénéfice caché
Le traité de double imposition (DTA, article 10) entre l’Australie et Taïwan prévoit que les dividendes australiens versés aux résidents taïwanais soient taxés à un taux maximal de 10-15 % (dividendes totalement exonérés à 10 %, autres cas à 15 %). En comparaison, les dividendes américains sont soumis à une retenue de 30 % par le gouvernement américain, ce qui réduit le coût d’investissement en actions australiennes.
En conclusion : rechercher la certitude dans la transformation
Les actions australiennes de 2025 ne sont pas une histoire de couverture contre le risque, mais une opportunité de réévaluation structurelle. La prochaine élection fédérale redéfinira les subventions énergétiques, l’augmentation de la puissance de calcul de l’IA redéfinira la valorisation des mines, et la baisse des taux d’intérêt favorisera la rotation des actifs.
Les industries minières traditionnelles ne disparaîtront pas, mais l’ère des coûts faibles est révolue. Les futurs gagnants seront ceux qui maîtrisent la technologie, se rapprochent de leurs clients et s’adaptent aux changements politiques. Plutôt que de prédire la direction du vent, il est plus judicieux d’investir en se basant sur « qui reçoit l’argent des politiques », « quelles technologies sont nécessaires » et « quels grands pays se disputent quoi ».
Les excédents de rendement dans la volatilité attendent ceux qui sont prêts.