Les actions de transport maritime vont-elles encore monter ? Se tromper de direction peut vous faire perdre tout votre pantalon, voici le dernier guide d'investissement
La vérité sur les actions de la navigation : un cycle à nouveau mis à l’épreuve des investisseurs
Il faut d’abord préciser que les actions de la navigation ne sont pas un concept nouveau. Mais beaucoup achètent ces actions sans vraiment comprendre la nature de ce secteur — il s’agit d’un cycle typique.
Imaginez, lorsque l’économie mondiale est bonne, le commerce international est actif, diverses marchandises circulent par mer, les frets augmentent, et les résultats explosent. À l’inverse, lors d’une récession, le commerce se réduit, les navires restent à quai, et les profits des entreprises plongent en ligne droite. Voilà le destin des actions de la navigation.
Regardez la performance récente pour s’en rendre compte. En 2022, la plus grande compagnie de navigation mondiale, Maersk, a atteint un pic de revenus trimestriels de 227,67 milliards de dollars, avec un bénéfice de 88,79 milliards de dollars. En deuxième trimestre 2023 ? Les revenus sont tombés à moins de 130 milliards de dollars, et le bénéfice n’est plus que de 14,53 milliards de dollars — une baisse de 83%. Parallèlement, la capitalisation de Hapag-Lloyd en Allemagne a diminué d’environ 70% par rapport à son sommet de 2022.
La navigation vaut-elle encore la peine d’être achetée aujourd’hui ? Tout dépend de plusieurs facteurs
1. La posture de la Fed change — c’est un signal haussier
La Fed a augmenté le taux directeur à 5,50% pour contrôler l’inflation, ce qui freine directement la croissance économique mondiale. Avec la baisse progressive des données d’inflation aux États-Unis, le cycle de baisse des taux est imminent. Dès que la Fed commencera à réduire ses taux, l’économie mondiale pourra respirer à nouveau, le commerce international rebondira naturellement, et les entreprises de navigation seront mieux loties.
2. La reconstruction des chaînes d’approvisionnement est en cours — choisir la mauvaise action peut être une erreur
C’est le facteur le plus critique. Les États-Unis accélèrent le transfert de leur manufacturing hors de Chine vers le Mexique, l’Inde, etc. Que cela signifie-t-il ? Cela implique une baisse de la demande pour les routes reliant la Chine à l’Amérique du Nord.
Les leaders taiwanais de la navigation, Yang Ming et Evergreen, dépendent fortement de la route Far East - West Coast/East Coast des États-Unis. Donc, dans cette optique, leur croissance sera clairement limitée. En revanche, des entreprises comme Maersk, avec une présence mondiale plus diversifiée, seront moins impactées.
3. Les coûts environnementaux — un avantage pour les grandes entreprises, une faiblesse pour les petites
Les exigences en matière d’émissions de carbone deviendront de plus en plus strictes. Cela représente une pression sur les coûts pour les compagnies de navigation, mais aussi une barrière naturelle à l’entrée — seules les grandes compagnies peuvent réaliser la “vertu” de leur flotte à moindre coût.
Maersk, avec 76 000 employés et une capacité de plus de 4 millions d’EVP, et Hapag-Lloyd avec 1,8 million d’EVP, ont naturellement un avantage dans la transition écologique. À l’inverse, les petites et moyennes actions de navigation auront des coûts de conformité plus lourds.
4. La volatilité du prix du pétrole — l’ombre de la guerre russo-ukrainienne et des tensions au Moyen-Orient
La guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien s’intensifient, ce qui crée de l’incertitude sur le marché mondial du pétrole. La hausse des prix du pétrole augmente directement les coûts de carburant pour les compagnies de navigation, grignotant leurs marges. Ce n’est pas un détail.
Les actions de navigation vont-elles encore monter — mais il faut choisir les bonnes actions
Facteur
Impact sur les actions de navigation
Baisse des taux directeurs de la Fed
✓ Favorise la reprise économique mondiale, augmente le commerce
Déglobalisation des chaînes d’approvisionnement
✗ La demande pour les routes Far East - Amérique du Nord diminue ; ✓ d’autres routes pourraient en bénéficier
Exigences environnementales
✓ Les grandes entreprises ont un avantage concurrentiel accru
Hausse du prix du pétrole
✗ Augmentation des coûts opérationnels, réduction des marges
Premier filtre : ne regarder que les grandes entreprises
Une capitalisation supérieure à 10 milliards de dollars est la norme. La raison est simple — les actions de navigation sont un indicateur macroéconomique clé, et en période de crise, les petites entreprises sont rapidement éliminées. La taille des grandes entreprises leur permet de traverser la tempête et de préserver leurs profits.
Deuxième filtre : examiner la répartition des routes
Moins une compagnie dépend de la route Far East - Amérique du Nord, mieux c’est. Si une société tire 80% de ses revenus du commerce Chine-USA, elle est vulnérable dans la vague de déglobalisation. Des entreprises comme Maersk ou Hapag-Lloyd, avec une présence mondiale diversifiée, sont plus sûres.
Troisième filtre : l’âge de la flotte
Les navires neufs sont mieux adaptés aux exigences environnementales et à la transition vers des énergies vertes, ce qui réduira leurs coûts futurs. Ce facteur peut déterminer le coût de conformité à long terme d’une entreprise de navigation.
Yang Ming, Evergreen, Maersk, Hapag-Lloyd, Orient Overseas — qui vaut le coup d’acheter ?
Maersk (AMKBY) — Le géant mondial de la navigation
Entreprise centenaire fondée en 1904, présente dans 130 pays
Transporte pour une valeur de 6750 milliards de dollars de marchandises par an, avec plus de 4 millions d’EVP
Avantages : réseau mondial le plus complet, coûts de transition écologique parmi les plus faibles
Risques : la capitalisation a chuté de 60% par rapport à son sommet, il faut attendre une reprise des fondamentaux
Hapag-Lloyd (HPGLY) — Le géant européen
Présent dans 600 ports mondiaux, avec 1,8 million d’EVP
Avantages : routes européennes stables, technologie écologique avancée
Risques : la capitalisation a diminué de 70%, valorisation relativement bon marché mais le plancher n’est pas encore clair
Orient Overseas (OROVY) — Le leader régional d’origine chinoise
Plus de 150 navires, capacité de plus de 10 millions de tonnes, l’un des sept plus grands groupes de navigation mondiaux
Avantages : soutien politique grâce à ses origines chinoises, forte maîtrise des coûts
Risques : filiale de COSCO, risques géopolitiques plus élevés
Yang Ming (2603) — Le leader taiwanais
Plus de 200 porte-conteneurs, capacité de 1,6 million d’EVP, présent dans 240 ports mondiaux
Avantages : leader local à Taïwan, valorisation relativement faible
Risques : dépendance forte à la route Far East - Amérique, impact maximal de la déglobalisation
Evergreen (2609) — La deuxième compagnie taiwanaise
Fondée en 1972, présente dans 170 ports, desservant plus de 70 pays
Avantages : capitalisation plus petite, potentiel de rebond plus important
Risques : même dépendance à la route Far East - Amérique, risques similaires à Yang Ming
Dernier conseil : ne pas se précipiter pour acheter à tout prix
Les actions de navigation peuvent encore monter, mais ce n’est pas le moment d’y entrer en toute hâte.
La posture correcte est de :
Attendre que la Fed amorce clairement une phase de baisse des taux — c’est le signal de rebond pour les actions de navigation
Investir par étapes dans les grandes compagnies — surtout celles avec une capitalisation de 10 milliards de dollars ou plus, pour éviter les risques concentrés
Privilégier les entreprises avec une présence mondiale diversifiée — Maersk, Hapag-Lloyd, ces sociétés sont plus stables
Surveiller l’âge de la flotte — les actions avec une proportion élevée de navires neufs sont à privilégier pour un investissement à long terme
Se préparer mentalement à un cycle de trading — acheter par tranches lors des creux, vendre près des sommets, c’est la bonne stratégie pour les actions de navigation
En résumé : choisissez de grandes entreprises, attendez le bon moment, préparez-vous à un investissement à long terme, et n’achetez qu’au cycle bas.
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Les actions de transport maritime vont-elles encore monter ? Se tromper de direction peut vous faire perdre tout votre pantalon, voici le dernier guide d'investissement
La vérité sur les actions de la navigation : un cycle à nouveau mis à l’épreuve des investisseurs
Il faut d’abord préciser que les actions de la navigation ne sont pas un concept nouveau. Mais beaucoup achètent ces actions sans vraiment comprendre la nature de ce secteur — il s’agit d’un cycle typique.
Imaginez, lorsque l’économie mondiale est bonne, le commerce international est actif, diverses marchandises circulent par mer, les frets augmentent, et les résultats explosent. À l’inverse, lors d’une récession, le commerce se réduit, les navires restent à quai, et les profits des entreprises plongent en ligne droite. Voilà le destin des actions de la navigation.
Regardez la performance récente pour s’en rendre compte. En 2022, la plus grande compagnie de navigation mondiale, Maersk, a atteint un pic de revenus trimestriels de 227,67 milliards de dollars, avec un bénéfice de 88,79 milliards de dollars. En deuxième trimestre 2023 ? Les revenus sont tombés à moins de 130 milliards de dollars, et le bénéfice n’est plus que de 14,53 milliards de dollars — une baisse de 83%. Parallèlement, la capitalisation de Hapag-Lloyd en Allemagne a diminué d’environ 70% par rapport à son sommet de 2022.
La navigation vaut-elle encore la peine d’être achetée aujourd’hui ? Tout dépend de plusieurs facteurs
1. La posture de la Fed change — c’est un signal haussier
La Fed a augmenté le taux directeur à 5,50% pour contrôler l’inflation, ce qui freine directement la croissance économique mondiale. Avec la baisse progressive des données d’inflation aux États-Unis, le cycle de baisse des taux est imminent. Dès que la Fed commencera à réduire ses taux, l’économie mondiale pourra respirer à nouveau, le commerce international rebondira naturellement, et les entreprises de navigation seront mieux loties.
2. La reconstruction des chaînes d’approvisionnement est en cours — choisir la mauvaise action peut être une erreur
C’est le facteur le plus critique. Les États-Unis accélèrent le transfert de leur manufacturing hors de Chine vers le Mexique, l’Inde, etc. Que cela signifie-t-il ? Cela implique une baisse de la demande pour les routes reliant la Chine à l’Amérique du Nord.
Les leaders taiwanais de la navigation, Yang Ming et Evergreen, dépendent fortement de la route Far East - West Coast/East Coast des États-Unis. Donc, dans cette optique, leur croissance sera clairement limitée. En revanche, des entreprises comme Maersk, avec une présence mondiale plus diversifiée, seront moins impactées.
3. Les coûts environnementaux — un avantage pour les grandes entreprises, une faiblesse pour les petites
Les exigences en matière d’émissions de carbone deviendront de plus en plus strictes. Cela représente une pression sur les coûts pour les compagnies de navigation, mais aussi une barrière naturelle à l’entrée — seules les grandes compagnies peuvent réaliser la “vertu” de leur flotte à moindre coût.
Maersk, avec 76 000 employés et une capacité de plus de 4 millions d’EVP, et Hapag-Lloyd avec 1,8 million d’EVP, ont naturellement un avantage dans la transition écologique. À l’inverse, les petites et moyennes actions de navigation auront des coûts de conformité plus lourds.
4. La volatilité du prix du pétrole — l’ombre de la guerre russo-ukrainienne et des tensions au Moyen-Orient
La guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien s’intensifient, ce qui crée de l’incertitude sur le marché mondial du pétrole. La hausse des prix du pétrole augmente directement les coûts de carburant pour les compagnies de navigation, grignotant leurs marges. Ce n’est pas un détail.
Les actions de navigation vont-elles encore monter — mais il faut choisir les bonnes actions
Comment choisir maintenant ? Guide pratique d’investissement
Premier filtre : ne regarder que les grandes entreprises
Une capitalisation supérieure à 10 milliards de dollars est la norme. La raison est simple — les actions de navigation sont un indicateur macroéconomique clé, et en période de crise, les petites entreprises sont rapidement éliminées. La taille des grandes entreprises leur permet de traverser la tempête et de préserver leurs profits.
Deuxième filtre : examiner la répartition des routes
Moins une compagnie dépend de la route Far East - Amérique du Nord, mieux c’est. Si une société tire 80% de ses revenus du commerce Chine-USA, elle est vulnérable dans la vague de déglobalisation. Des entreprises comme Maersk ou Hapag-Lloyd, avec une présence mondiale diversifiée, sont plus sûres.
Troisième filtre : l’âge de la flotte
Les navires neufs sont mieux adaptés aux exigences environnementales et à la transition vers des énergies vertes, ce qui réduira leurs coûts futurs. Ce facteur peut déterminer le coût de conformité à long terme d’une entreprise de navigation.
Yang Ming, Evergreen, Maersk, Hapag-Lloyd, Orient Overseas — qui vaut le coup d’acheter ?
Maersk (AMKBY) — Le géant mondial de la navigation
Hapag-Lloyd (HPGLY) — Le géant européen
Orient Overseas (OROVY) — Le leader régional d’origine chinoise
Yang Ming (2603) — Le leader taiwanais
Evergreen (2609) — La deuxième compagnie taiwanaise
Dernier conseil : ne pas se précipiter pour acheter à tout prix
Les actions de navigation peuvent encore monter, mais ce n’est pas le moment d’y entrer en toute hâte.
La posture correcte est de :
En résumé : choisissez de grandes entreprises, attendez le bon moment, préparez-vous à un investissement à long terme, et n’achetez qu’au cycle bas.