Gate 2025 Année communautaire de clôture #Perspectives du marché Bitcoin 2026 **Du rêve des cypherpunks à la situation actuelle : la fracture entre l'idéal de liberté et la réalité**
En évoquant l'origine des cryptomonnaies, beaucoup ne connaissent que le Bitcoin, mais peu savent que derrière se trouvent ces idéalistes rebelles — les cypherpunks. Dès le début des années 1990, ils se posaient une question : comment réaliser véritablement la liberté dans le monde numérique ?
**Première partie : La foi des cypherpunks**
Ce groupe a une croyance inébranlable :
La vie privée n’est pas un secret à cacher, mais la pierre angulaire d’une société ouverte. Sans vie privée, la liberté d’expression et la liberté de pensée ne sont que des mots.
Plutôt que de faire confiance aux promesses des institutions, ils font confiance aux mathématiques. Un système construit avec la cryptographie est plus fiable que n’importe quelle règle organisationnelle — car les mathématiques ne mentent pas.
Ils rêvent de créer un système de transactions sans tiers, afin de se libérer de la censure et d’atteindre une véritable liberté économique. Cette idée a ensuite directement donné naissance à des monnaies numériques comme le Bitcoin.
**Deuxième partie : De la théorie à la pratique**
Les cypherpunks ne se contentaient pas de parler. Ils collaboraient réellement via des listes de diffusion cryptées, concrétisant leurs idées :
Dans les années 90, DigiCash tentait de créer de l’argent électronique ; Hashcash voulait résoudre le problème du spam ; B-money explorait les possibilités de la monnaie numérique... Tout cela n’était pas le fruit d’une seule personne, mais de l’intelligence collective de la communauté.
En 2008, Satoshi Nakamoto a publié le livre blanc du Bitcoin sur cette liste — il ne l’a pas créé de nulle part, mais s’est appuyé sur ces pionniers, intégrant des années d’expérience technique pour concevoir une solution blockchain complète. L’émergence du Bitcoin a marqué la première réalisation concrète de l’idéal cypherpunk.
**Troisième partie : La dilemme des idéalistes**
Mais aujourd’hui, le rêve des cypherpunks fait face à une réalité embarrassante :
**Le dilemme moral** : Fournir des outils cryptographiques pour protéger la liberté, c’est aussi donner ces outils à ceux qui veulent faire le mal. Quand utiliser, quand ne pas utiliser ? Les développeurs se retrouvent face à un choix difficile.
**L’ironie de la centralisation** : Ce qui devait être décentralisé, voit aujourd’hui le pouvoir de développement et de normalisation concentré entre les mains de grandes entreprises technologiques et financières. N’est-ce pas quelque peu ironique ?
**La chute de la vie privée** : Plus douloureux encore, la majorité des gens, pour plus de commodité, abandonnent volontairement leur vie privée. Alipay, réseaux sociaux, diverses applications... Les gens échangent leurs données contre des services, et cette société de dossiers "tout traçable" dont les cypherpunks avaient mis en garde est devenue une réalité.
C’est là le paradoxe du monde cryptographique contemporain : la technologie est neutre, mais ses utilisateurs ne le sont pas. La foi des cypherpunks est toujours là, le Bitcoin fonctionne encore, mais dans cette ère hyper-centralisée d’Internet, combien de liberté et d’autonomie restent-ils ? Voilà une question à laquelle chaque professionnel doit réfléchir sérieusement.
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Gate 2025 Année communautaire de clôture #Perspectives du marché Bitcoin 2026 **Du rêve des cypherpunks à la situation actuelle : la fracture entre l'idéal de liberté et la réalité**
En évoquant l'origine des cryptomonnaies, beaucoup ne connaissent que le Bitcoin, mais peu savent que derrière se trouvent ces idéalistes rebelles — les cypherpunks. Dès le début des années 1990, ils se posaient une question : comment réaliser véritablement la liberté dans le monde numérique ?
**Première partie : La foi des cypherpunks**
Ce groupe a une croyance inébranlable :
La vie privée n’est pas un secret à cacher, mais la pierre angulaire d’une société ouverte. Sans vie privée, la liberté d’expression et la liberté de pensée ne sont que des mots.
Plutôt que de faire confiance aux promesses des institutions, ils font confiance aux mathématiques. Un système construit avec la cryptographie est plus fiable que n’importe quelle règle organisationnelle — car les mathématiques ne mentent pas.
Ils rêvent de créer un système de transactions sans tiers, afin de se libérer de la censure et d’atteindre une véritable liberté économique. Cette idée a ensuite directement donné naissance à des monnaies numériques comme le Bitcoin.
**Deuxième partie : De la théorie à la pratique**
Les cypherpunks ne se contentaient pas de parler. Ils collaboraient réellement via des listes de diffusion cryptées, concrétisant leurs idées :
Dans les années 90, DigiCash tentait de créer de l’argent électronique ; Hashcash voulait résoudre le problème du spam ; B-money explorait les possibilités de la monnaie numérique... Tout cela n’était pas le fruit d’une seule personne, mais de l’intelligence collective de la communauté.
En 2008, Satoshi Nakamoto a publié le livre blanc du Bitcoin sur cette liste — il ne l’a pas créé de nulle part, mais s’est appuyé sur ces pionniers, intégrant des années d’expérience technique pour concevoir une solution blockchain complète. L’émergence du Bitcoin a marqué la première réalisation concrète de l’idéal cypherpunk.
**Troisième partie : La dilemme des idéalistes**
Mais aujourd’hui, le rêve des cypherpunks fait face à une réalité embarrassante :
**Le dilemme moral** : Fournir des outils cryptographiques pour protéger la liberté, c’est aussi donner ces outils à ceux qui veulent faire le mal. Quand utiliser, quand ne pas utiliser ? Les développeurs se retrouvent face à un choix difficile.
**L’ironie de la centralisation** : Ce qui devait être décentralisé, voit aujourd’hui le pouvoir de développement et de normalisation concentré entre les mains de grandes entreprises technologiques et financières. N’est-ce pas quelque peu ironique ?
**La chute de la vie privée** : Plus douloureux encore, la majorité des gens, pour plus de commodité, abandonnent volontairement leur vie privée. Alipay, réseaux sociaux, diverses applications... Les gens échangent leurs données contre des services, et cette société de dossiers "tout traçable" dont les cypherpunks avaient mis en garde est devenue une réalité.
C’est là le paradoxe du monde cryptographique contemporain : la technologie est neutre, mais ses utilisateurs ne le sont pas. La foi des cypherpunks est toujours là, le Bitcoin fonctionne encore, mais dans cette ère hyper-centralisée d’Internet, combien de liberté et d’autonomie restent-ils ? Voilà une question à laquelle chaque professionnel doit réfléchir sérieusement.