Lorsqu’on évoque l’analyse technique, l’indicateur RSI (Relative Strength Index) est presque un outil indispensable pour chaque trader. En tant qu’un des indicateurs les plus largement utilisés sur le marché, la popularité du RSI repose essentiellement sur sa simplicité et sa facilité de compréhension — contrairement au MACD qui nécessite des dérivations mathématiques complexes, la logique de calcul du RSI ne requiert que des opérations arithmétiques de base, tout en étant capable de refléter efficacement la force relative entre acheteurs et vendeurs sur le marché.
Qu’est-ce que l’indicateur de force relative mesure réellement ?
L’acronyme RSI en anglais signifie Relative Strength Indicator, que l’on peut traduire par indicateur de force relative. Ce nom révèle déjà son essence — en comparant la vigueur des mouvements haussiers et baissiers récents, il permet d’évaluer si le marché est en situation de surachat ou de survente, afin d’orienter les décisions d’entrée ou de sortie.
D’un point de vue pratique, le RSI a été initialement conçu pour mesurer la force ou la faiblesse à court terme des acheteurs et vendeurs, mais dans l’application concrète, il a évolué pour devenir un outil multifonctionnel d’analyse de tendance. Il apparaît souvent en complément d’indicateurs comme le KD ou le MACD, sous le graphique principal, pour fournir une base de décision aux investisseurs.
Décomposition de la formule de calcul du RSI
La logique de calcul du RSI est en réalité très simple, exprimée par la formule suivante :
RSI = ( Moyenne des gains sur la période ÷ (( Moyenne des gains + Moyenne des pertes sur la période) ) × 100
L’essence de cette formule consiste à analyser l’amplitude des variations de prix à l’intérieur d’une période donnée pour quantifier la force relative du marché. En général, une période courte de 6 jours est utilisée pour le RSI.
Prenons un exemple concret. Supposons qu’un actif ait connu, sur 6 jours consécutifs, ces variations de prix :
Jour 1-2 : +1, +3 (hausse)
Jour 3 : -2 (baisse)
Jour 4-5 : +2, +4 (hausse)
Jour 6 : -3 (baisse)
Les étapes de calcul sont les suivantes :
Première étape : Moyenne des hausses = ()1+3+2+4() ÷ 4 = 2.5
Deuxième étape : Moyenne des baisses = ()2+3() ÷ 2 = 2.5
Troisième étape : Application de la formule = 2.5 ÷ (2.5 + 2.5) × 100 = 50
Ce résultat montre qu’en cas d’équilibre entre hausses et baisses, le RSI se maintient à 50. Si la force haussière est plus forte, le RSI dépassera 50 à la hausse ; inversement, il tombera en dessous de 50. En extrême, la plage du RSI va de 0 à 100 — une valeur de 100 indique qu’il n’y a eu que des hausses sans aucune baisse durant la période, tandis que 0 indique le contraire.
Les deux principaux pièges du RSI : divergence et amortissement
) Qu’est-ce que la divergence ?
La divergence du RSI se divise en deux types : ** divergence haussière** et ** divergence baissière**.
Divergence haussière : le prix atteint un nouveau sommet dans la période, mais l’indicateur RSI ne confirme pas en atteignant également un nouveau sommet, restant à un niveau précédent — cela indique généralement un affaiblissement de la dynamique haussière, et une correction ou un rebond imminent.
Divergence baissière : le prix atteint un nouveau creux, mais le RSI ne confirme pas en faisant un nouveau plus bas, ce qui suggère une faiblesse du mouvement baissier — souvent un signe d’opportunité de rebond.
La divergence traduit une déséquilibre dans l’émotion du marché. Lorsqu’elle se forme, la pression s’accumule jusqu’à un point critique, puis se libère brutalement, entraînant un retournement de tendance.
( Qu’est-ce que l’amortissement et quels en sont les dangers ?
L’un des défauts majeurs du RSI est le phénomène de dépôt en zone haute (amortissement). Cela se produit souvent lors de fortes tendances haussières :
Selon le RSI, le marché est en zone de surachat (RSI > 80), ce qui, en théorie, indique qu’il faut sortir du marché pour prendre ses bénéfices. Cependant, dans une tendance très forte, le prix continue de grimper, avec des amplitudes de plus en plus grandes, tandis que la vitesse d’augmentation du RSI ralentit, formant finalement une courbe en parabole douce — c’est ce qu’on appelle l’amortissement, où l’indicateur devient inefficace.
Le danger de l’amortissement réside dans le fait que si le trader dépend trop des signaux de surachat/survente du RSI, il risque de sortir trop tôt lors d’une tendance forte, manquant ainsi de potentielles plus-values importantes.
Les points clés pour l’utilisation pratique du RSI
1. La ligne médiane est un seuil de force
Lorsque le RSI franchit la ligne médiane de 50 à la hausse, cela indique que la force haussière prédomine, le marché est à court terme haussier ; lorsqu’il la franchit à la baisse, cela indique une dominance baissière, le marché est à court terme baissier. C’est la règle de base pour juger la tendance.
2. Deux seuils critiques pour la surachat et la survente
RSI > 80 : marché en zone de surachat, vigilance face à un possible retournement
RSI < 20 : marché en zone de survente, potentiel rebond à surveiller
3. Conditions d’utilisation de la divergence
La divergence n’est pas toujours valable. Si, lors de la formation d’une divergence, le RSI traverse plusieurs fois la ligne médiane 50 dans les deux sens, cela indique une phase de fluctuation sans tendance claire, où la pression n’est pas encore accumulée, et le retournement attendu ne se produit pas. Il faut donc d’abord vérifier que le RSI reste stable d’un côté de la ligne médiane avant de s’appuyer sur la divergence.
4. Confluence sur plusieurs périodes
Beaucoup de traders analysent simultanément le RSI sur 6, 12 et 24 jours pour confirmer la tendance :
Si les trois courbes sont en dessous de 50 et forment une figure W, cela indique une faiblesse des vendeurs et une reprise imminente
Si elles sont au-dessus de 50 et forment une figure M, cela signale un manque de momentum haussier pour la poursuite de la hausse, avec un risque de correction
5. Croisement doré et croisement mort
Croisement doré : le RSI court terme croise à la hausse le RSI long terme, signalant une tendance haussière forte, possibilité d’acheter
Croisement mort : le RSI court terme croise à la baisse le RSI long terme, signalant une faiblesse de la hausse, possibilité de vendre ou de sortir
Comment éviter l’amortissement du RSI ?
Puisque le RSI présente ce problème, comment le contourner ?
Tout d’abord, ne jamais se fier uniquement au RSI pour prendre une décision. La défaillance en zone haute montre que le RSI, en tant qu’indicateur à court terme, a ses limites. Il faut toujours croiser avec d’autres indicateurs comme le MACD, les moyennes mobiles ou le volume pour une analyse plus robuste.
Ensuite, ajuster la période du RSI. Augmenter la période (par exemple, de 6 à 12 ou 24 jours) rendra le RSI moins sensible aux fluctuations, mais au prix d’une moindre réactivité face aux changements rapides du marché. L’adaptation doit être faite selon la stratégie et le style de trading.
Enfin, comparer avec le comportement du prix et la tendance. Lorsqu’on constate un amortissement, il faut privilégier l’observation du prix — si celui-ci atteint de nouveaux sommets ou si la tendance reste haussière — plutôt que de se fier uniquement à la valeur du RSI.
En résumé
L’indicateur RSI est effectivement l’un des outils d’analyse technique les plus accessibles, mais sa simplicité peut aussi conduire à une confiance excessive dans ses chiffres. Comprendre la logique sous-jacente — la force relative du marché — est la clé pour l’utiliser efficacement. La divergence et l’amortissement, bien qu’étant des “pathologies” du RSI, peuvent être anticipées et gérées en connaissant leurs causes. Rappelez-vous que le RSI n’est qu’un outil d’aide, la décision finale appartient toujours au trader lui-même.
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Maîtriser la bonne façon d'utiliser l'indicateur RSI : du débutant à l'expert
Lorsqu’on évoque l’analyse technique, l’indicateur RSI (Relative Strength Index) est presque un outil indispensable pour chaque trader. En tant qu’un des indicateurs les plus largement utilisés sur le marché, la popularité du RSI repose essentiellement sur sa simplicité et sa facilité de compréhension — contrairement au MACD qui nécessite des dérivations mathématiques complexes, la logique de calcul du RSI ne requiert que des opérations arithmétiques de base, tout en étant capable de refléter efficacement la force relative entre acheteurs et vendeurs sur le marché.
Qu’est-ce que l’indicateur de force relative mesure réellement ?
L’acronyme RSI en anglais signifie Relative Strength Indicator, que l’on peut traduire par indicateur de force relative. Ce nom révèle déjà son essence — en comparant la vigueur des mouvements haussiers et baissiers récents, il permet d’évaluer si le marché est en situation de surachat ou de survente, afin d’orienter les décisions d’entrée ou de sortie.
D’un point de vue pratique, le RSI a été initialement conçu pour mesurer la force ou la faiblesse à court terme des acheteurs et vendeurs, mais dans l’application concrète, il a évolué pour devenir un outil multifonctionnel d’analyse de tendance. Il apparaît souvent en complément d’indicateurs comme le KD ou le MACD, sous le graphique principal, pour fournir une base de décision aux investisseurs.
Décomposition de la formule de calcul du RSI
La logique de calcul du RSI est en réalité très simple, exprimée par la formule suivante :
RSI = ( Moyenne des gains sur la période ÷ (( Moyenne des gains + Moyenne des pertes sur la période) ) × 100
L’essence de cette formule consiste à analyser l’amplitude des variations de prix à l’intérieur d’une période donnée pour quantifier la force relative du marché. En général, une période courte de 6 jours est utilisée pour le RSI.
Prenons un exemple concret. Supposons qu’un actif ait connu, sur 6 jours consécutifs, ces variations de prix :
Les étapes de calcul sont les suivantes :
Première étape : Moyenne des hausses = ()1+3+2+4() ÷ 4 = 2.5
Deuxième étape : Moyenne des baisses = ()2+3() ÷ 2 = 2.5
Troisième étape : Application de la formule = 2.5 ÷ (2.5 + 2.5) × 100 = 50
Ce résultat montre qu’en cas d’équilibre entre hausses et baisses, le RSI se maintient à 50. Si la force haussière est plus forte, le RSI dépassera 50 à la hausse ; inversement, il tombera en dessous de 50. En extrême, la plage du RSI va de 0 à 100 — une valeur de 100 indique qu’il n’y a eu que des hausses sans aucune baisse durant la période, tandis que 0 indique le contraire.
Les deux principaux pièges du RSI : divergence et amortissement
) Qu’est-ce que la divergence ?
La divergence du RSI se divise en deux types : ** divergence haussière** et ** divergence baissière**.
Divergence haussière : le prix atteint un nouveau sommet dans la période, mais l’indicateur RSI ne confirme pas en atteignant également un nouveau sommet, restant à un niveau précédent — cela indique généralement un affaiblissement de la dynamique haussière, et une correction ou un rebond imminent.
Divergence baissière : le prix atteint un nouveau creux, mais le RSI ne confirme pas en faisant un nouveau plus bas, ce qui suggère une faiblesse du mouvement baissier — souvent un signe d’opportunité de rebond.
La divergence traduit une déséquilibre dans l’émotion du marché. Lorsqu’elle se forme, la pression s’accumule jusqu’à un point critique, puis se libère brutalement, entraînant un retournement de tendance.
( Qu’est-ce que l’amortissement et quels en sont les dangers ?
L’un des défauts majeurs du RSI est le phénomène de dépôt en zone haute (amortissement). Cela se produit souvent lors de fortes tendances haussières :
Selon le RSI, le marché est en zone de surachat (RSI > 80), ce qui, en théorie, indique qu’il faut sortir du marché pour prendre ses bénéfices. Cependant, dans une tendance très forte, le prix continue de grimper, avec des amplitudes de plus en plus grandes, tandis que la vitesse d’augmentation du RSI ralentit, formant finalement une courbe en parabole douce — c’est ce qu’on appelle l’amortissement, où l’indicateur devient inefficace.
Le danger de l’amortissement réside dans le fait que si le trader dépend trop des signaux de surachat/survente du RSI, il risque de sortir trop tôt lors d’une tendance forte, manquant ainsi de potentielles plus-values importantes.
Les points clés pour l’utilisation pratique du RSI
1. La ligne médiane est un seuil de force
Lorsque le RSI franchit la ligne médiane de 50 à la hausse, cela indique que la force haussière prédomine, le marché est à court terme haussier ; lorsqu’il la franchit à la baisse, cela indique une dominance baissière, le marché est à court terme baissier. C’est la règle de base pour juger la tendance.
2. Deux seuils critiques pour la surachat et la survente
3. Conditions d’utilisation de la divergence
La divergence n’est pas toujours valable. Si, lors de la formation d’une divergence, le RSI traverse plusieurs fois la ligne médiane 50 dans les deux sens, cela indique une phase de fluctuation sans tendance claire, où la pression n’est pas encore accumulée, et le retournement attendu ne se produit pas. Il faut donc d’abord vérifier que le RSI reste stable d’un côté de la ligne médiane avant de s’appuyer sur la divergence.
4. Confluence sur plusieurs périodes
Beaucoup de traders analysent simultanément le RSI sur 6, 12 et 24 jours pour confirmer la tendance :
5. Croisement doré et croisement mort
Comment éviter l’amortissement du RSI ?
Puisque le RSI présente ce problème, comment le contourner ?
Tout d’abord, ne jamais se fier uniquement au RSI pour prendre une décision. La défaillance en zone haute montre que le RSI, en tant qu’indicateur à court terme, a ses limites. Il faut toujours croiser avec d’autres indicateurs comme le MACD, les moyennes mobiles ou le volume pour une analyse plus robuste.
Ensuite, ajuster la période du RSI. Augmenter la période (par exemple, de 6 à 12 ou 24 jours) rendra le RSI moins sensible aux fluctuations, mais au prix d’une moindre réactivité face aux changements rapides du marché. L’adaptation doit être faite selon la stratégie et le style de trading.
Enfin, comparer avec le comportement du prix et la tendance. Lorsqu’on constate un amortissement, il faut privilégier l’observation du prix — si celui-ci atteint de nouveaux sommets ou si la tendance reste haussière — plutôt que de se fier uniquement à la valeur du RSI.
En résumé
L’indicateur RSI est effectivement l’un des outils d’analyse technique les plus accessibles, mais sa simplicité peut aussi conduire à une confiance excessive dans ses chiffres. Comprendre la logique sous-jacente — la force relative du marché — est la clé pour l’utiliser efficacement. La divergence et l’amortissement, bien qu’étant des “pathologies” du RSI, peuvent être anticipées et gérées en connaissant leurs causes. Rappelez-vous que le RSI n’est qu’un outil d’aide, la décision finale appartient toujours au trader lui-même.