Après un début d’année 2025 difficile, les investisseurs se posent une question cruciale : quand le marché boursier se redressera-t-il ? Le S&P 500 a montré une certaine résilience cette année, mais les pressions économiques sous-jacentes continuent de peser sur la confiance des investisseurs. Si le déploiement partiel de la réduction des tarifs par le président Trump a apporté un soulagement, le taux effectif de tariffs reste à 14,4 % — soit plus de six fois supérieur à celui du début de son mandat et le plus élevé depuis 1939. Ce paradoxe illustre parfaitement le dilemme actuel du marché : des signes de force mêlés à de véritables risques économiques.
Des figures de premier plan comme le gestionnaire de fonds spéculatifs Bill Ackman ont averti d’un potentiel « hiver nucléaire économique », tandis que le PDG de JPMorgan Jamie Dimon a mis en garde contre le fait que les tarifs pourraient accélérer l’inflation des prix à la consommation et freiner l’expansion économique. Ces avertissements soulignent pourquoi la reprise du marché reste incertaine malgré des gains modestes depuis le début de l’année.
Les vents contraires économiques compliquent la perspective de reprise du marché
La base de la reprise du marché boursier semble plus fragile que ne le suggèrent les titres. La confiance des consommateurs en mai a chuté à son deuxième niveau le plus bas jamais enregistré, selon l’Université du Michigan. Par ailleurs, les attentes d’inflation ont atteint leur point le plus haut depuis 1981 — un signe préoccupant pour le pouvoir d’achat à long terme.
Au premier trimestre, la croissance du PIB américain a montré des signes faibles inquiétants. Les stratégistes de JPMorgan ont noté que « l’économie pourrait être plus proche de la récession que prévu, avec des décalages liés aux tarifs qui réduisent la croissance réelle de 0,3 % en rythme annuel ». Cette évaluation n’était pas isolée. Lors d’une enquête menée par The Wall Street Journal auprès de 64 économistes, ils ont attribué une probabilité de 45 % à une récession dans les 12 prochains mois — plus du double de l’estimation de 22 % en janvier.
Ces craintes de récession ont directement impacté les prévisions de bénéfices des entreprises. En décembre, Wall Street anticipait une croissance de 14 % des bénéfices des sociétés du S&P 500 en 2025. Après avoir examiné les données économiques jusqu’à la mi-année, cette estimation consensuelle de LSEG a fortement chuté à 8,5 %. Cette révision à la baisse spectaculaire reflète l’incertitude croissante quant au moment où la reprise du marché pourra réellement se concrétiser. Pour les investisseurs espérant chronométrer leur entrée, cette volatilité des prévisions signale une hésitation prolongée du marché.
Prévisions divergentes de Wall Street : calendrier clé pour la reprise du marché
Les investisseurs institutionnels font face à une réalité déroutante : quand les conditions du marché boursier se stabiliseront-elles suffisamment pour permettre une véritable reprise ? La réponse de 17 grandes sociétés de Wall Street révèle une divergence surprenante. En décembre, ces institutions fixaient un objectif médian de 6600 pour le S&P 500 à la fin de l’année. Mais à la mi-2025, ce consensus s’était révisé à la baisse à 5900 — ce qui implique que l’indice évoluerait pratiquement latéralement pour le reste de l’année.
Cependant, ce médian masque une forte divergence. Wells Fargo maintenait une position optimiste avec un objectif de 7007, suggérant un potentiel de hausse de 18 %. En revanche, JPMorgan adoptait une vision beaucoup plus prudente à 5200, impliquant un risque de baisse de 13 %. Entre ces extrêmes, des sociétés comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank et UBS projetaient chacune des trajectoires de reprise différentes.
L’élément clé pour les investisseurs se demandant quand la reprise du marché accélérera repose sur un seul facteur : la clarté de la politique commerciale. Jusqu’à ce que l’administration Trump fournisse des orientations définitives sur la direction des tarifs, le marché restera probablement dans une fourchette limitée. Les données de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan et l’indicateur d’inflation préféré de la Réserve fédérale (PCE) servent de baromètres cruciaux. Lorsque ces indicateurs s’amélioreront sensiblement, Wall Street révisera généralement ses prévisions de croissance à la hausse — ce qui pourrait déclencher la reprise du marché que les investisseurs attendent.
Prochaines données économiques : indicateurs pour la reprise du marché
Comprendre quand le marché boursier pourrait se redresser nécessite de suivre certains indicateurs économiques clés. Plusieurs rapports importants sont arrivés fin mai et début juin 2025, façonnant les attentes de reprise :
La deuxième estimation du PIB du premier trimestre a fourni des chiffres de croissance révisés
Les données d’inflation PCE ont apporté de nouvelles perspectives sur les pressions sur les prix
Les offres d’emploi de mai ont indiqué la vigueur ou la faiblesse du marché du travail
Les chiffres de l’emploi et du chômage de mai ont déterminé la dynamique économique
Ces rapports ont agi comme des points d’inflexion potentiels. Les marchés ont réagi vivement à chaque nouvelle donnée, avec une sensibilité particulière à tout signal suggérant un risque de récession plus profond ou une reprise renouvelée. Cette volatilité souligne à quel point le timing de la reprise du marché reste difficile — le succès dépend de l’interprétation des signaux dans un environnement politique imprévisible.
En résumé : une patience stratégique pourrait faire la différence dans la course à la reprise
Pour les investisseurs se demandant quand la reprise du marché boursier arrivera enfin, le consensus de Wall Street suggère une période prolongée de patience. La prévision médiane de 5900 pour la fin 2025 implique que les marchés évolueront principalement en range pour le reste de l’année. Ce pattern de stagnation reflète une incertitude réelle plutôt qu’une complaisance.
Le calendrier de la reprise du marché dépend de deux éléments : (1) des politiques commerciales américaines plus claires, réduisant l’incertitude économique, et (2) des estimations de bénéfices qui se stabilisent plutôt que de continuer à baisser. Jusqu’à ce que ces deux conditions soient réunies, il faut s’attendre à une volatilité persistante et à une négociation en range.
Pour ceux qui ont une vision à long terme, l’histoire offre une perspective. Netflix a offert des rendements remarquables aux premiers investisseurs, et Nvidia a réalisé des gains extraordinaires pour ceux qui ont maintenu leurs positions durant des périodes d’incertitude. Cela suggère que la reprise du marché, une fois qu’elle commencera sérieusement, pourrait récompenser les investisseurs patients qui se sont positionnés lors de cette phase d’hésitation. La question clé n’est pas de savoir si le marché se redressera finalement — il le fera — mais plutôt quand les conditions seront réunies pour que cette reprise devienne suffisamment évidente pour une participation plus large.
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Quand le marché boursier se redressera-t-il ? Ce que les prévisions de Wall Street pour 2025 disent aux investisseurs sur le calendrier de la reprise
Après un début d’année 2025 difficile, les investisseurs se posent une question cruciale : quand le marché boursier se redressera-t-il ? Le S&P 500 a montré une certaine résilience cette année, mais les pressions économiques sous-jacentes continuent de peser sur la confiance des investisseurs. Si le déploiement partiel de la réduction des tarifs par le président Trump a apporté un soulagement, le taux effectif de tariffs reste à 14,4 % — soit plus de six fois supérieur à celui du début de son mandat et le plus élevé depuis 1939. Ce paradoxe illustre parfaitement le dilemme actuel du marché : des signes de force mêlés à de véritables risques économiques.
Des figures de premier plan comme le gestionnaire de fonds spéculatifs Bill Ackman ont averti d’un potentiel « hiver nucléaire économique », tandis que le PDG de JPMorgan Jamie Dimon a mis en garde contre le fait que les tarifs pourraient accélérer l’inflation des prix à la consommation et freiner l’expansion économique. Ces avertissements soulignent pourquoi la reprise du marché reste incertaine malgré des gains modestes depuis le début de l’année.
Les vents contraires économiques compliquent la perspective de reprise du marché
La base de la reprise du marché boursier semble plus fragile que ne le suggèrent les titres. La confiance des consommateurs en mai a chuté à son deuxième niveau le plus bas jamais enregistré, selon l’Université du Michigan. Par ailleurs, les attentes d’inflation ont atteint leur point le plus haut depuis 1981 — un signe préoccupant pour le pouvoir d’achat à long terme.
Au premier trimestre, la croissance du PIB américain a montré des signes faibles inquiétants. Les stratégistes de JPMorgan ont noté que « l’économie pourrait être plus proche de la récession que prévu, avec des décalages liés aux tarifs qui réduisent la croissance réelle de 0,3 % en rythme annuel ». Cette évaluation n’était pas isolée. Lors d’une enquête menée par The Wall Street Journal auprès de 64 économistes, ils ont attribué une probabilité de 45 % à une récession dans les 12 prochains mois — plus du double de l’estimation de 22 % en janvier.
Ces craintes de récession ont directement impacté les prévisions de bénéfices des entreprises. En décembre, Wall Street anticipait une croissance de 14 % des bénéfices des sociétés du S&P 500 en 2025. Après avoir examiné les données économiques jusqu’à la mi-année, cette estimation consensuelle de LSEG a fortement chuté à 8,5 %. Cette révision à la baisse spectaculaire reflète l’incertitude croissante quant au moment où la reprise du marché pourra réellement se concrétiser. Pour les investisseurs espérant chronométrer leur entrée, cette volatilité des prévisions signale une hésitation prolongée du marché.
Prévisions divergentes de Wall Street : calendrier clé pour la reprise du marché
Les investisseurs institutionnels font face à une réalité déroutante : quand les conditions du marché boursier se stabiliseront-elles suffisamment pour permettre une véritable reprise ? La réponse de 17 grandes sociétés de Wall Street révèle une divergence surprenante. En décembre, ces institutions fixaient un objectif médian de 6600 pour le S&P 500 à la fin de l’année. Mais à la mi-2025, ce consensus s’était révisé à la baisse à 5900 — ce qui implique que l’indice évoluerait pratiquement latéralement pour le reste de l’année.
Cependant, ce médian masque une forte divergence. Wells Fargo maintenait une position optimiste avec un objectif de 7007, suggérant un potentiel de hausse de 18 %. En revanche, JPMorgan adoptait une vision beaucoup plus prudente à 5200, impliquant un risque de baisse de 13 %. Entre ces extrêmes, des sociétés comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank et UBS projetaient chacune des trajectoires de reprise différentes.
L’élément clé pour les investisseurs se demandant quand la reprise du marché accélérera repose sur un seul facteur : la clarté de la politique commerciale. Jusqu’à ce que l’administration Trump fournisse des orientations définitives sur la direction des tarifs, le marché restera probablement dans une fourchette limitée. Les données de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan et l’indicateur d’inflation préféré de la Réserve fédérale (PCE) servent de baromètres cruciaux. Lorsque ces indicateurs s’amélioreront sensiblement, Wall Street révisera généralement ses prévisions de croissance à la hausse — ce qui pourrait déclencher la reprise du marché que les investisseurs attendent.
Prochaines données économiques : indicateurs pour la reprise du marché
Comprendre quand le marché boursier pourrait se redresser nécessite de suivre certains indicateurs économiques clés. Plusieurs rapports importants sont arrivés fin mai et début juin 2025, façonnant les attentes de reprise :
Ces rapports ont agi comme des points d’inflexion potentiels. Les marchés ont réagi vivement à chaque nouvelle donnée, avec une sensibilité particulière à tout signal suggérant un risque de récession plus profond ou une reprise renouvelée. Cette volatilité souligne à quel point le timing de la reprise du marché reste difficile — le succès dépend de l’interprétation des signaux dans un environnement politique imprévisible.
En résumé : une patience stratégique pourrait faire la différence dans la course à la reprise
Pour les investisseurs se demandant quand la reprise du marché boursier arrivera enfin, le consensus de Wall Street suggère une période prolongée de patience. La prévision médiane de 5900 pour la fin 2025 implique que les marchés évolueront principalement en range pour le reste de l’année. Ce pattern de stagnation reflète une incertitude réelle plutôt qu’une complaisance.
Le calendrier de la reprise du marché dépend de deux éléments : (1) des politiques commerciales américaines plus claires, réduisant l’incertitude économique, et (2) des estimations de bénéfices qui se stabilisent plutôt que de continuer à baisser. Jusqu’à ce que ces deux conditions soient réunies, il faut s’attendre à une volatilité persistante et à une négociation en range.
Pour ceux qui ont une vision à long terme, l’histoire offre une perspective. Netflix a offert des rendements remarquables aux premiers investisseurs, et Nvidia a réalisé des gains extraordinaires pour ceux qui ont maintenu leurs positions durant des périodes d’incertitude. Cela suggère que la reprise du marché, une fois qu’elle commencera sérieusement, pourrait récompenser les investisseurs patients qui se sont positionnés lors de cette phase d’hésitation. La question clé n’est pas de savoir si le marché se redressera finalement — il le fera — mais plutôt quand les conditions seront réunies pour que cette reprise devienne suffisamment évidente pour une participation plus large.